01 ART musique perspectives échanges 2013-04

suite de 01 ART musique perspectives books 2010_07

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            (1) Maïthé (28 avr 2013) : Merci Roger, c’est un peu un fourre-tout mais sans doute volontaire ?

Roger : L’aspect fourre-tout de l’article n’est pas délibéré mais j’ai voulu fournir une sorte de réservoir d’idées et de faits dans lequel chacun.e peut puiser à sa guise. Ce type de fichier m’était bien utile dans les travaux menés avec les élèves. Un fait minuscule, presque inclassable,  évoqué incidemment, peut créer des vagues invisibles.  C’est le cas typique d’une déconstruction dynamique. Un plan au contraire limite toujours l’imagination. Depuis ses début dans les années 1970  Retorica privilégie ainsi les mouvements construits par contiguïté : ici, 7 mouvements, soit 7 gros paragraphes.

 

Cécile (28 avr) Je viens de lire en diagonale, je reviendrai vers ce message, au retour des vacances… Tres intéressant: il y a forcement un lien entre spiritualité ( vie )  et musique ! La musique du silence… Elle te ramène a ton moi, ton intériorité ! Pars en mer écouter la musique du vent … A bientôt.

 

Michel M (28 avr) : Stanislas Dehaene ne m’a pas convaincu dans ses conclusions politiques à partir d’une recherche très intéressante sur les « neurones de la lecture ». Il confond sciences et morale : la recherche est pertinente, mais il l’exploite de manière absurde qui lui fait dire le contraire de ce qu’il prouve.

« Parole et musique » est sur mon bureau depuis sa parution : parcouru, mais pas encore lu. Je pense qu’il faut compter avec.

 

Roger (29 déc 2009) :

 

01 ART musique (2009_12_29) univers

ou

29 SCI univers (2009_12_29) musique

ou

21 Pythagore (2009_12_29)  musique des sphères

 

(2) L’instinct de la musique

Documentaire d’Elena  Mannes

France 2009, 105 mn.

Ce documentaire essaie de comprendre pourquoi la musique est à la fois le propre de l’homme… partagé tout de même avec certains oiseaux qui ont le sens du rythme.

La musique peut être l’apanage d’une sourde-muette devenue spécialiste de percussions et qui sent le rythme monter par ses pieds nus.

La musique peut aider à soigner les malades victimes de Parkinson.

Surtout elle est partagée par tous les hommes au-delà des culture et sentie de la même manière.

Vers la fin le documentaire livre quelques clés à partir de la théorie des cordes. La cellule vibre mais aussi tout le cosmos qui lui est accordé. C’est pourquoi la musique vibre au plus profond de nous-mêmes et qu’elle nous unit dans une émotion commune. Nous nous accordons alors  dans le chant choral et nous nous accordons dans tous les sens du terme. Harmonie personnelle, collective et cosmique. On songe alors qu’on a retrouvé la musique des sphères de Pythagore.

On tient peut-être là l’explication ultime de tout art : l’art est vibration affective personnelle, collective et cosmique

 

(3) Danièle (27 avr 2013) : Bonjour, Très intéressant ce qu’écrit Cécile. Je te propose ceci à toutes fins utiles… [source non indiquée]

 

Pour mieux travailler, éviter l’insomnie ou l’anxiété, lutter contre la mélancolie, les œuvres des grands classiques valent souvent tous les remèdes.

Au-delà de son action sur le psychisme, la musique possède une influence physiologique aujourd’hui démontrée : elle change les rythmes cardiaques et respiratoires, agit sur le tonus musculaire et la digestion. C’est grâce à ces actions psychophysiologiques et psychiques que la musique, par exemple, réduit et retarde l’apparition de la fatigue… et augmente l’endurance musculaire ; qu’elle stimule les exécutions manuelles (comme de faire le ménage ou de taper à la machine) ; qu’elle accroit les réflexes musculaires, et aide, par conséquent, à écrire ou à dessiner.

Si notre «état » est « sérieux », si nous sommes vraiment très tendus, ou très déprimés, nous découperons nos séances en trois phases, correspondant à l’écoute de trois morceaux :

1) Musique correspondant à notre état d’esprit ;

2) Musique neutralisant les effets de la première ;

3) Musique tendant vers le but thérapeutique recherché.

Par contre, si notre état de nerfs n’est pas si sérieux que ça, qu’il ne soit donc pas trop éloigné d’une musique apaisante, alors nous nous contenterons de la seule troisième phase !

Contre la dépression :

1) Cavalleria Rusticana- Prélude (Mascagni)

2) Nabucco (Chœur des esclaves- Verdi)

3) Tannhauser  Grande marche (Wagner)

 

Contre l’anxiété :

1) Psyché et Eros (C. Franck)

2) Suite n°3 en ré majeur Aria (J.S. Bacch)

3) La belle au bois dormant Prologue (P.Tchaïkorsky)

 

Puis, toute une liste de morceaux à effets ponctuels :

 

Contre l’insomnie :

1) Rêveries de Schumann

2) Largo de Haendel

3) Le printemps de Sinding

4) L’Ave Maria de Schubert

 

Contre la mélancolie :

– L’Hymne à la joie de Beethoven

 

Contre l’énervement :

1) Le cinquième nocturne de Chopin

2) Parsifal de Wagner

 

Contre le découragement :

1) Romance en fa de Beethoven

2) Clair de lune de Debussy

 

Contre la colère :

– Le chœur des pèlerins de Wagner

 

Pour la détente :

1) Sonate pour flûte de Debussy

2) Le cygne de Saint-Saëns

 

Pour l’apaisement :

1) Concerto n°5 de l’empereur Adagio de Beethoven

2) Symphonie du nouveau monde Adagio de Dvorak

 

Pour la relaxation :

1) Requiem opus Introît de G. Fauré

2) Plain chant de Lasry

 

Et voici les trois pièces à utiliser en introduction à nos séances, au cas où nous manquerions de réceptivité à la musique ; trois morceaux pour faire « surgir » les images :

1) Le lac des cygnes Thème du cygne de Tchaïkovsky

2) La symphonie du nouveau monde de Dvorak

3) Le prélude de  Lohengrin de Wagner…

 

Bien sûr, les différents morceaux cités sont à choisir suivant notre goût…

 

(4) Michel P (26 avr 2013) : Concernant le point 4 de l’intervention de Cécile (sur la MUSIQUE),,j’exprime mon accord et rappelle que dans la BT2 intitulée « Tendances littéraires » (elle remonte à déc 1984…) chaque fiche comportait une rubrique « Ouvertures » qui établissait des rapprochements entre la tendance littéraire concernée et des créateurs, des ouvrages appartenant à des domaines variés tels qu’architecture,, peinture, sciences…et bien entendu: musique.

Roger : Tout-à-fait d’accord. Quelques précisions.

La collection BT2 a disparu et c’est bien dommage. Le numéro « Tendances littéraires » garde toute son actualité.  Les éditions PEMF existent toujours. Il faudrait leur demander si elles ont repris ce numéro. En tout cas le texte lui-même appartient à l’auteur principal. Je crois que c’est toi puisque tu avais pris la chose en main suite à mon désistement. Si c’est le cas je puis abriter le texte sur le site Retorica. La pédagogie Freinet, joue, à tous les niveaux d’enseignement sur ces rapprochements qui incluent la musique. J’ajoute enfin qu’en trois minutes on peut communiquer une chanson, un extrait musical, bref fournir une sensibilisation d’autant plus efficace qu’elle est brève. Cela fait partie des pp3 (prises de parole en 3 minutes) et même des pp33 (prises de paroles en 3 mn dans un espace de 3 mètres cube) où l’élève occupe l’espace pour une performance limités dans le temps et l’espace.

 

 (5) 01 ART Méditation et musique au Tibet

Eric Bruijn, “Tantra, yoga et méditation, la voie tibétaine de l’illumination”, 1980, Arista 1988 p. 51.

La musique accompagne la plupart des danses. Les sons, émis par les instruments de musique, forment en fait le pendant des sons intérieurs pouvant être perçus dans le corps lorsque celui-ci est en état d’immobilité parfaite. Lorsque l’on ferme ses oreilles aux bruits de l’extérieur, on peut entendre, après quelques instants, le murmure de la circulation du sang et le rythme cardiaque.

Parce qu’ils ont le pouvoir de concentrer longtemps leur attention vers l’intérieur, les moines expérimentés et les yogis sont capables d‘entendre clairement dans leur corps, les vibrations sonores les plus subtiles émises par toutes sortes de transformations organiques.  Le caractère des sons qu’ils entendent est décrit très fidèlement dans l’esthétique musicale tibétaine.

On y parle, entre autres, de murmures, de battements, de heurts, de cliquetis, de tintements, de gémissements, de plaintes, de grondements. Par exemple, le murmure ou le bruissement est symbolisé par le son des conques, les battements par les tambours, les grondements par les grosses caisses, les cliquetis par les cymbales, les heurts par les clochettes des prêtres et les gémissements par les pipeaux.

Une symbolique encore plus étendue est liée, d’autre part, à l’usage des instruments de musique. C’est ainsi que les instruments à vent sont toujours utilisés par deux, puisqu’ils symbolisent la coexistence indissoluble du principe masculin et du principe féminin, des forces positives et négatives du corps du yogi, de la voie ou de la méthode utilisée pour atteindre l’objectif et le but lui-même, la sagesse transcendantale.

 

Roger et Alii – Retorica – 1 440 mots – 8 900 caractères – 2017-03-29

 

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