02 BIB Jésus Mahomet chefs de bande 2014 11

Voici un fichier qui risque de ne pas plaire à tout le monde et nous risquons quelques désinscriptions . Tant pis ! Retorica n’est pas fait pour plaire mais pour aider à réfléchir par la confrontation des opinions, dans la classe et hors de la classe. Lire jusqu’au bout et découvrir l’opinion de deux croyants : Jean-François pour le christianisme et un Sheikh saoudien pour l’islam § 8 – 9 – 10. Roger

1. Michel (6 fév 2014) nous communique ce qui suit (§ 1 et 2). Matthieu, 10 : 32 à 42. 32…C’est pourquoi quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; 33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée.

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; 36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. 37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. 39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

40 Celui qui vous reçoit me reçoit et celui qui me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé. 41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

11.1 Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. (Matthieu 10 : 32 à 42 et 11.1 traduction Louis Segond)

2. Commentaire (en forme de traduction)

§ 1 : Tous ceux qui seront pour moi, j’en parlerai à papa, et ceux qui ne seront pas pour moi, je les dénoncerai à papa.

§ 2 : Je suis prêt à la bagarre ; la famille de mes copains, ça compte pas, celui qui m’obéit pas à cause de ses parents, il sort de ma bande. Ceux qui préfèrent être avec moi, ils seront peut-être punis par leur père mais quand ils seront grands, mon père les prendra dans sa bande et ils se feront plein de fric.

§ 3 : Si vous fréquentez les caïds, vous gagnerez comme des caïds, si vous êtes que des hommes de mains, vous gagnerez moins, c’est sûr ; mais quand vous filerez un coup de main aux copains, ça vous rapportera en plus *. (Selon que vous serez puissant ou misérable …)

Conclusion : Quand le petit mec a eu fini de donner des ordres à ses copains, il est parti faire son baratin dans un autre quartier pour recruter d’autres garçons pour sa bande.

Nouveaux commentaires. Et voilà pour le prétendu message de paix de Jésus !

*C’est comme ça dans n’importe quelle bande, qu’elle soit faite de truands ou qu’elle sorte de la promotion Voltaire, par exemple !

Matthieu (Saint) : Mattyâh en Hébreu, (Marc et Luc l’appellent Lévi dans leurs évangiles) est l’un des douze apôtres. Avant, il était percepteur !!! Comme il suit Jésus, il doit savoir de quoi il parle. Et il écrit son histoire dans la foulée, après le vécu.

(commentaire de Marie-Claude et Michel, 6 fév 2014)

3. Roger. (20 fév 2014) Cette transposition me paraît très stimulante. Je relève une variante nettement plus « évangélique » chez Marc 9 : 40 « Qui n’est pas contre nous est avec nous ». Je voulais aller au-delà. Je ne savais pas trop comment faire. Et puis j’ai pensé à la discussion en deux-cents mots :

4. Jésus est-il un chef de bande ?

Introduction. L’évangile de Matthieu (chap 10 : 32 à 42) donne une image violente de Jésus. Quand on la transpose dans le monde moderne l’effet est saisissant. Jésus est-il un chef de bande ?

I. Oui, Jésus est un chef de bande.

I.a Jésus vient apporter non la paix mais la guerre. 

I.b Il est au service d’un Père chef de mafia, image forte et parlante.

I.c L’histoire de l’Eglise est marquée de mutiples scanfales propres aux mafias. 

I.d Jésus introduit ainsi l’intolérance et le fanatisme.

II. Non, Jésus n’a pas un chef de bande.

II.a Jésus regrette lucidement d’apporter la guerre notamment dans les familles, suite aux exigences morales qu’il enseigne.

II.b Dieu le Père semble être la métaphore d’une énergie consciente, créatrice du cosmos et dont nous ne savons rien.

II.c L’ Eglise est en proie à des contradictions dont elle dit espérer se libérer.

II.d L’aspiration à la paix peine à se frayer un chemin à travers les conflits notamment religieux.

Conclusion. Comment concilier ces deux visions ? En les admettant toutes les deux et en les transcendant. Un dévoilement (apocalypse) se produit. Dire les contradictions de l’Eglise c’est peut-être commencer à les réduire.

(Roger 215 mots, deux heures)

5. Jésus n’est pas le seul chef de bande. L’expression « chef de bande » à propos de Jésus n’a pris tout son sens qu’à partir de la conversion de Constantin (édit de Milan 313). Qui sait même si le texte de Matthieu dans sa tonalité guerrière ne date pas de cette époque ? Dans « Les religions meurtrières » (2007) Elie Banavi expose neuf thèses sur la religion politique. Voir :

http://identites.wordpress.com/2007/06/12/les-religions-meurtrieres

Je ne partage pas la lecture très critique qu’en donne la rédactrice mais j’ai retenu les citations qu’elle donne du livre de Barnavi. Les voici.

« Voici 9 thèses sur la religion politique. Pour vous, cher Européen perplexe et angoissé, pour vous armer contre un adversaire très différent de tous ceux que les siècles passés ont dressés contre vous. Il y va de vos valeurs, de vos libertés, de l’avenir de vos enfants. »

Première thèse : « Religion est un mot valise » : « Religion : Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré.  Et aussi « Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances. » Donc d’une part l’orthodoxie (ce qu’il faut croire) et d’autre part, l’orthopraxie (ce qu’il faut faire). Or l’Occidental croit que la religion ne concerne que la foi Or « Ni le judaïsme, ni l’islam ne conçoivent la religion comme un domaine distinct des autres formes d’activité sociale, car tous les deux constituent des systèmes totaux, façonnés dès l’origine par une relation au sacré. »

Seconde  thèse : « Toute religion est politique » « Toute sortie de religion y équivaudrait à une sortie de société et à la mise au ban de l’individu ».(…) «  La religion puise sa force coercitive, c’est pour cela qu’elle est irrésistible. Résister à l’ordre social, c’est résister aux dieux. » La laïcité occidentale sépare le sacré du profane. « … l’hébreu et l’arabe ignorent tout bonnement le vocable « laïc » » (…) « Comment séparer l’Eglise et l’Etat là où il n’y a ni Eglise ni Etat ? Ou plutôt, là où la religion telle que l’Occident la conçoit n’existe pas, et l’Etat tel que lui l’a conçu n’a été qu’un produit d’importation ? » 

Troisième thèse : « Le fondamentalisme est une lecture particulière de la religion. » « Pour qu’il y ait fondamentalisme, il faut qu’il y ait un corpus de textes sacrés qui exprime la parole divine et sur lequel on puisse se « fonder » » Le fondamentalisme passif prône simplement le retour aux sources. Il n’est pas dangereux. Le fondamentalisme actif veut au contraire s’emparer de l’Etat dans une démarche révolutionnaire.

Quatrième thèse : « Le fondamentalisme révolutionnaire est une lecture totalitaire de la religion » «  Le fondamentalisme qui légitimement vous angoisse est celui qui a fait irruption dans votre vie dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, sur le sol européen, et qui ne cesse depuis de semer la mort aux quatre coins de la planète. »

Cinquième thèse : « Les religions révélées connaissent plus que d’autres la tentation du fondamentalisme révolutionnaire » « Il y a les textes sacrés et il y a ce que les hommes en font. » (…) « Les Ecritures sont des auberges espagnoles, on y vient avec ce qu’on a et l’on y trouve ce qu’on veut. » «  Un bon juif, un bon musulman est celui qui obéit à un ensemble de préceptes ; un bon chrétien est celui qui a la foi chevillée au corps. »

Sixième thèse : « Le fondamentalisme révolutionnaire chrétien est parti battu » «  L’Eglise a imposé à l’Etat des bornes morales, l’Etat a étouffé la tentation théocratique de l’Eglise. » 

Septième thèse : « La chance du fondamentalisme révolutionnaire juif a été l’Etat, sa perte aussi » La guerre des six jours a paru aussi providentielle que la création du Monde en six jours et les rabbins qui condamnaient le sionisme l’ont rejoint. Victoire temporaire : « Religion nationale sans prétention universaliste, le judaïsme garde ses fous de Dieu pour lui en leur imposant du coup un cadre étriqué, somme toute aisé à contrôler. Mais surtout parce qu’Israël est une société moderne, ouverte et raisonnablement développée où le message messianique reste nécessairement confiné à des cercles étroits. »

Huitième thèse : « L’islamisme est aujourd’hui la forme la plus nocive du fondamentalisme révolutionnaire » « La dure vérité est que la science et l’islam sont allés chacune de son coté voici des siècles » « Travaillées par l’avant-garde islamiste, les masses musulmanes, pauvres, incultes et abruties par la propagande d’une presse aux ordres sont inflammables à volonté. » « Dans leur immense majorité, les musulmans britanniques se disent persuadés que la guerre contre le terrorisme n’est qu’une croisade anti-islamique déguisée. »

 Neuvième thèse : « Le combat contre le fondamentalisme révolutionnaire musulman est la grande affaire du XXIème siècle » (…) «  L’Occident démocratique est en guerre contre une idéologie globale qui entend user du terrorisme à une échelle inédite afin de le mettre à mort. » « Une civilisation (l’occidentale) qui perd confiance en elle-même jusqu’à perdre le goût de se défendre  entame sa décadence. » (…) « La « grande affaire » devrait être de construire quelque chose de nouveau, une nouvelle forme d’identité, d’ordre politique, de développement social et de solidarité humaine dans une société globalisée dont l’identité culturelle s’est trouvée dramatiquement bouleversée par l’évolution démographique. »

6. Convertir par la terreur et la séduction. Nous voici loin de « Jésus chef de guerre » La 4° thèse de Barnavi me paraît fausse : le thème de « Mahomet chef de guerre » a toujours inspiré les djihadistes. Il est fondamental pour eux de créer la terreur par des décapitations soigneusement médiatisées. L’association « Prévention routière » a lancé un slogan intéressant : « On a tous une bonne raison de rester vivants. » Il ferait hurler un djihadiste pour qui on a, tous, une bonne raison de mourir pour gagner le paradis d’Allah. Vis à vis des infidèles les croyants ont quatre possibilités expliquées dans l’excellent film franco-philippin « Captive » (2012) de Brillante Mendoza avec Isabelle Huppert :


– les tuer

– les réduire en esclavage

– les convertir

– les laisser en vie et leur faire payer un impôt spécial (les dhimmis)

Les infidèles sont ainsi invités à rejoindre une religion simple, « religion de paix et d’amour » pour ses croyants. Cette méthode a permis dans le passé une progression fulgurante de l’islam : l’arrêter a été difficile. Les djihadistes pensent que dans un avenir proche ou lointain, peu importe, le Califat mondial sera installé. Ils vivent une eschatologie, une vision des fin dernière, qui exclut le doute ou la réflexion. La Palestine est le point d’achoppement majeur. Israël pourra être détruit par l’arme nucléaire quand l’Iran la possédera. Hitler a prouvé que c’était possible. Il suffit de suivre son exemple. L’essentiel est d’endormir les futures victimes. C’est pourquoi le Hamas propose régulièrement au gouvernement israélien une trêve de dix ans, que celui-ci refuse tout aussi régulièrement.

Les islamistes pensent que l’abandon de l’identité chrétienne par de nombreux Européens leur facilitera la tâche. Avec le documentaire « Mon frère l’islamiste » (GB 2011) Robb Leech a voulu comprendre pourquoi Rich, son demi-frère qu’il chérissait, s’est converti à un islam radical. Il a trouvé une communauté accueillante et chaleureuse, bien différente de son milieu d’origine. Robb la découvre avec étonnement, grâce à son frère. Rich pense que l’islam est sa voie et refuse un islam modéré. Il se fait appeler Salahuddin. Il serre la main des « infidèles » avec sa main gauche, la main impure. « Tous les jours, l’homme yeux bleus et barbe épaisse, milite pour l’instauration de la charia en Grande-Bretagne aux côtés de ses « frères » ». . La suite, « Mon frère le terroriste » (GB 2014), montre comment Rich – Salahuddin a intégré l’idée que la diffusion de la charia exigeait l’action violente. La police trouve chez lui des bombes artisanales et il se déclare prêt à « passer à l’action », au Pakistan notamment. Il plaide coupable, est condamné à six ans de prison. Il refuse de voir son frère, avec ou sans caméra. Robb veut comprendre son comportement et interroge tous ceux qui l’ont connu. (d’après Emmanuelle Skyvington, Télérama, 2014_10_15). Ces deux reportages sont impressionnants.

7. On ne plaisante pas. Lors d’un tournoi de volleyball en Afghanistan une attaque suicide a tué 45 personnes et en a blessé des dizaines d’autres. Le stade était bondé et « selon les autorités, le kamikaze a déclenché sa ceinture d’explosifs après s’être mêlé à la foule des spectateurs debout. » (d’après « Sky News » et « Europe Israël »23 novembre 2014). “Allah n’a pas créé l’homme pour qu’il ait du plaisir. Le but de la création a été de mettre l’homme à l’épreuve par la rigueur et la prière. Un régime Islamique doit être sérieux dans tous les domaines.  Il n’y a pas de facéties dans l’Islam. Il n’y a pas de place pour l’humour dans l’Islam. Il n’y a pas de divertissement dans l’Islam. Il ne peut y avoir ni distraction ni  joie dans ce qui est sérieux.” (Ayatollah Khomeini). Mais les musulmans dans leur grande majorité aiment se divertir, aspirent à la paix, au confort, aux valeurs humaines et républicaines issues du judéo-christianisme : « liberté, égalité, fraternité » et « laïcité » qui les protègent quand elles sont réellement appliquées du point de vue juridique. Ce qui est loin d’être le cas de par le monde. Le comportement criminel des Etats-Unis et de la CIA a beaucoup fait pour alimenter le terrorisme. Mais les djihadistes ont déjà perdu, ils le savent au fond d’eux-mêmes et ils réagissent violemment, notamment à l’égard des femmes. Le combat est multiforme, politique, religieux, social et culturel. Suivre les travaux du Centre international pour l’étude de la radicalisation (ICRS) basé à Londres.

8. Jean-François (2 jan 2015) : Non, ce fichier me plait beaucoup !  Pas de désinscription (pour moi en tout cas), Et que vive la confrontation des opinions et des idées.

 Alors Jésus chef de bande pourquoi pas ! Mais encore  bien davantage, Jésus était complètement fou !  Jamais homme n’a parlé comme cet homme !

Ou alors il est vraiment ce qu’il prétend être, Le fils de Dieu incarné sur la terre !

 Alors au final, la vraie bonne question  concernant Jésus n’est pas ce qu’il a fait, mais plus tôt ce qu’il est ? :   « Mais qui est cet homme ? »  Ce jésus de Nazareth ?

Est-ce un fou ! Le fils de Dieu, dit on ! Un prophète, un grand homme ! Un illuminé !

 Et pourtant celui-ci a marqué notre ère, car même aujourd’hui encore, le temps est compté depuis sa venue.

Qu’a-t-il dit de lui-même ?

 On entend parfois dire : « Jésus n’a jamais affirmé être Dieu » .Il est vrai que Jésus n’a jamais prononcé ces mots les uns à la suite des autres « je suis Dieu »

Cependant, ses affirmations et ses enseignements montrent qu’il était bien conscient d’être un homme dont l’identité était Dieu.

Il centrait ses enseignements sur lui-même. (Gonflé le mec?!)

 Il est fascinant de s’apercevoir que tant de ses enseignements étaient centrés sur sa personne. Voyez par exemple ce qu’il dit aux gens : « Si vous désirez une relation avec Dieu, il faudra passer par moi » (paraphrase)  de Jean 14v6. Et c’est au moyen d’une relation avec Jésus que nous (les croyants) rencontrons Dieu.

 Quelle connaissance du cœur de l’homme ! Car au fond de lui-même, le cœur de l’homme a faim.

Ce fait est reconnu par tous les grands psychologues du XXe siècle. Freud a dit : « Les hommes ont faim d’amour ». Jung, « Les hommes ont faim de sécurité ».

Adler,  « Les hommes ont faim de signification et Jésus a dit « Je suis le Pain de vie » Jean 6v35 .

En d’autres mots « Si vous désirez apaiser votre faim, venez à moi »  (mais comment ose t il ?)

 Beaucoup de gens marchent dans l’obscurité, la dépression, la désillusion et le désespoir. Ils cherchent un sens aux choses .Jésus a dit « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie » Jean 8v12 .

 A la question de la mort il dit « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort ; et celui qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Jean 11 v25-26.

 Aux personnes qui ploient sous les soucis, l’anxiété, la crainte et la culpabilité .jésus a dit « Venez a à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » Matt 11v28

 Il a encore dit que le recevoir lui, c’était recevoir Dieu  Matt 10v40 (paraphrasé)

L’accueillir c’est accueillir Dieu  Marc 9v37 (paraphrasé)

Affirmation indirect de Jésus (mais  au fond c’est peut être la plus directe lorsqu’on connait un peu la culture et religion Juive)

 Jésus a dit un certain nombre de choses qui montrent qu’il se considérait comme l’égal de Dieu, même s’il n’affirme pas être Dieu de but en blanc.

L’affirmation de Jésus disant qu’il peut pardonner les péchés est bien connue. Rappelez-vous quand il dit à un homme paralysé : «  Mon enfant, tes péchés sont pardonnés »Et la réaction des chefs religieux fut : « Pourquoi parle- t-il comme cela ? Il blasphème ! Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? Jésus prouva  qu’il possédait l’autorité pour pardonner les péchés en guérissant le paralysé « lequel est le plus aisé de dire tes péchés sont pardonnés ou de dire, prends ton lit et marche » ( ce miracle et d’ailleurs tous les miracles perpétré par Jésus sont certainement authentique sinon on ne parlerai plus de Jésus depuis longtemps , si il n’y avait pas eu les signes on ne parlerai plus de cet homme)

Cependant son affirmation de pouvoir pardonner les péchés a, assurément, de quoi étonner.

Et je dirai que moi-même et dans le contexte de son époque (juif, la réaction des juifs religieux est pleinement normale, il n’y a pas de jugement anti juif là.

Comment aurions nous réagi nous même dans ce même contexte ?!

 Voici la remarque de CS Lewis sur le sujet :

A les entendre si souvent, nous avons tendance à ne plus saisir la portée de quelques-unes des ses prétentions.

Je parle de sa prétention à pardonner les péchés, tous les péchés. A l’évidence, si celui qui parle n’est pas Dieu, ses paroles ne seront pas seulement absurdes, elles seront comiques.

Qu’un  homme  pardonne des offenses perpétrées contre lui, on l’envisage facilement. Si vous me marchez sur le pied, je vous pardonne ; si vous volez mon argent, je vous pardonne. Mais que penserions-nous d’un tiers qui annoncerait qu’il vous pardonne d’avoir marché sur les pieds d’une autre personne et d’avoir volé son argent ? Une sottise, voilà ce qu’on dirait-pour rester gentil. Pourtant c’est ce que Jésus a fait….

Affirmations directes.

 Lorsque Thomas, un des ses disciples, se prosterna devant Jésus en disant « mon seigneur et mon Dieu (jean 20v28-29) Jésus ne lui a pas dit « Non, non, non ne dis surtout pas cela : je ne suis pas Dieu Il a plutôt dit « parce que tu m’as vu, tu as cru, heureux ceux qui ont cru sans avoir vu »

 Il faut toujours vérifier les affirmations d’un homme quand il parle de lui-même. Il peut très bien se tromper.

Dans les hôpitaux psychiatriques certains se font des illusions, ils se prennent pour Napoléon ou pour le Pape.

Alors comment pouvons-nous vérifier ce qu’affirment les gens ? Par exemple Jésus prétendit être le fils de Dieu, Dieu venu en chair

(Marc 14v61-64 affirmation de Jésus devant le Conseil supérieur Juif)

Alors trois possibilités se présentent à nous.

C’est un imposteur ou alors un fou qui ne sait pas ce qu’il dit, soit Jésus est le fils de Dieu.

 Pour terminer, je laisse la parole encore une fois à CS Lewis qui affirme :

 « Un homme, rien qu’un homme prononçant  des paroles semblables à celles de Jésus ne pourrait pas être un grand enseignant moral.

Il pourrait être un fou (du même genre que celui qui se prendrait pour un œuf poché), ou il est le diable de l’enfer.

A chacun de juger. Soit Jésus  était et est le Fils de Dieu, soit il était fou ou pire.

Mais ne jetons pas un regard condescendant sur Jésus, en disant que c’était un grand enseignant à la morale élevée.

Jésus ne nous a pas laissé cette alternative. Ce n’était pas son intention »

9. La Vérité n’est pas négociable.

http://www.christianophobie.fr/breves/sheikh-muhammad-salih-al-munajjid-jamais-deglises-en-arabie-saoudite?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Christianophobie+%28Observatoire+de+la+christianophobie%29#.Vma2CISSYRM

Le Sheikh Muhammad Salih al-Munajjid est très populaire en Arabie saoudite. Lors d’un prêche prononcé en octobre dernier dans une mosquée du royaume wahhabite, il a expliqué pourquoi il n’y aura jamais de réciprocité entre musulmans et chrétiens en matière de construction de lieux de culte.

« Il y a des [musulmans] hypocrites qui disent : “Pourquoi ne leur [aux chrétiens] permettons-nous pas de construire des églises [en Arabie saoudite] alors qu’ils permettent de construire des mosquées [chez eux]. [Le musulman qui dit cela est un] ignorant [et] veut assimiler le vrai et le faux, l’islam et le kufr [non musulman], le monothéisme et le shirk [polythéisme], donner un poids égal à chaque côté, veut comparer ceci et cela et demande : “Pourquoi ne leur construisons-nous pas des églises tout comme eux nous construisent des mosquées ? Alors, allons nous leur rendre la pareille ?” Voulez-vous qu’on rende un culte à un autre qu’à Allah ? Considérez-vous égal le vrai et le faux ? Est-ce que les temples du feu des Zoroastriens, les temples [sic] juifs, les églises chrétiennes, les monastères de moines, les temples bouddhistes ou hindous sont équivalents pour vous aux maisons d’Allah et aux mosquées ? Ainsi vous comparer ceci à cela ? Et vous dires que ceci est équivalent à cela ? Oh ! Incroyable celui qui rend équivalent islam et kufr, Allah a dit : “quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants” [sourate 3, verset 85]. Et le prophète Mahomet a dit [Sunnah] : “Par Celui dans les mains duquel est la vie de Mahomet, quiconque dans la communauté des juifs et des chrétiens entend parler de moi mais n’affirme pas sa foi dans ce pourquoi j’ai été envoyé, et qu’il meurt dans cet état (d’incroyance), il ne sera qu’un habitant de l’enfer”. »

10. L’inquiétude. Il faut lire et relire ce texte sur cette Vérité non négociable. Elle traduit une inquiétude personnelle devant un vide existentiel qu’il faut remplir à tout prix. Cette inquiétude exige, au nom d’Allah, ce que d’autres appellent prosélytisme, fanatisme et intolérance. Paradoxalement, il faut écouter cette parole pour que ce croyant se sente compris dans sa vérité. Que met-il sous le nom d’Allah ? La réponse se trouve dans le Talmud, ce commentaire juif de la Bible, à travers deux midrashim (un midrach est un commentaire sous forme d’anecdote). Voici le premier midrach que je cite de mémoire : « On n’invoque pas « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » mais « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob » » pour bien montrer que c’est le même Dieu mais qu’il est vécu différemment par chaque croyant ou croyante. Le Sheikh Muhammad Salih al-Munajjid s’en tient à l’enveloppe extérieure d’Allah, au mot et non à la réalité vécue. En ce sens, sans le savoir, il blasphème. Le second midrach, (toujours cité de mémoire), est encore plus ravageur : « Dieu dit : « Qu’ils oublient mon nom, peu m’importe mais qu’ils respectent mes commandements. » C’est-à-dire que Dieu lui-même, ou Allah, est contenu dans le respect des commandements, non dans une invocation, dont Dieu l’omniscient, juge qu’il peut s’agir d’un respect feint, d’un respect hypocrite. Quand on est convaincu de ces deux vérités (à chacun(e) sa conception de Dieu ou d’Allah ; Dieu ou Allah est dans ses commandements) alors on quitte l’inquiétude pour entrer dans la vraie quiétude, dans la vraie paix. On peut alors accepter dans son pays des églises, des temples et des synagogues. Que ce Sheikh aille en paix. Toutes ses fautes éventuelles sont pardonnées, y compris le péché contre l’Esprit.

Roger et Alii

Retorica

(4 400 mots, 25 100 caractères)

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