06 EDU 200 mots et pp3  Catherine Katia 2015 09

 

 

Roger (1er sept 2015) Est-ce que vous me donnez l’autorisation de reproduire pour Retorica les deux contributions sur les 3mn (Catherine et Katia). Si vous ne dites rien c’est que vous êtes d’accord !

Elles rejoindront les très nombreuses réflexions et contributions accumulées depuis plusieurs dizaines d’années sur le site. Catherine y a beaucoup collaboré.

Voici où j’en suis :

– le 3mn ou pp3 est aussi connu dans les milieux universitaires sous la dénomination « 180 secondes »

– j’ai encore quelques élèves, par correspondance, assez en tout cas pour relever les problèmes essentiels.

– le 3mn repose sur un noyau dur de 200 mots rédigé  pour que l’élève se sente rassuré face au groupe ou à la classe. Il peut toujours se référer à sa feuille de papier. L’élève peut rédiger son 200 mots puis le proposer à la classe en une pp3 (3 mn ou 180 sec)

– récemment, à partir de là, je distingue le 200mots essai et le 200mots débat.

– le 200mots essai développe une seule thèse, un seul point de vue. C’est le plus facile et les élèves le comprennent bien.

– le 200mots débat oblige à peser le pour et le contre (thèse / antithèse), la conclusion personnelle (la synthèse) donnant le choix auquel je m’arrête, choix généralement nuancé même si je fais un choix.

Voici deux exemples que me fournit Pierre Sanglier :

Faut-il continuer à utiliser l’énergie nucléaire ?

Introduction. L’énergie nucléaire est en débat face à la montée des énergies renouvelables.  Faut-il continuer à utiliser cette énergie ?

  1. Il faut continuer à utiliser l’énergie nucléaire.         

Ia. Elle est pratique, bon marché et indispensable.  Le nucléaire fournit les 3/4 de notre électricité. L’électricité ne compte que pour moins d’un 1/4 de notre consommation d’énergie. Le reste vient des énergies fossiles .

Ib. Les catastrophes nucléaires comme Tchernobyl et Fukushima sont des défauts de jeunesse. Des solutions existent pour améliorer la sécurité.

Ic. Les énergies fossiles (charbon, pétrole) dégradent le climat, facteur de migrations et de guerres. Seul le nucléaire peut actuellement limiter leur emploi

Id. La recherche scientifique est en constante évolution (fusion, ITER)

 

  1. Il ne faut plus utiliser l’énergie nucléaire

IIa. Cette énergie est très coûteuse (démantèlement, déchets)

IIb. Les pro-nucléaires cachent l’étendue des catastrophes comme Tchernobyl et Fukushima.

IIc. Le nucléaire civil est lié au militaire (risques : guerre, terrorisme).

IId. La fusion paraît impossible. Le projet ITER est douteux. Il faut se tourner vers les énergies renouvelables.

Conclusion. Les énergies fossiles en dégradant le climat, provoquent des migrations et des guerres. L’énergie nucléaire reste une solution temporaire. Il faut la rendre plus sûre, développer les énergies renouvelables et construire une solidarité mondiale

 

Pierre : 200 mots essai.

Nucléaire et carbone

 

Le réchauffement de la planète est plus grave que le terrorisme : les migrations qu’il provoque  alimentent tous les conflits.

Les perspectives sont alarmantes. Le système autorégulé qu’est Gaïa, notre terre,  est réellement en danger.

On ne peut plus continuer à utiliser les énergies fossiles et les énergies renouvelables ne sont pas encore assez développées pour faire face à cette situation.

Une seule solution paraît réaliste : développer le nucléaire en même temps que les énergies renouvelables

Malgré les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima le nucléaire reste une énergie relativement sûre. Il est certainement moins dangereux que les déréglements climatiques accélérés qui nous menacent

Les écologistes veulent sortir du nucléaire mais il faut d’abord se passer immédiatement des énergies fossiles et pour cela nous avons encore besoin du nucléaire.

A chaque fois qu’on ferme une centrale nucléaire il faut rouvrir une centrale au charbon, infiniment plus polluante. Celle-ci dégage du carbone qui réchauffe un peu plus l’atmosphère.

Les lobbies écologistes et les médias ont alimenté une peur irrationnelle du nucléaire.   Depuis ses débuts en 1952, il s’est révélé la source d’énergie la plus sûre et la moins polluante, si l’on met à part les déchets à recycler et les centrales à démanteler.

(Pierre, 203 mots, deux heures)

Pierre : explication

Après avoir rédigé mon 200mots débat, je me suis rendu compte que c’était insuffisant et qu’il me fallait ajouter un 200mots essai sur « Nucléaire et carbone ».  Je me suis inspiré des réflexions de James Lovelock, écologiste, créateur de « l’hypothèse Gaïa » et auteur d’un article « L’énergie nucléaire est la seule solution écologique. » (Le Monde 1er juin 2006)

 

Catherine : Les « trois minutes »

« J’enseigne le français dans une classe de 3° d’une vingtaine d’élèves, dont j’ai eu une partie les années précédentes (neuf filles en latin depuis trois ans). Le collège est situé dans une ZEP de la banlieue bordelaise.

I Principes des Trois Minutes

Chaque élève, quand il le veut, présente un sujet d’argumentation de son choix à la classe. La présentation ne doit pas durer plus de trois minutes. Des critères d’évaluation sont cherchés avec la classe, et deux observateurs de la prestation doivent faire le bilan à la fin, en reprenant ces critères. Cette évaluation et la discussion qu’elle entraîne amène la classe à ajouter peu à peu d’autres critères, de plus en plus élaborés. La grille est donc évolutive, et chaque année différente.

Ce travail n’est pas noté.

II Déroulement

– Présentation par l’élève (ou les élèves : il y a eu des présentations à deux) : trois minutes

– Questions de la classe (pour faire préciser, expliquer, et amener l’autre à clarifier) : cinq minutes

– Evaluation : cinq à dix minutes

III Pourquoi faire cela ?

C’est un travail-gigogne : il permet à la fois de travailler une compétence (l’argu-mentation), et de consolider le groupe-classe.

Les élèves de 3° ont du mal à passer au stade de l’argumentation, et confondent longtemps les textes informatifs et les textes argumentatifs. Ce processus des « Trois Minutes » s’inscrit sur toute une année : la classe prend peu à peu conscience des éléments nécessaires pour construire une argumentation. Ces interventions, parce qu’elles sont systématiques et répétées un grand nombre de fois, aident à la construction d’une parole maîtrisée, à la fois pour ceux qui présentent les « Trois Minutes » et pour les observateurs qui font les évaluations. Le travail d’évaluation est très important : les observateurs sont obligés d’appuyer leurs remarques par des arguments, et prennent ainsi l’habitude de les repérer, puis d’en élaborer eux-mêmes : « Je pense que son sujet est argumenté, parce que j’ai entendu trois « preuves », et je les cite. »

Un autre intérêt de ce travail est la construction progressive, par le groupe, de la compétence. Ainsi, à la fin de cette année, la classe a pris conscience qu’un sujet argumentatif, c’est :

– un sujet qui leur tient à cour (« un sujet intéressant »)

– des idées en ordre (« ne pas mélanger les idées »)

– une démonstration cohérente (« cohérence entre le titre et le plan »)

Mais cette découverte se fait très progressivement, et avec des régressions, que l’on observe dans les interventions : il y avait encore beaucoup de sujets de type documentaires, au bout de six mois de pratique, que la classe ne repérait pas forcément.

Lorsque l’observateur vérifie l’un après l’autre toutes les conditions repérées par la classe pour que le sujet soit un sujet « argumentatif », la discussion autour des critères d’évaluation donne l’occasion d’élaborer des hypothèses et de les vérifier. Le savoir provisoire construit par la classe est remis en jeu à chaque prestation :

« Il a donné un argument, le voilà.

– Mais je crois que ce n’est pas un argument, mais un exemple.

– Qu’est-ce qu’un argument ?. »

C’est ce moment de recherche collective qui constitue le tâtonnement expérimental de la classe.

Un tel travail ne peut se faire que dans une atmosphère sereine, et en même temps, c’est ce travail même qui aide à construire cette atmosphère pacifiée. Mais pour obtenir ce résultat, il est nécessaire de mettre en place d’autres techniques qui construisent la coopération : le conseil, notamment. Au Conseil du mois de novembre, par exemple, des élèves ont demandé que les « Trois Minutes » soient notés « pour être récompensés de nos efforts ». Dans la discussion qui a suivi, j’ai donné les raisons pour lesquelles j’ai des réticences à noter (difficulté de l’exercice, difficulté de la notation de l’oral, volonté de faire de cette technique quelque chose qui ne soit pas scolaire) ; la classe, pas très bavarde au début de l’année, a cette fois commencé à parler sans laisser la parole aux ténors habituels. Les opinions se sont exprimées et les avis étaient très partagés. Voici la décision prise : « L’auteur des « Trois Minutes » choisit d’être noté ou non. L’exercice ne sera noté que lorsque ce sera réussi. » Dans la suite de l’année, aucun n’a demandé de note, et les volontaires pour les « Trois Minutes » ont été assez nombreux. La classe, rassurée d’avoir pu intégrer cet exercice inhabituel et vaguement effrayant dans ses schémas scolaires de pensée, a pu dépasser le stade de la comptabilité tatillonne (une bonne note pour un effort) pour aller vers un véritable apprentissage, gratuit et ne valant que pour lui-même.

IV La part du maître

Elle est fondamentale pour permettre aux adolescents de se « découvrir » devant leurs pairs, pas toujours tendres. Pour cela, il est nécessaire que la règle « On ne se moque pas », ne soit pas transgressée. Et l’équipe qui évalue n’a pas le droit d’employer des mots comme « bien, mal ». Chaque remarque doit être appuyée sur une preuve objective.

Le maître aide et soutient les individus qui « flanchent », par exemple les évaluateurs, qui ont souvent besoin d’être aidés pour formuler leurs remarques et les étayer par des preuves. Mais en même temps, il fait respecter les engagements : au début du mois d’octobre, Lize, qui était volontaire, n’avait rien préparé au jour dit, et croyait s’en tirer à bon compte. Elle a dû faire face à ses engagements, et improviser son intervention, ce qui a été difficile pour elle. Mais en même temps, j’ai veillé à ce qu’aucune parole blessante ne soit dite lors de l’évaluation. La classe a seulement constaté que très peu de critères étaient atteints, et lui a donné des conseils pour la fois suivante…

Enfin, l’adulte aide le tâtonnement du groupe en soulignant certaines choses qui ne sont pas vues par la classe, surtout au début..

V Bilan

A regarder de près les traces de ce travail, on peut émettre quelques réserves : tout d’abord, je n’ai pas pu maintenir une régularité aussi grande que je l’aurais souhaité, si bien que tous les élèves n’ont pas fait au moins un essai, tandis que d’autres pouvaient essayer une deuxième fois. D’autre part, si on voit clairement l’évolution positive de la classe, il reste à savoir ce que chaque individu en retire exactement, et c’est difficile à dire.

A l’oral en tout cas, l’évolution est nette : au fil des mois, j’ai remarqué qu’il n’y avait plus d’affirmation sans argument, et que les formulations étaient beaucoup plus élaborées. Et cette activité, qui leur faisait très peur au début de l’année, leur a procuré un certain plaisir au fil des semaines. La classe était attentive, et intéressée, et les sujets abordés ont donné lieu parfois à des prolongements dans des débats. »

Voilà le déroulement des sujets, avec les plans produits et les critères d’évaluation trouvés. On voit assez clairement l’évolution de la classe, qui s’attache d’abord aux difficultés physique de la présentation, puis est sensible au contenu : arguments, exemples, introduction, cohérence.

Date Auteur Sujet Plan donné par celui qui présente Remarques Critères d’évaluation trouvés par la classe au cours de la discussion
18/9 La classe Recherche des critères d’évaluation Les critères sont relativement détaillés dès cette première fois, parce que j’ai eu un petit groupe d’élèves depuis trois ans, qui a déjà fait des présentations orales Contenu :

– respect de la durée : entre 2’30 et 3′

– langage soutenu/courant

– être clair

– dire des détails, mais pas trop

– reformuler

Attitude :

– Respect de la ponctuation

– ton convaincant

– voix forte

– articuler

– regarder le public, pas le professeur

– ne pas être timide : ne pas bafouiller, ne pas s’appuyer au tableau, ne pas jouer avec des objets

septembre Youssef Qui est responsable des attentats du 11 septembre ? – Premières réactions : ce sont les Américains

– Les autres responsables Pas de plan,

pas de démonstrations,

pas d’avis personnel

Spontanément, il y a un début d’organisation du raisonnement, mais peu d’arguments. Une introduction intéressante, mais que je suis la seule à remarquer – ne pas avoir de tics

– ne pas sourire de façon crispée

– ne pas employer de phrase négative en parlant de soi

septembre Cindy La catastrophe de Toulouse (AZF) – argumenter

– donner son avis

– ne pas mélanger les idées mais les ordonner

octobre Lize N’a pas préparé son intervention. Je l’invite à parler de la difficulté des « Trois Minutes ». Très peu d’arguments pour expliquer son refus d’intervenir La classe est très « aidante » ; pourtant, Lize est assez isolée dans le groupe parce qu’un peu méprisante.
octobre Jean-Baptiste Le Che Guevara Aucun plan C’est un sujet documentaire sur la vie du Che – donner des détails sur son avis

– avoir au moins trois preuves

octobre Julien Le dopage Une série d’arguments contre le dopage Pas de plan à proprement parler, mais il a compris qu’il doit défendre une opinion
novembre Arzu, Huriyé, Marie Les femmes en Afghanistan Pas de plan C’est plus documentaire qu’argumentatif ; la conclusion dit : il faut leur venir en aide – le titre doit poser une question
novembre Suzanne Quels transports urbains pour demain ? Un plan « fleuve » : voiture, bus, deux roues etc. (pour chaque point : avantages et inconvénients) Les trois minutes sont dépassées. Il y a des redites. On découvre la nécessité du choix des arguments, ce qui est difficile.
décembre Huriyé, Leila Quels sont les avantages et les inconvénients du portable ? Un plan en deux parties, et des arguments étayés dans chacune. Je trouve la présentation au point. La classe trouve que le sujet est « bateau » – choisir un sujet qui intéresse (critère difficile à prendre en compte : il entraînera beaucoup de discussions)
janvier Marie, Eva Qu’est-ce que la liberté ? Un plan clair : liberté, limitation de la liberté Elles ont été emportées par leur sujet philosophique et ont apporté des citations d’auteurs qui ont rendu le propos très confus – donner des exemples concrets
janvier Youssef Où et pourquoi la délinquance des jeunes ? Une énumération de faits plus que des arguments – trouver un sujet sur lequel on puisse ne pas être d’accord
janvier Derya, Yoann Porterez-vous un préservatif ? Une première partie très courte qui se confond avec l’introduction, une deuxième partie subdivisée en deux : oui, non La notion de plan n’est pas encore parfaitement acquise

Le rôle de l’introduction n’est pas complètement compris

– faire une introduction-choc, qui lance le sujet
mars Cindy Les écritures japonaises Un plan en trois parties Sujet documentaire
mars Suzanne La télé est-elle vitale ? Deux parties : avantages, inconvénients Le plan ne répond pas parfaitement au sujet. – cohérence entre le titre et le plan

– le plan doit répondre à la question posée par le titre

avril Eva, Marie Peut-on ignorer ce que l’on désire ? Plan en deux parties : le désir, le savoir Elles ont eu du mal à relier les deux notions, mais se sont lancées dans un sujet difficile, pour le plaisir de la recherche intellectuelle
mai Audrey Le progrès scientifique et technique est-il toujours positif ? Plan en deux parties : oui, non, mais avec des arguments nombreux et des exemples « Trois Minutes » réussies
juin Fatima Vaut-il mieux une éducation libérale ou sévère ? Un plan en deux parties : libérale, sévère. Dans chacune des parties : avantages, inconvénients Des redites, mais le système du plan est bien compris – ne pas faire d’arguments « en négatif »
juin Vivien, Mohamed Pour ou contre la légalisation du cannabis en France ? Plan construit et détaillé, beaucoup d’arguments, étayés « Trois Minutes » réussies – terminer toujours par son opinion

Catherine

Katia , dans un collège de ZEP à Rouen, a utilisé la technique des Trois Minutes pour en faire un outil de cohésion pour toute l’équipe des professeurs, et donner ainsi davantage de sens aux apprentissages. Voici le papier distribué aux élèves, qui explique les objectifs de l’équipe et les conditions de déroulement des Trois Minutes en 4ème A. Elle paraît assez normative, mais il faut penser qu’elle s’adresse à des adultes et des enfants qui n’ont jamais connu cette forme de travail. Les adultes surtout peuvent se sentir rassurés de voir que le programme est traité :

Kathy : Organisation du « Trois Minutes » en 4ème A

Objectifs

– Mettre les élèves en situation d’oral

– Permettre aux élèves de faire des choix (sujets, matières, dates, organisation de leur oral.)

– Permettre aux élèves de se projeter et de s’organiser sur un temps assez long (calendrier)

– Permettre aux élèves de s’approprier les critères de réalisation et de réussite d’un exposé oral

La réalisation

– Chaque élève doit choisir un sujet dans la liste ci-contre

– Les exposés sont individuels et ne peuvent se faire à plusieurs

– L’élève doit aller signaler son choix au professeur concerné

– Il doit prévoir la date à laquelle il fera son exposé en utilisant le calendrier qu’ont les professeurs et il doit indiquer son choix au professeur concerné (entre les mois de janvier et de mars)

– Deux élèves ne peuvent choisir le même sujet

– Deux élèves ne peuvent faire leur exposé à la même date (sauf exception annoncée par les professeurs)

– Les exposés doivent être oraux mais des supports peuvent être utilisés et variés (vidéo, transparents, diapositives objets divers.)

– Le temps des exposés sera chronométré et ne pourra pas dépasser trois minutes : dans le cas d’un exposé trop long, il sera arrêté au bout des trois minutes

– Deux élèves seront choisis lors de chaque exposé afin d’évaluer l’exposé de leur camarade à l’aide d’une grille d’évaluation

– A la fin de l’exposé, les deux élèves feront part de leurs observations

– Puis les autres élèves pourront intervenir pour compléter

– Une fiche d’évaluation complétée sera donnée à l’élève

– Les exposés seront donc évalués, mais pas notés

La marge de liberté laissée aux élèves est moins grande que dans une utilisation plus « classique » de la technique, puisque le sujet doit être choisi dans une liste donnée, dont voici quelques exemples. Si beaucoup de ces sujets sont documentaires, d’autres permettent une réflexion de type argumentatif, et amènent ainsi peu à peu les 4° vers ce type de production.

Liste des sujets d’exposés 4èmeA

Education civique

– La liberté d’expression

– La liberté de circulation

– Les medias : télévision, radio, journaux

– Etre journaliste

– Etre européen

Vie de classe (on y parle d’orientation)

– Costumier et maquilleuse

– Technicien son et lumière

– Maître d’hôtel

Anglais

– Australie : le peuple aborigène

– La Jamaïque

– Martin Luther King

– St Patrick’s day (Irlande)

– L’abolition de l’esclavage aux USA

– Le génocide du peuple indien (USA)

Mathématiques

– Le nombre zéro

– Les Grecs et la démonstration

– Les Arabes et l’algèbre

– Euclide

– L’évolution de la notion de nombre au fil des siècles

– Les fractions

– Les différents systèmes de numération

Une grille d’évaluation a été réalisée au départ avec la classe, et complétée au fur et à mesure des interventions orales :

Réaliser et réussir le Trois Minutes

(une intervention orale)

Critères de réalisation :

Parler distinctement

Utiliser un langage correct

Faire une introduction

Faire un plan

Ne pas faire de hors sujet

Faire une conclusion

Critères de réussite

Parler assez fort pour être entendu et compris de tous

Pas grossier, pas familier

Annoncer le sujet

Parler du sujet annoncé

Faire en sorte que ceux qui écoutent sachent que l’exposé est terminé

Donner une opinion personnelle

L’expérience semble concluante, tant pour les élèves que pour les adultes. Il semble que le groupe, qui était difficile, aille peu à peu vers un travail coopératif, où l’enjeu de la parole n’est plus la lutte de pouvoir, mais une véritable réflexion sur le savoir dans un groupe pacifié. Voilà les progrès que souligne Katia :

« Pour ces élèves qui montraient peur de motivation scolaire, « avoir les Trois Minutes » semble avoir de l’importance.

De même, dans cette classe où le respect de l’autre n’allait pas de soi, l’élève qui passe à l’oral est écouté en silence et avec attention, et évalué pour son travail avec respect.

L’ensemble de l’équipe est satisfaite des résultats obtenus. »

Katia, professeur d’histoire-géo et professeur principal de la classe

transmis par Roger et Alii

Retorica

(3.500 mots, 20.900 signes)

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