09 FRA identité culture 2016 09

 

(1) La défense de l’identité française passe par la défense et l’illustration de sa culture. On ne demande pas aux immigrés qui veulent nous rejoindre de s’assimiler car une assimilation personnelle et complète est impossible. On leur propose simplement de s’intégrer en absorbant la culture du pays d’accueil. Encore faut-il que la France ait une claire conscience d’elle-même, ce qui n’est pas toujours le cas compte-tenu des errances de nos dirigeants, à tous niveaux. Ceci mérite un sérieux examen de conscience collectif. Je le crois en marche. Roger.

(2) Bernard (3 sept) : Je pense que la culture peut être une sorte de ciment d’une nation.

Non pas cette culture élitiste et souvent absconse des salons et colloques, mais l’ensemble du patrimoine culturel, matériel et immatériel. Y est incluse la culture dite populaire.

Malheureusement cela a été négligé, au profit d’expériences modernistes, qui d’ailleurs changent sans cesse.

S’il faut évidemment vivre avec son époque, les deux mille ans écoulés ne doivent être passés en profits et pertes.

Et pour la France, on ne peut nier sa forte empreinte chrétienne. Que la France soit un des pays les plus déchristianisés de la planète n’a ici rien à voir. Il ne s’agit pas de rameuter le peuple dans les églises, mais de simplement prendre en considération l’Histoire du pays.

Il ne s’agit pas non plus, au nom de cette mémoire de l’Histoire telle qu’elle s’est déroulée, de nier ou pis de rejeter les apports des autres cultures, juive et arabe notamment.

Alors voilà que certains paniquent ou plutôt font semblant, par calcul : ainsi le FN parle-t-il de ‘grand remplacement’, comme si une irrésistible marée arabo-islamique allait soumettre ou exterminer les buveurs de pastis, les amateurs de rock ou les conservateurs de musées. Mais il y a d’autres groupes ou communautés qui attisent la haine et pour des visées peu glorieuses.

L’islam s’est fait une place en France, qu’on le veuille ou non. Veillons simplement à ce que les prétentions politiques de certains musulmans soient bloquées, dès lors que les lois de la République sont contestées au nom de la religion.

(3) Roger (7 sept) : Tout-à-fait d’accord avec cette analyse.

Le fondement de notre culture me semble être la poésie et la référence suivante :

http://www.retorica.fr/Retorica/22-poe-anthologie-demain-des-laube-charpentreau-2007-06/

Par ailleurs il faut sauver et promouvoir non le « roman » mais le « récit national » tel que le définit François Fillon et aussi le manuel d’histoire que je cite en référence :

http://fondation-aristote.org/manuel-histoire/dwl/index.php?utm_source=manuelMailMerci&utm_medium=mailmerci&utm_campaign=manuel

« L’histoire de France ne s’apprend pas par cœur mais par le cœur » (Ernest Lavisse).

(4) 09 FRA récit national Fillon 2016-09-05

« La priorité de l’école primaire doit être la maîtrise de la langue française par tous les élèves. »

« Il faut arrêter de dispenser dans nos écoles des enseignements de langue et culture d’origine (ELCO) financés par des pays étrangers qui choisissent leurs enseignants. » A la fin des années 1970 ils étaient destinés à des enfants de travailleurs migrants espagnols, italiens et portugais qui devaient regagner leurs pays d’origine. Le système a été étendu aux enfants de parents algériens, marocains et tunisiens puis croates, serbes, turcs. 100 000 élèves suivent cet enseignement pendant une heure et demi par semaine sans pratiquement aucun contrôle de l’Education nationale. Certaines enseignants y viennent voilées.  Il faut supprimer cet enseignement . « Pour tous les enfants, d’où qu’ils viennent, la meilleure chance de s’intégrer et de réussir c’est d’avoir une culture française. »

 

(5) « Les nouveaux programmes d’histoire sont consternants. « Selon le ministère, à l’école primaire, les maîtres doivent apprendre aux enfants « à comprendre que le passé est source d’interrogations ». Les faire douter de leur histoire : cette instruction est honteuse ! (…) A cette rentrée disparaissent du programme plusieurs personnages importants français et européens : Jules César, Vercingétorix, Mugues Capet, Jeanne d’Arc, Gutenberg, Christophe Colomb, Copernic, Galilée, Richelieu et même Voltaire et Rousseau ! Nous ne pourrons pas former une nation solide en lui faisant rejeter son passé. Notre histoire a des moments glorieux, des moments tragiques mais elle est un tout. Nous devons l’assumer et nous n’avons pas à nous en excuser. »

 

(6) « Le récit national, c’est une histoire faite d’hommes et de femmes, de héros, de symboles, de lieux, de monuments, d’événements qui trouvent un sens et une signification dans l’édification progressive de notre nation. Il faut rétablir la continuité de ce récit en partant de la France et en axant ce récit sur celle-ci et non en le diluant, comme on le fait aujourd’hui, dans l’étude de faits généraux « mondialisés ». » (…)

(7) « Le désordre et la démagogie sont les adversaires du savoir. Il n’y a pas d’éducation sans civisme, sans effort, sans quête d’excellence. Il faut rétablir un dispositif de contrôle du comportement des élèves, exiger d’eux le respect des professeurs et des adultes participant à la vie de l’établissement et sanctionner tout manquement. »

 

(8) « Je suis aussi favorable à ce que les élèves portent à l’école et au collège une tenue uniforme afin de créer un esprit de communauté et d’éviter les querelles sur les marques de vêtements ou les débats sur la longueur de la jupe. »

« Quelles que soient leurs origines ou leurs croyances, tous les enfants doivent retrouver à l’Ecole le sens de la République française. (…)

(d’après François Fillon « Enseigner le récit national à nos enfants », Figaro, 1er sept 2016)

Roger : Le récit national n’est pas exactement le roman national. Ce dernier est souvent évoqué pour disqualifier le premier…

 

(9) 09 FRA Identité l’âme française 2016-09-03

Dans « La république magique. Soigner l’âme française » Jean-Eric Boulin et Samir Ouazzene dénoncent l’aveuglement des élites françaises qui se réfugient derrière une « pensée magique » faite de laïcité et d’universalisme « plutôt que de penser le pays tel qu’il est, dans sa diversité ethnique et religieuse. » Un autre récit national est possible par la reconnaissance des souffrances les uns par les autres « des Arabes par les Blancs, des musulmans par les laïcs, des juifs par les catholiques, des minoritaires par les majoritaires et vice-versa. » (JE.B) Mais il faut lutter contre le « privilège blanc »  en créant une société plus juste : « la lutte contre le privilège blanc profitera aux Blancs comme aux Arabes et aux Noirs en créant une société plus juste. » (JE.B)

(d’après JE.B les auteurs et Gladys Marivat, le Monde, 2 sept 2016)

 

 

Roger et Alii, Retorica, 1 080 mots, 6 800 caractères 2016-09-07

 

 

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