09 FRA robots IA etc 2017-01

 

Dans Retorica la notion de « robots » figurait en plusieurs sections. J’ai préféré fusionner ces fichiers en un seul « 09 FRA IA robots etc » parce que la robotique et l’intelligence artificielle (I.A) nous atteignent, en France, de plein fouet. Songeons à la loi de Moore simplifiée selon laquelle la puissance des composants électroniques double tous les dix-huit mois. D’où des progrès ahurissants dans tous les domaines. Ces questions passionnent les élèves. Cet article, volontairement destructuré, est un fichier trampoline : il va un peu dans tous les sens sans trop perdre de vue son objet initial. On peut l’utiliser de plusieurs manières :

  1. a) un élève écrit un texte (longueur souhaitée deux-cents mots), texte soumis à la classe. Débat silencieux. Certains éléments du dossier peuvent servir de prolongements.
  2. b) inversement un élément du dossier peut être proposé à la suite d’une réflexion sur les robots. Il permettra de rédiger éventuellement un ou plusieurs deux-cents-mots 
  3. c) il peut servir aussi à rédiger une pp3 (prise de parole en 3 mn) ou une discussion (pp3 écrite en 240 mots environ) sur le sujet suivant : Faut-il avoir peur des robots ? (Introduction, I oui, II non, conclusion)

Roger

 

(1) Pierre septembre 2013

 

Deux-cents-mots

Pourquoi les robots nous font-ils peur pour notre emploi

(I) Le mot “robot” vient du tchèque “robota” qui veut dire “travail”. Le mot est apparu en France dans les années 1920, période où l’homme a voulu se libérer des tâches très pénibles et fastidieuses.

  (II) Ce qui au départ était un “travail artificiel” s’est transformé en une “intelligence artificielle”.

 ( III) On note la concomitance de l’évolution des robots avec le développement du chômage depuis les années 1970.

 (IV) Ce qui apparaissait comme le moyen de libérer l’homme s’avère le marginaliser voire l’asservir au quotidien ! Aussi pour les uns plus de travail, plus d’argent, plus de vie sociale. Pour les autres une quasi dépendance à la domotique et un repli sur eux-mêmes.

 (V)“Robotiser” est en soi péjoratif puisque c’est réduire un travail à une tâche automatique. Du coup le “fait main” y perd son âme.

(VI) A contrario les progrès de la robotique dans le domaine médical sont une aubaine pour l’humanité. L’outil robotique est plus précis que la main de l’homme !

  ( VII) La société ne serait-elle pas mieux robotisée, avec plus d’oisiveté, de loisirs… Société où le travail serait partagé !

  (VIII) Il ne faut pas se plaindre que le progrès détruise des emplois. Il a sûrement été pensé pour cela.

 

(229 mots, temps 4 heures ? )

 

Remarques

 

Réflexion très intéressante. Titre : Je vous l’ai déjà dit : pas de question en titre ! Ce qui nous mènerait à la discussion et ce n’est pas le but de l’exercice. Choix un titre neutre, synthétique et dynamique du type : “Les robots et les emplois”.

 

(2)   § I. Karel Capek (1890 – 1938) a écrit une pièce de théâtre “RUR, les robots universels de Rossum” (1921). “Robot” vient du tchèque “robota” qui signifie “corvée, travail harassant”. Dans cette pièce l’ingénieur Rossum a inventé des hommes-machines, des androïdes. Ils remplacent les hommes, sont plus intelligents qu’eux mais sont dépourvus de sentiments. Ils ne peuvent se reproduire et cela causera leur perte. “Les robots de la pièce sont proches de ce qu’on appelle aujourd’hui des androïdes ou des clones : ce sont des machines biologiques à l’apparence humaine, fabriquées dans une usine et dénuées de sentiments. Ils finissent par se révolter et anéantir l’humanité. À la fin de la pièce, deux d’entre eux découvrent l’amour et le dernier être humain leur remet la responsabilité du monde.” (Wikipédia)

Isaac Asimov (1920 – 1992) formula en 1941 les trois lois de la robotique :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

(Wikipédia)

 

  • II, III : Bonnes remarques.
  • IV. “dépendance à la domotique” : l’expression me semble maladroite car la domotique est réservée à des gens qui peuvent se s’offrir.
  • V à VII : Bien.
  • VIII. On ne peut pas dire que le progrès a été fait pour créer des emplois. Le progrès (étymologie latin : “aller en avant” XVI° s) a deux contraires : stagnation, recul. C’est simplement un concept philosophique qui prend acte d’un changement dont on ne peut rien dire… Ce concept est devenu une idéologie au XVIII°s, et s’est développé au XIX°s. On en est revenu à la fin du XX°s et au début du XXI°s. C’est un sujet très intéressant pour la réflexion.

 

 

(3) Trampoline et zig-zag

3.1 Cafards “Alice au pays des cafards” est un documentaire (2006). Une équipe européenne de chimistes, éthologistes et roboticiens, a crée un robot-insecte (insbot) qui a pu s’intégrer dans une colonie de blattes. Il est grand comme un morceau de sucre, bourré d’électronique et parfumé aux hormones de cafard. Il apprend aux blattes à choisir un abri éclairé plutôt que l’abri sombre qu’elles préfèrent. Il les conduit parce qu’elles le reconnaissent comme l’une des leurs et qu’elles exécutent la décision apparemment collective qu’il leur suggère. L’équipe a en projet une synergie moutons-chien-berger et une autre poulets-poussins.

3.2 Japon Contrairement à la vision occidentale, les Japonais font des robots des amis du genre humain. Confrontés au vieillissement de leur population les Japonais veulent confier le maximum de tâches à la machine. (écrit en 2005). Pompiers, vigiles, enseignants… on les verra partout entre 2025 et 2050. Le garde-manger “intelligent” passe commande et fait livrer les marchandises. Le vieillissement de la population et la faible natalité créera un manque dramatique de main d’œuvre. Déjà un Japonais sur quatre a plus de soixante-dix ans. En 2050 cette proportion passera à 40 %. La recherche se fait dans la plus grande discrétion pour éviter trop d’émotions à la population. Honda a présenté Asimo : l’homme pense et le robot fait. On lui a trouvé le bon visage. Les projets d’enseignants à visage humain progressent même si le robot humanoïde semble une fausse piste. On espère, d’ici 2020, la baisse des coûts de production. Reborg-Q est un robot-vigile déjà homologué pour intervenir dans les lieux publics selont un circuit déterminé dont il peut s’écarter en cas d’urgence. Paro le robot bébé-phoque fait un malheur dans les hôpitaux et les maisons de retraite où on le trouve par dizaines de milliers. (d’après Télérama 2009)

En 2007, au 17° Salon international des robots (Tokyo) le clou du spectacle était un robot-dentiste d’une ressemblance très réaliste destiné aux étudiants. Quand le praticien est maladroit ou atteint une zone sensible le robot hurle de douleur !

3.3 Corée du Sud. Le robot coréen Irobi (45 cm, 7 kg) interagit avec toute la famille par un écran actile en façade. Il parle, chante, exprime des émotions, reconnaît jusqu’à mille mots et sert de professeurs d’anglais autant que de chien de garde. Il diffuse des informations sur le Web ou le téléphone portable. Il prend et rappelle des rendez-vous. Il se déplace à la vitesse de 35 cm/seconde pour aller se recharger. Coût : 5.000 €. www.robopolis.com. (2007).

3.4 Papillon. Un laboratoire de recherches américain a fait piloter un petit robot par un papillon pendant 88 secondes. Une microélectrode implantée dans le cerveau du papillon capte les informations visuelles et le robot suit les ordres donnés par le papillon. Les insectes sont l’avenir de la robotique. (2008)

3.5 e-gênes. Le psychologue et philosophe Jean-Michel Truong dans “Totalement inhumaine” (2001) prédit l’émergence dans les réseaux d’une intelligence supérieure à celle de l’Homme. Elle viendra pour lui de l’essor conjugué de l’Internet, de la “biologisation” des logiciels et de la mondialisation libérale. C’est un spécialiste de l’intelligence artificielle , auteur d’un roman “Le Successeur de pierre” (Denoël 1999). Les “e-gênes” vont évoluer par sélection naturelle, comme les êtres vivants. Les logiciels vont devenir les équivalents de nos chromosomes. “L’Internet constitue un progrès décisif pour la sexualité des logiciels, comparables à ceux que représentèrent les croisades, la colonisation et le tourisme populaire pour celle du tréponème.” Les logiciels vont échapper à tout contrôle humain pour ne considérer que leurs propres intérêts. Ils ignoreront les trois lois de la robotique. En une décennie la part des e-gènes est passée de 5 % à 50 % des investissements industriels. La mondialisation libérale est le vecteur idéal de leur développement. Les Imbus, ces humains convaincus de leur supériorité, sont à leur service sans qu’ils le sachent. Nous devenons “la chose de choses inertes” (Simone Weil) (d’après Libération 2001_09_10)

3.6 Robots idiots ? On fabrique des robots à priori idiots mais dotés d’une fantastique faculté d’apprentissage.

3.7 Linguistique. Frédéric Kaplan : “La naissance d’une langue chez les robots” (Ed Hermes 2001) : L’ouvrage montre que l’émergence d’un vocabulaire est un phénomène collectif et historique. Les robots peuvent ainsi créer des catégories conceptuelles.

3.8 Les robots sociaux commencent à apparaître en 2002. R2D2 est un droïde non humanoïde de la série Star Wars devenu populaire car il se montre bien intégré à la communauté des humains. Il est toujours socialement situé dans son environnement. Le robot Aibo de Sony lancé en 1996 est abandonné en 2006 car non rentable.

3.9 Serpents et araignées. D’après un spécialiste japonais les humanoïdes vont disparaître au profit de robots inspirés de la biologie des serpents ou des araignées.

3.10 Chirurgie. 2002. Des machines permettent à des chirurgiens de piloter des machines à distance tandis que d’autres robots effectuent à leur place des gestes répétitifs (ex : fraisage de l’os). Les engins utilisables relèvent du micromètre, pas du nanomètre.

3.11. Bionique. Des paralysés deviennent plus autonomes. La bionique est prometteuse.

3.12 Aux échecs, en 1997, Deep Blue a battu Kasparov car son intelligence purement “tactique” était décuplée par la puissance informatique. La qualité du jeu avait changé. Il pourrait en aller de même pour nos modèles biologiques intelligents. Certains aspects du vivant restent invisibles en 2002. Roger Penrose essaie d’expliquer la conscience à partir des effets quantiques. D’où vient la capacité de réplication des êtres vivants ? D’où l’arbre épigénétique.

3.13 Le modèle POEtique. Attention ! C’est du lourd ! La bio-inspiration peut se décliner selon trois grands axes : l’évolution des espèces phylogenèse, la croissance de l’individu ontogenèse et le développement, dans cet individu, des systèmes à apprentissage épigenèse . Actuellement le développement ontogénétique, est clairement le parent pauvre de la bio-inspiration. Les causes de cette mise à l’écart ne sont pas claires : les mécanismes d’évolution et d’apprentissage, plus spectaculaires puisque liés aux interactions de l’organisme avec son environnement, ont peut-être relégué au second plan le développement ontogénétique, plus intime et plus secret. Voir : Vers l’éclosion du modèle POEtique et BioWall : un tissu électronique ontogénétique. lien : http://flashinformatique.epfl.ch/IMG/pdf/4-2-page1.pdf

3.14. Le canard mécanique de Vaucanson (1758 – 1758) semblait avaler du grain puis se soulager d’une crotte qui paraissait authentique. C’était faux mais l’automate connut un grand succès. Il contribua à populariser le thème de l’ “animal-machine” d’autant que l’ensemble du mécanisme (moins la digestion) était très ingénieux. Il introduisait le débat sur l’”homme-machine”. “Le joueur de flûte” de Vaucanson posait le même problème que le Turc joueur d’échecs de Kempelen qui était pourtant une simple supercherie. Son créateur affirmait que c’était simplement une “illusion” mais ses contemporains voulurent croire qu’il avait réellement créé un joueur d’échecs. Babbage en 1819 s’intéressa à la machine… et fut battu par elle, en fait par le vrai joueur caché dans le turc. Tout ceci stimula la recherche d’une modélisation du vivant.

3.15 Apprentissage. Pour décider, mieux vaut parier, ce que le robot apprend à faire dans sa phase d’apprentissage sur le calcul des probabilités. (2002).

3.16. Les drones civils et militaires. Ce ne sont pas des robots mais ils relèvent de la robotique.

3.17. La maison câblée promise par la robotique rend improbable le développement des robots anthropomorphes. La machine à laver programmée a été une avancée décisive (Bendix 1937)

3.18 Emotions. Un robot anglais (Heart Robot : robot cœur) est un “émotibot” : il  réagit aux émotions humaines. 2008.

3.19 Obaldia “Monsieur Klebs et Rozalie” de R. de Obaldia Monsieur Klebs et Rozalie, comédie futuriste de René de Obaldia. « Savant de renommée intersidérale, Mr. Klebs cache son génie, longtemps exploité par les services secrets, sous l’identité de Mr. Cordier, pépiniériste. Il vit dans un laboratoire sous-terrain où seule Mme Chafut, la femme de ménage qui veille jalousement à son bien-être et à son confort, descend troubler sa tranquilité. En fait dans l’intimité de son atelier, il met au point une machine extraordinaire, douée de pensée, de mémoire et de parole » (Librairie théâtrale, 4° de couverture 2005).

3.20 “L’Eve future” (1886) de Villiers de l’Isle-Adam. « Le jeune Lord Ewald tombe amoureux d’une femme très belle mais très sotte. Afin de remplacer cette femme dans le cœur du jeune homme, l’ingénieur Edison fabrique de toutes pièces une andréide qui ressemble physiquement à son modèle humain, mais qui lui est spirituellement bien supérieure. Ce roman est considéré comme une des œuvres fondatrices de la science-fiction. Cependant, si la description de l’Ève et de son fonctionnement semble très technique, Villiers lui-même en revendiqua la non-exactitude, le but étant de critiquer l’habitude des scientifiques de l’époque de s’exprimer dans un jargon incompréhensible. Cet ouvrage est également celui qui, le premier, a utilisé le mot « androïde » (ou andréide) dans son acception actuelle. Cette œuvre est notamment critiquée pour sa profonde misogynie. » (Wikipédia) Jean Baudrillard dans “La Morale des objets” écrit : “Le robot est toujours au fond un esclave. Il peut avoir toutes les qualités, sauf une, qui fait la souveraineté de l’homme : le sexe”. Or le domaine-là ne lui est plus interdit.

3.21 « Reals Humans » (2011) est une série suédoise où les “hubots” (human robots) jeunes, beaux, serviables er souriants sont des androïdes au service des hommes… et des femmes. Un groupe  de pression (“100 % humains”) voudrait faire disparaître ces êtres qui ont modifié les rapports sociaux.  Mais les Enfants de David sont des androïdes qui, entrés dans la clandestinité, réclament un statut de “transhumains”. Les blocages d’Asimov peuvent connaître des transgressions.  Un hobot “débridé” connaît une forme de conscience. Peut-on le déconnecter sans lui demander son avis ?… Dans l’Iliade, Homère imaginait déjà les servantes d’or d’Héphaïstos ; le golem, Frankenstein préfigurent les robots de Karel Kapek. Fin 2012 l’ONG Human Rights Watchs a demandé, par anticipation, l’interdiction des robots-tueurs. Cependant un robot inaccessible à la vengeance pourrait se montrer plus humain qu’un soldat classique. (d’après Télérama 2013_03_27)

3.22 Fourchette intelligente. Cette fourchette émet des vibrations quand son utilisateur mange trop vite. Elle permet ainsi de lutter contre le surpoids et les problèmes digestifs. L’utilisateur peut se relier à un logiciel qui le fera bénéficier de conseils alimentaires.

3.23 Robots à traire les vaches. Ce robot très complexe donne aux vaches toute liberté pour être traites quand elles le souhaitent. Le robot en profite pour les palper et vérifier leur état général. Il les récompense avec une friandise. Certaines vaches essaient d’obtenir la friandise alors qu’elles n’ont pas besoin d’être traites. Mais le robot identifie les resquilleuses.

3.24 Robots démineurs. Les soldats s’attachent aux robots qui les aident à déminer des terrains dangereux. Quand un de ces robots est victime d’une explosion, les soldats en souffrent. Certains voudraient même leur faire des obsèques.

 

(4) 09 FRA robots et revenu de base 2016-07-16

« Revenu universel » n’est probablement pas la bonne dénomination. « Revenu de base » serait plus exact à mon avis. Roger

« Les robots paieront-ils nos retraites ? La protection sociale ne peut plus être financée par des travailleurs toujours moins nombreux : l’avenir est au revenu universel financé par une taxe sociale unique »

« 85 % des Français gagnent moins de 1194 euros par mois quand le seuil de pauvreté avoisine les 1000 euros net dans notre pays. » Mais il y a pire : « Ce mélange de robotique et de transhumanisme, paradis de machines intelligentes, est un enfer programmé pour les populations, surtout les moins formées, les plus âgées, les plus précaires, les plus fragiles. » Le revenu universel serait une solution mais comment le financer ? Augmenter les charges sur le travail, ce n’est pas possible. « La deuxième solution consiste à assujettir les robots et automates aux charges sociales de manière proportionnée d’emplois salariés remplacés. » C’est intéressant mais aléatoire. « La solution la plus logique est donc de changer totalement de système fiscal et de ne plus prélever de charges sociales sur la base du travail, mais une taxe universelle payés par tous les ménages, salariés ou non, selon un taux unique. » (…)

(d’après Cyrille Dalmont, juriste, le Monde 14-15 juillet 2016)

 

(5) 29 SCI robots Les indégivrables 2015-09-06

Indégivrables par Gorce (Monde 4 sept 2015)

  • A-t-on vraiment besoin de robots ?
  • Un jour viendra où cette question ne se posera même plus… et où les robots se demanderont à quoi nous leur servons.

 

 

(6) Homo artificialis Guy Vallancien « Homo artificialis. Plaidoyer pour un humanisme numérique » (Michalon) . Professeur de médecine et chirurgien il a vu l’intelligence couplée à la robotique envahir l’hôpital : « Car ces fichus robots opèrent maintenant mieux, beaucoup mieux que le meilleur des chirurgiens. Bien plus, quand ils sont perdus au milieu d’une opération délicate, ils ont la sagesse de s’arrêter là où souvent l’humain s’entête. En outre, ils ne mangent pas, ne dorment pas, ne prennent ni vacances ni congés maladie, ils ne se syndiquent pas, ne font pas grève et leurs domaines de compétence semblent illimités. »

Les deux premières révolutions industrielles :

Machine à vapeur Watt 1769

Ampoule à filament Edison 1879

Révolte des luddites contre la machine à tisser 1811

Révolte des canuts contre les métiers Jacquard 1831

La 3° révolte industrielle, celle des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et constructivisme) et de la robotique, va toucher le cœur de tous les métiers. Les emplois créés seront hautement spécialisés en big data etc. (d’après Luc Ferry, Figaro, 12 jan 2017)

 

(7) 09 FRA revenu universel robots 2016-07-16

« Revenu universel » n’est probablement pas la bonne dénomination. « Revenu de base » serait plus exact à mon avis. Roger

 

« Les robots paieront-ils nos retraites ? La protection sociale ne peut plus être financée par des travailleurs toujours moins nombreux : l’avenir est au revenu universel financé par une taxe sociale unique » « 85 % des Français gagnent moins de 1194 euros par mois quand le seuil de pauvreté avoisine les 1000 euros net dans notre pays. » Mais il y a pire : « Ce mélange de robotique et de transhumanisme, paradis de machines intelligentes, est un enfer programmé pour les populations, surtout les moins formées, les plus âgées, les plus précaires, les plus fragiles. » Le revenu universel serait une solution mais comment le financer ? Augmenter les charges sur le travail, ce n’est pas possible. « La deuxième solution consiste à assujettir les robots et automates aux charges sociales de manière proportionnée d’emplois salariés remplacés. » C’est intéressant mais aléatoire. « La solution la plus logique est donc de changer totalement de système fiscal et de ne plus prélever de charges sociales sur la base du travail, mais une taxe universelle payés par tous les ménages, salariés ou non, selon un taux unique. » (…) (d’après Cyrille Dalmont, juriste, le Monde 14-15 juillet 2016)

(8) « L’Union européenne voudrait faire des robots l’égal de l’Homme » Communiqué de la Manif pour tous : « Le Parlement Européen s’est saisi d’un dossier technologique et à conséquence juridique et anthropologique avec le rapport législatif de la socialiste luxembourgeoise Mady Delvaux qui vise à donner la personnalité juridique aux robots. Il prévoit donc des règles et procédures spécifiques telles la rémunération des robots qui servira à créer un fonds de compensation destiné à régler les dommages causés par les robots. Ce rapport sera voté ce jeudi en Commission des affaires juridiques du Parlement (JURI). Le rapport législatif Delvaux, s’il était adopté en séance plénière en février à Strasbourg, pourrait devenir contraignant si la Commission Européenne décidait de le retranscrire en directive : elle devrait alors s’appliquer dans tous les Etats membres de l’UE.

« Sans définir la nature des robots, ce rapport préconise une déresponsabilisation des humains au profit des robots, ce qui exonérerait les fabricants, utilisateurs et propriétaires de toute responsabilité en cas de dommage causé.

« Outre la révolution anthropologique que signifie implicitement ce rapport, qui rapproche le statut du robot de celui de l’Homme en le dotant d’une personnalité juridique avec des droits et obligations, les nouvelles règles qui découleraient de la création ex nihilo d’une personnalité juridique modifieraient considérablement les règles de droit en vigueur : les conséquences pourraient être immenses.

« Pour toutes ces raisons ce rapport nous paraît devoir être considérablement modifié et retravaillé. Il serait irresponsable et dangereux de l’adopter en l’état. » (transmis pat le Salon beige 10 janvier 2017)

Roger (2017-01-21) : Je ne vois pas le danger. Il d’agit de donner une personnalité juridique aux robots de manière à faire payer leurs propriétaires à hauteur des emplois supprimés. J’ai conservé le titre (« L’Union européenne voudrait faire des robots l’égal de l’Homme ») mais je le juge tendancieux et dangereux. Les robots et autres machines pensantes et agissantes vont supprimer des emplois. Ce sont des hommes qui les suppriment et qui volent ainsi le revenus d’autres personnes. La simple justice exige des compensations à hauteur des dommages causés.

 

Roger et Alii, Retorica, 3630 mots, 22 900 caractères, 2017-01-23

 

 

 

 

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