10 GEO Arabes  perspectives 2011 02

Impossible de ne pas évoquer l’actualité, au risque de se tromper. Vos réflexions sont les bienvenues. Roger 10 février 2011
Je garde cet échange tel quel. Les fondamentaux ont-ils changé ?
Roger 30 juin 2015

1. Le monde arabe en mouvement. Ses classes moyennes augmentent,  disposent des réseaux sociaux mais pas du niveau de vie qui les accompagne. Elles regardent plutôt du côté de la Turquie que de l’Iran. Même si la Turquie s’est nettement rapprochée de l’Iran, le régime iranien est durablement déconsidéré. A preuve les divergences d’opinion chez les Frères Musulmans égyptiens. Rétrospectivement l’arrêt du processus démocratique algérien en 1991  apparaît comme une bonne chose au nom du principe : “Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.” Les Frères musulmans et Tariq Ramadan s’en rendent compte : “... s’il faut à l’évidence étudier et rester critique vis-à-vis de certaines positions des Frères Musulmans et d’autres organisations islamistes légalistes et non violentes – ces organisations sont effectivement non violentes et […] elles ont évolué sur la question de la démocratie, des femmes et de la société civile. On a vu, en Turquie, que la marge d’évolution des mouvements islamistes sur ce genre de problématiques était conséquente. Une démocratie digne de ce nom doit permettre à tous les mouvements, refusant la violence et acceptant les règles démocratiques pour tous (avant et après les elections), de s’exprimer et de participer aux débats politiques et aux élections..”  (d’après Michel Collon, Investig’action “Egypte, la Voix du Peuple et l’Histoire”, mis en ligne, 2011_02_04) Evolution intéressante et qu’il faut conforter. Sans oublier que mentir à des infidèles fait partie du “Livre des ruses” Voir sur le site Retorica section 12 GUErre Stratégie arabe 2008_06_01.  Noter que l’Occident lui-même n’hésite pas à mentir… Donc prudence : le choc des civilisations, facilement nié chez les Occidentaux au nom du “politiquement correct” est bien réel chez les Arabes pour qui les Croisades restent un souvenir brûlant. 

2. Deux analyses : celle de Jacques Julliard, celle d’Eli Barnavi (Marianne 2011_02_05). Jacques Julliard dans “Imprévisible liberté” observe que l’on ne crie pas au Caire “Du pain !” ou “Allah Akbar ! “ mais “Liberté !”. Preuve que les droits de l’homme ne sont pas des valeurs occidentales mais des  valeurs universelles. Il faudrait que l’Europe cesse d’être silencieuse et impuissante. Il faudrait que les Occidentaux, et au premier rang, les  Etats-Unis  cessent leur “appui inconditionnel et pétrochimique à des régimes absolutistes, comme celui d’Arabie saoudite”. Eli Barnavi dans “Pourquoi la révolution égyptienne me fait peur” (même numéro de Marianne) note que “la démocratie ne peut fleurir que sur l’humus d’une classe moyenne puissante. Ce n’est pas le cas de l’Egypte. (…) … avec ses 85 millions d’habitants, une démographie galopante, un taux d’analphabétisme avoisinant les 50 %, une pauvreté extrême cotoyant une mince couche de nantis...” Y ajouter une armée affairiste qui détient le pouvoir depuis 1952 (arrivée de Nasser) et qui doit tout aux Etats-Unis. Le jour des élections ce ne sont pas les Cairotes cultivés qui feront la différence mais “... les 70 millions de paysans et les masses urbaines pauvres, illettrées et privées d’avenir. Ceux-là ne connaissent que l’islam et ses promoteurs, les Frères musulmans, la seule force politique et caritative organisée du pays”. Je commente. Elie Barnavi craint le scénario de Téhéran : des promesses islamistes de démocratie qui n’engagent que ceux qui y croient. et oublient que le mensonge est une vertu politique en islam.  Au mieux nous  aurions, avec l’armée égyptienne,  une illustration du fameux principe : “Il faut que tout bouge pour que rien ne change”. En somme un retour à la case départ dans le meilleur des cas. Sans oublier que l’armée égyptienne qui a subi quatre défaites face à Israël est entièrement équipée et subventionnée par les Etats-Unis. Enfin la paix signée avec Israël l’a été parce qu’Israël avait déjà alors l’arme nucléaire et que le souvenir de la Shoah en serait, le cas échéant, le détonateur. Tout cela rend prudents les va-t-en guerre que sont l’Iran, le Hezbollah et le Hamas qui pensent tenir Israël en un étau. 

Mais Facebook a changé le combat politique et social dans les pays arabes. “Dans sa chronique du quotidien londonien Al-Sharq Al-Awsat, Sawsan Al-Abtah évoque le rôle d´Internet dans les manifestations d´Egypte et de Tunisie, qui ont été organisées sur Facebook. Elle souligne en outre qu´alors que les précédentes manifestations en Egypte s´étaient focalisées sur Israël, les manifestants d´aujourd´hui se battent pour la liberté, la justice sociale et la démocratie.” 23 millions d’Egyptiens se servent d’internet, soit le quart de la population. La révolution égyptienne avait été préparée virtuellement avant de devenir réalité : les jeunes avaient conçu des cartes, distribué des instructions, évoqué des scénarios. La révolution du Cèdre, en 2005, au Liban, avait la même orientation mais les jeunes se sont alors égarés : “ils se sont rassemblés autour du guide et non autour d´un principe”. D’où l’échec. (d’après le site Memri, dépêche 2011_02_07). Il n’est pas impossible que la révolution égyptienne s’enlise mais le ferment est là, un peu partout, y compris dans les pays occidentaux, ce qui ne sera pas le dernier des paradoxes.

3. L’UE peut agir.  L’Union européenne a décidé, sur demande des nouvelles autorités tunisiennes et quinze jours après sa fuite,  de geler les avoirs de l’ex-président Ben Ali et de sa famille.  Décision louable.  Elle  ne fait pas oublier que l’Europe et spécialement la France  savaient que les biens achetés sur leur sol étaient financés par le pillage des richesses de la Tunisie.  En Algérie, au Maroc, en Lybie et en Egypte des milliards de dollars sont détournés et placés sur des comptes en Europe et au Moyen-Orient. “Pourquoi les pays européens ne gèlent-ils pas ces avoirs ? Pourquoi ne lancent-ils pas des enquêtes pour connaître la provenance des fonds qui ont servi dans l’acquisition des biens immobiliers ? Quand les pays occidentaux ont décidé de mener une guerre contre les avoirs d’Al-Qaida après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, ils ont réussi au bout de quelques mois à réduire sérieusement les capacités de financement de l’organisation terroriste.

Aujourd’hui, les populations arabes attendent qu’une guerre similaire soit menée contre ceux qui pillent leurs pays et placent leur butin à l’étranger. Les peuples ont déjà exprimé leur souhait : voir leurs pays évoluer vers la démocratie. Ils attendent d’être enfin entendus par leurs “amis” européens.” (d’après Lounes Guemache, responsable de publication de TSA, www.tsa-algerie.com, La Croix 2011_02_06)

4. Palestiniens et Israéliens. L’intérêt de Wikileaks a été, entre autres, de dévoiler l’étendue de la corruption des dirigeants tunisiens. Al-Jazeera, à l’imitation de Wikileaks, a publié une masse de documents palestiniens confidentiels concernant les négociations de paix menées pendant ces dix dernières années. Contrairement à ce qu’affirment encore les dirigeants israéliens, il y avait bien un partenaire avec qui négocier. Les délégués palestiniens acceptaient la partition politique de Jérusalem, des colonies juives échangées contre des terres, la renonciation au droit du retour des exilés, la collaboration avec les forces israéliennes pour assurer la sécurité des deux Etats. Bref ce qui était déjà sur la table depuis de nombreuses années. Mais cela ne pouvait aboutir. Sitôt les révélations faites par Al-Jazeera, les négociateurs palestiniens ont été considérés comme des traîtres et honnis. Et du côté israélien, pas davantage de succès. Car les décisions fondamentales dépendent, par le biais de la représentation proportionnelle intégrale, des petits partis religieux  obnubilés par le grand Israël. La droite et la gauche se sont constamment soumise à cette dynamique : le grignotage territorial n’a jamais cessé et Israël reste un pays sans frontières officielles. Personne, pas même les Etats-Unis,  ne peut rien contre cette réalité constitutionnelle.  Il faudra bien qu’Israël modifie ses d’institutions pour les rendre enfin efficaces. La situation évolue dans le sens d’une clarification des positions des pays arabes et de l’Etat hébreu. La grandeur arabe ne reposera plus sur une compétition axée vers la destruction d’Israël.

5. [10 GEO Israël Shalit 2011_02_11]

www.Israël-infos.net 2011_02_11 : 

““Qatar et Syrie : cinquante millions de dollars pour ne pas libérer Gilad Shalit par Gerard Fredj

“Selon le quotidien norvégien Afterposen, qui publie l’essentiel des notes confidentielles dites « Wikileaks », qu’il s’est procurées sans l’accord du site, en juin 2009,… le Président égyptien Hosni Moubarak a informé le général Petraeus que la Syrie et le Qatar avaient saboté l’échange de Gilad Shalit. Syrie et Qatar, ont ensemble, offert 50 millions de dollars au Hamas afin que l’organisation islamiste garde Gilad Shalit prisonnier et de faire échouer la médiation menée par l’Egypte.

“Le général Petraeus a rapporté l’information donnée par Moubarak dans un câble transmis par Washington. La note confidentielle ne précise ni les détails financiers de l’offre, ni si le Hamas l’a acceptée. 

“Le quotidien norvégien rapporte les détails de la médiation égyptienne, mettant en avant le rôle majeur joué par Omar Suleiman, alors chef des renseignements et aujourd’hui Vice Président égyptien, désigné pour assurer les fonctions d’Hosni Moubarak, dans les tentatives de libération de Gilad Shalit.

“Le câble fait également référence a des entretiens entre Moubarak, Suleiman et leurs interlocuteurs israéliens et américains dans lequel les Egyptiens critiquent sévèrement la Syrie et le Qatar pour leur soutien financier constant au Hamas, Moubarak soulignant le rôle spécifique joué par le Qatar dans la prise du pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza en 2007.”

Je commente.  Les révélations du type WikiLeaks précèdent les prises de conscience, lesquelles conduisent aux clarifications indispensables. Les régimes dictatoriaux arabes utilisent l’antisionisme  pour se protéger. On pense à l’adage de Charles Maurras : “Tout paraît impossible ou affreusement difficile sans cette providence de l’antisémitisme. Par elle tout s’arrange, s’aplanit et se simplifie. Si l’on n’était pas antisémite par volonté patriotique, on le deviendrait par simple sentiment de l’opportunité. (L’Action française, 28 mars 1911).

6. [21 PHI civilisations choc De Gaulle]

De Gaulle : l’affrontement des civilisations. “En mai 1940, alors que le colonel de Gaulle est encore sur le front, en “plein combat” avec ses chars, son aumônier l’interroge sur la situation et les bruits d’armistice. De Gaulle fait cette réponse, qui mérite d’être citée longuement, comme le fait Ferro [dans Marc Ferro “De Gaulle expliqué aujourd’hui” Seuil, 410 p, 2010] : “Monsieur l’Aumonier, cette guerre n’est qu’un épisode d’un affrontement de peuples et de civilisations. Ce sera long. Et quand surgira l’affrontement avec la Chine, ce très grand peuple, (…) que serons-nous et que ferons-nous ? Mais j’ai confiance. Le dernier mot sera à la civilisation la plus élevée et la plus désintéressée, la nôtre, la civilisation chrétienne. (…) Mais le danger le plus grand et le plus immédiat peut venir de la transversale musulmane, qui va de Tanger aux Indes. Si elle passait sous obédience communiste russe, ou ce qui serait pire, chinoise, nous sommes foutus… Et croyez-moi monsieur l’Aumônier, il n’y aura plus de bataille de Poitiers possible.” Le “choc des civilisations”, déjà… et cette “transversale musulmane” évoquée dans un temps où il n’était nullement encore question de la menace islamiste qui taraude notre monde.”

(Bruno Frappat, La Croix, 2010_11__04)

Je commente. “Le dernier mot sera à la civilisation la plus élevée et la plus désintéressée, la nôtre, la civilisation chrétienne.” La civilisation chrétienne ne s’est pas montrée vraiment “la plus élevée” ni “la plus désintéressée” à travers l’histoire de l’Occident. Mais il est vrai que ce dernier s’est constamment employé à trahir ses valeurs fondamentales, qu’il s’agisse des Croisades contre les Arabes, de la colonisation contre les Africains ou  de la guerre de l’Opium contre les Chinois.  “Ceux qui ne se souviennent pas de leur passé sont condamnés à le revivre”. (George Santayana, philosophe américain 1863 – 1952). Pour l’Occident, se souvenir de ce passé, c’est l’occasion de retrouver ses valeurs fondamentales et enfin de les respecter. Ainsi la presse évoque toujours les pertes occidentales en Afghanistan sans dire un mot des dégâts effroyables provoquées par les drones. La lutte contre le terrorisme est ainsi menée d’une manière contre-productive  sans aucun souci de la “civilisation la plus élevée et la plus désintéressée.”

7. Bernard (12 fév 2011) :  

Remarquable analyse, Roger, et merci pour des citations que je ne connaissais pas.

-Edifiante mise côte à côte des positions de J.Julliard et E.Barnavi. Un Julliard avec son habituelle vision d’en haut, à côté d’un Barnavi obsédé par sa conception étriquée d’Israël, ce qui s’explique, car même s’il a le louable courage de critiquer le tandem Nétanyahou-Lieberman, on n’oublie pas qu’il a été ambassadeur sous Sharon.

-Faire bouger l’UE? Surtout n’y pas croire, car les ressorts qui animent les USA et l’Europe restent inchangés : pour le business, mieux vaut soutenir un dictateur plutôt qu’un régime démocratique. Voir le renversement de Mossadegh! Voir aussi le fonctionnement inchangé du néo-libéralisme, malgré la crise : toujours des paradis fiscaux, toujours des spéculations (même sur les denrées de première nécessité), toujours des banques surpuissantes, toujours des bonus stratosphériques et des rémunérations indécentes aux dirigeants, toujours la doxa intouchable des privatisations à outrance. Alors il est illusoire de penser que l’Occident changera sa vision du monde. A contre-coeur et beaucoup trop tard, il est contraint de prendre acte des changements dans les pays musulmans, mais n’aura qu’une idée : reprendre aux peuples les droits qu’ils ont pris, afin que le « busines as usual » reprenne, dans le calme de l’oppression. Cela pourrait changer s’il y avait sur le marché électoral occidental autre chose que des politiciens sans convictions ni vision, mais cela n’est pas : de droite ou de soi-disant gauche tous encouragent ou administrent le néo-libéralisme, sans qu’il y ait une grande différence entre les programmes, à supposer seulement que des programmes existent.

Que surtout les peuples qui se libèrent (ou croient se libérer) ne comptent que sur eux-mêmes, car les « aides amicales » qui leur sont proposées me font penser à la fable « Le Loup, la Chèvre et l’Agneau » : sous la patte blanche, les griffes.

Je veux dénoncer au passage une des calomnies préférées de l’Occident, à savoir que les peuples arabes ne seraient pas mûrs pour la démocratie et qu’il leur faudrait des hommes forts (amis de l’Occident, évidemment!). Or, partout où ça fermente la revendication n’est pas un leader, une idéologie, une religion, mais tout bêtement la liberté. Comme chez nous, dis-donc! Pour des arriérés, c’est plutôt bien.

-Sur Israël-Palestine, rien de nouveau sous le soleil : Israël poursuit sa politique non-officielle engagée après le plan de partage : ce qu’on ne nous a pas donné, on le prendra petit à petit. Et tout l’Occident ferme les yeux.

Les chefs de mission diplomatique à Jérusalem et Ramallah viennent de remettre à l’UE leur rapport sur Jérusalem-Est. J’ai ce rapport. Accablant pour Israël, au-delà de l’imaginable. Résultat? Pas publié, car trop sensible. Ne pas faire de peine à Israël, à son armée, à ses colons, à ses rabbins du Shass.

-Gilad Shalit : nouvelle preuve que les Palestiniens ne sont considérés par les potentats arabes que comme un moyen politique pour régler des comptes, pousser des avantages, faire pression, mais jamais pour faire obtenir aux Palestiniens un Etat. Occident-pays arabes : beau consensus de fripouilles.

-la déclaration de De Gaulle : bon, c’est lui et à une certaine époque. Est-ce pertinent? On peut en douter.

-pour terminer, je veux revenir sur les révélations de Wikileaks et, à un moindre degré, sur celles de Al-Jazeera : quels cris d’orfraie l’Occident n’a-t-il poussé, quelles menaces n’a-t-il proférées! Signe que ça fait mal et preuve que peu d’infamies peuvent désormais rester secrètes. Un des seuls bons aspects de la mondialisation… 

8. Roger (13 fév) : OK pour l’analyse.  Je la conserve. Trois  remarques complémentaires :

1. La fable c’est « Le Loup, la Chèvre et le Chevreau » (confusion avec « Le Loup et l’Agneau« )

2. La différence entre néo-libéralisme et libéralisme c’est que le premier vise à affaiblir l’Etat et le second à le renforcer pour en faire un arbitre. Mais il faut éviter ce que J.F Revel disait de la France : « La France est sur-administrée et sous-gouvernée« . Vaste programme.J

3. Je viens de recevoir de www.nuitdorient.com une analyse intéressante. Son rédacteur Albert Soued, dans un article « L’Egypte est un Don du Nil », note un quadruple défi pour  » la junte militaire qui a pris le pouvoir au nom du peuple » : 1. défi politique (établir un minimum de démocratie), 2. défi socio-économique (un tiers de la population sans emploi est nourrie par des » sheikhs salafistes rétrogrades »), 3. défi sécuritaire (face aux Bédouins du Sinaï), 4 défi relationnel enfin avec Israël  (le traité de 1979 risque d’être dénoncé). L’Egypte est soutenue militairement par les Etats-Unis et caritativement par l’Arabie saoudite (via les salafistes que sont les Frères Musulmans). Albert Soued ajoute :  » Il faut souhaiter que Moubarak se trompe. »

9. Bernard (14 fév) :Désolé pour mon lapsus calami de l’Agneau à la place du Chevreau. Merci de corriger mon texte.

Sur les propos de Moubarak à Ben Eliezer : puisque le raïs est désormais hors jeu, faut-il vraiment s’en préoccuper? Obsédé par le Hamas et ses connexions avec les Frères Musulmans, il était main dans la main avec le gouvernement israélien, complicité d’ailleurs mal perçue par la rue égyptienne.

Après la « révolution », s’il ne faut pas souhaiter une agressivité dangereuse de l’Egypte envers Israël, une plus grande solidarité active avec les Palestiniens me semble quand même souhaitable.

Pour finir, je suis écoeuré -mais non surpris- par ce qu’en France je lis entre les lignes de la part de quelques intellectuels : mieux valait un dictateur égyptien complice de la politique israélienne qu’une démocratie forcément plus critique. Et ces gens adhèrent à JCall? Disons plutôt qu’ils noyautent Jcall.

Roger et Alii
Retorica
(2.940 mots, 18.800 caractères)

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