10 GEO Palestine reconnaissance Etat pp3 + débat 2015_01

10 GEO Palestine reconnaissance Etat pp3 + débat 2015_01

10 GEO Palestine reconnaissance Etat 2014_12

(1) deux-cents mots discussion (pp3)

Faut-il reconnaître l’Etat palestinien ? version n° 1

Introduction. La reconnaissance de l’Etat palestinien pose problème. Faut-il reconnaître cet Etat ?

I. Oui, il faut reconnaître l’Etat palestinien.

Ia. C’est ce qu’affirme la doxa générale et le consensus fait vérité.

Ib. Les Palestiniens ont droit à un Etat. L’Autorité palestinienne ne suffit pas.

Ic. La reconnaissance de l’Etat va amorcer le processus de paix.

Id. C’est la seule manière d’éviter le grignotage continuel des terres palestiniennes par les colons israéliens.

II. Non, il ne faut pas reconnaître l’Etat palestinien

IIa. Pour qu’il y ait Etat il faut une reconnaissance mutuelle. Or les Palestiniens et singulièrement le Hamas refusent cette reconnaissance. La doxa minimise ce fait ou veut l’ignorer.

Ilb « La terre contre la paix » est un slogan menteur. Les Palestiniens disent en arabe, pas en anglais : « Nous aurons la terre et vous n’aurez pas la paix car l’ennemi sioniste sera chassé. »

IIc faut entamer le processus de paix pour arriver à la création éventuelle d’un Etat. Ce qui signifie des négociations sérieuses et des engagements crédibles au niveau  international..

IId. La reconnaissance de l’Etat n’est qu’une étape dans l’islamisation du pays. Pour un islamiste les engagements internationaux n’engagent pas Allah.

Conclusion. «  Négocier comme s’il n’y avait pas de terrorisme et combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations  ».(Yitzhak Rabin). Arrêter la colonisation paraît une condition indispensable pour lutter contre l’islamisme.

(240 mots, 4 heures cumulées et bien plus…)

(2) Remarques

a) On peut tenter de descendre à 200 mots mais on n’y gagne pas en clarté compte-tenu de la complexité du problème.

b) La formulation d’Yitzhak Rabin est quelquefois présentée d’une manière inverse :« Il faut combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations et négocier comme s’il n’y avait pas de terrorisme » Mais  la formule exacte est la suivante :  « Ma stratégie pour la paix est bien connue et relativement simple: je négocie, d’un point de vue politique, comme s’il n’y avait pas de terrorisme et je combats le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociation politique. Il est donc clair qu’aucune paix véritable et complète ne sera possible entre Israël et le futur État palestinien tant que les groupes violents n’auront pas été entièrement réduits au silence. J’ajoute que Monsieur Arafat, en tant que Président de l’OLP, assume selon les accords d’Oslo une large part de la responsabilité en matière de mise en échec des terroristes. » (lettre non datée à une correspondante mais les accords d’Oslo datent de 1993 – 1995 et Rabin est assassiné en 1995).  Source : www.dialogus2.org/RAB/goldameirbengourion.html

c) Arrêter la colonisation, rendre aux Palestiniens au moins une partie terres prises après 1967 (guerre des Six jours) ou 1973 (guerre du Kippour) à Israël la considération internationale que le pays mérite et dont il a bien besoin. L’islamisme criera « Victoire » mais il commencera à être contenu dans ses limites politico-eschatologiques. La grande confrontation continuera jusqu’à la fin des temps mais il est essentiel ici et maintenant qu’elle se déploie d’une manière civilisée dans la réduction de toutes les injustices.

d) Cette dimension religieuse explique l’attitude d’Arafat après les accords d’Oslo. Il a exposé, en arabe, aux islamistes que ces accords n’étaient qu’une ruse de guerre.  Aux Occidentaux il donnait en anglais des gages purement verbraux. Ce grand écart était épuisant. Abbas poursuit cette stratégie car il n’y en a pas d’autre.

e) Le mensonge sous toutes ses formes (dont l’intoxication des médias) fait partie du djihad. Il faut approfondir cette donnée. Si on a le cœur pur et qu’on est béni d’Allah alors on perce à jour le mensonge. Mais il faut pratiquer soi-même la règle d’or « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ». Or le camp occidental et singulièrement le gouvernement israélien (soutenu par sa population) ne pratiquent pas cette règle (vol des terres palestiniennes). Le djihad est forcément victorieux avec ses quatre choix possibles :

– la mort pour les infidèles les plus déterminés

– l’esclavage pour leurs femmes

– la conversion pour les timorés

– la dhimmitude, mesure de clémence reposant sur un impôt spécifique.

L’islam est une « religion de paix et d’amour » pour ses croyants, ses frères et ses sœurs. Pas forcément pour les autres, sauf s’ils acceptent la dhimmitude.

f) Le plan de paix saoudien (2007) a été rejeté par Israël : «Alors que les leaders arabes estiment qu’Israël doit accepter l’initiative dans son intégralité avant d’en négocier les modalités, les Israéliens refusent d’accepter un texte sans avoir leur  mot à dire sur le contenu du plan. Si les frontières du futur Etat palestinien font l’objet de désaccords, c’est avant tout la question des réfugiés qui posent problème. En effet, les Arabes exigent qu’Israël reconnaisse un droit au retour des réfugiés dans ses frontières, tout en affirmant qu’une fois ce principe reconnu, les modalités concrètes d’application seraient négociées. Les Israéliens considèrent au contraire qu’une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif et menacerait l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif, les juifs se retrouvant, dans ce cas de figure, en minorité. Les responsables israéliens estiment donc que le plan de paix ne serait acceptable que s’il précise que les réfugiés palestiniens ne retourneront pas en Israël mais dans les zones contrôlées par les Palestiniens, comme la Cisjordanie. Une position rejetée par les Arabes. »

http://www.20minutes.fr/monde/148760-20070329-pourquoi-plan-paix-saoudien-ete-rejete-israel

On en reste là. La France soutient le plan saoudien… C’est l’impasse sauf si l’Occident se décide à pratiquer la règle d’or. Ce qui entraînerait progressivement un comportement similaire dans le monde musulman.

(3) Bernard (28 déc) :

S’il est un sujet qui exacerbe les oppositions et qui décourage tout échange adulte, c’est bien celui de cet interminable conflit.

On le dit complexe, mais je pense que cette formulation n’est qu’un prétexte pour geler la situation.

Soyons simples:

1) il y a eu un plan de partage : il n’a pas été respecté

2) la victoire militaire israélienne de 1967 a mené à des annexions et à une colonisation galopante : ces deux pratiques sont illégales au regard du droit international

3) les pseudo-négociations bilatérales sont un leurre qui a fait long feu, mais que les USA maintiennent en état de survie artificielle, afin que rien ne change et que la colonisation israélienne puisse se poursuivre.

Il faut donc…

– stopper toute nouvelle extension de la colonisation, mais Israël le refuse, avec le soutien des USA

– rapatrier l’essentiel des colonies, avec échanges de terres quand ce n’est pas possible, mais Israël refuse

Soyons lucides : le lobby pro-israélien, surpuissant aux USA, dicte sa loi et contraint les USA à imposer veto sur veto au Conseil de sécurité. C’est là que le bât blesse. Seul espoir : que le peuple américain lui-même, lassé du chantage des pro-israéliens américains, mette fin au scandale. Il semble que l’on soit sur cette voie.

Il est donc indispensable de reconnaître immédiatement l’Etat palestinien, dans les limites de 1967, ce que nombre de pays ont d’ailleurs déjà fait, isolant toujours plus les USA.

Roger (29 déc) : Oui. Paradoxalement, je partage ton raisonnement.

(4) Michel (29 déc 2014) : L’organisation de la « discussion » , apparemment innocente, induit une prise de position: en commençant (1ère partie) par le « OUI », on permet, ds la 2ème partie, de répondre à (et de contrer) les arguments de la 1ère. Alors que le « camp »-1ère partie n’a plus la parole pour contrer les arguments utilisés par le « camp »-2ème partie.

Quelle conclusion tirer de cette remarque ? qu’il faut de défier des apparences d’objectivité ?

Roger (29 déc) : Ton objection est parfaitement juste. Et je ne sais comment y répondre. Mon attitude profonde est qu’il faut reconnaître l’Etat de Palestine. En ce sens j’aurais dû construire Non / Si et équilibrer les deux parties. Tu suggères un plan en trois parties : Oui / Non / Si. Effectivement il faut se méfier des apparences d’objectivité…. Affaire à suivre.

Michel (29 déc) : Tu dis que tu ne sais comment répondre à mon objection (je dirais plutôt : ma remarque); mais la suite de ton mail me semble constituer une excellente réponse.

Roger (30 déc) :  Je répugne au plan en trois parties Oui / Non / Si. Les deux parties sont équilibrées car elles se répondent en miroir. Ex : négociation vers reconnaissance (Ic) / reconnaissance vers négociation (IIc) . La partie SI se trouve dans la conclusion. Le déséquilibre de longueurs entre I et II s’explique car le refus de la reconnaissance doit s’argumenter d’autant que la conclusion juge que ce refus mène à une impasse.  L’erreur est d’avoir cité Begin car j’introduisais ainsi un élément extérieur alors que la conclusion ne doit utiliser que des éléments puisés dans Ia, Ib, Ic, Id et IIa, IIb, Ilc, IId. Disons qu’elle  peut en retenir 2 sur 8.

D’où :

(5) Faut-il reconnaître l’Etat palestinien ? pp3 version n° 2

Introduction. La reconnaissance de l’Etat palestinien pose problème. Faut-il reconnaître cet Etat ?

I. Oui, il faut reconnaître l’Etat palestinien.

Ia. C’est ce qu’affirme la doxa générale et le consensus fait vérité.

Ib. Les Palestiniens ont droit à un Etat. L’Autorité palestinienne ne suffit pas.

Ic. La reconnaissance de l’Etat va amorcer le processus de paix.

Id. C’est la seule manière d’éviter le grignotage continuel des terres palestiniennes par les colons israéliens.

II. Non, il ne faut pas reconnaître l’Etat palestinien

IIa. Pour qu’il y ait Etat il faut une reconnaissance mutuelle. Or les Palestiniens et singulièrement le Hamas refusent cette reconnaissance. La doxa minimise ce fait ou veut l’ignorer.

Ilb « La terre contre la paix » est un slogan menteur. Les Palestiniens disent en arabe, pas en anglais : « Nous aurons la terre et vous n’aurez pas la paix car l’ennemi sioniste sera chassé. »

IIc faut entamer le processus de paix pour arriver à la création éventuelle d’un Etat. Ce qui signifie des négociations sérieuses et des engagements crédibles au niveau  international.

IId. La reconnaissance de l’Etat n’est qu’une étape dans l’islamisation du pays. Pour un islamiste les engagements internationaux n’engagent pas Allah.

Conclusion.  Arrêter la colonisation paraît une condition indispensable pour lutter contre l’islamisme (Id + IId) Reconnaître l’Etat palestinien est également indispensable (Ia malgré IIa)

(240 mots, 5 heures cumulées et bien plus…)

(6) Roland (28 déc) : Que disait la décision de l’ONU créant les 2 états ?

Roger (29 déc) : Voici ce que dit le plan de partage de la Palestine :

« Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine1 élaboré par l’UNSCOP est approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU, à New York par le vote de la résolution 181.

Ce plan prévoit la partition de la Palestine en trois entités, avec la création d’un État juif et d’un État arabeJérusalem et sa proche banlieue étant placées sous contrôle international en tant que corpus separatum.

La partie I du plan précise les dispositions de la fin du mandat britannique, du partage et de l’indépendance des entités. Il indique que le mandat doit se terminer aussi vite que possible. Les Britanniques prévoient de se retirer le 1er août 1948 et le partage doit être réalisé au 1er octobre. La partie II du plan inclut une description détaillée des frontières proposées pour chaque État2.

Le plan est accepté par les dirigeants de la communauté juive en Palestine, par le biais de l’Agence juive à l’exception de ceux de l’Irgoun. Il est rejeté par la quasi totalité des dirigeants de la communauté arabe, y compris par le Haut Comité arabe palestinien, qui est appuyé dans son rejet du plan par les États de la Ligue arabe3,4,5. Les dirigeants arabes revendiquent l’ensemble du territoire et soutiennent que le partage constitue une violation du droit de la majorité des habitants de la Palestine, qui à l’époque est composée de deux tiers d’Arabes (1 200 000) et un tiers de Juifs (600 000) principalement immigrés d’Europe pendant la période du mandat6,7. Le lendemain du vote, la guerre civile éclate et après le départ des Britanniques six mois plus tard, la Première Guerre israélo-arabe débute. » (Wikipédia « Plan de partage de la Palestine »)

Roland (30 déc) : Ce n’était pas si mal vu que cela !

(7) Roger (30 déc) : En fait c’était insuffisant car l’accès aux lieux saints des juifs leur était interdit : les abords du mur des Lamentations avaient été transformés en latrines et la communauté internationale n’y trouvait rien à redire…

C’est la guerre victorieuse des Six Jours (1967) qui a permis aux Israéliens d’y accéder.

Dès lors la ville de Jérusalem était ouverte à tout le monde : juifs, musulmans, chrétiens. Et les lieux saints de chaque communauté dûment protégés.

Jérusalem peut devenir la capitale de deux Etats.

Mais l’expulsion des Palestiniens de leurs propriétés et de leurs terres est proprement intolérable et en contradiction totale avec la Torah que les extrémistes israéliens prétendent respecter.

Ils oublient en particulier la signification du jeûne de Guédalia.

Guédalia était le gouverneur de Judée qui après la première déportation décidée par Nabuchodonosor accepta de collaborer avec l’ennemi. Il en résulta dix ans de prospérité relative. Mais des extrémistes juifs le tuèrent et ce fut une seconde déportation puis une troisième cette fois totales et accompagnées d’une fuite de beaucoup d’Hébreux vers l’Egypte (597 avant notre ère, 587 puis 581 ; le retour se fit en 538 toujours avant notre ère). Bien plus tard le jeûne de Guédalia fut instauré pour rendre hommage à la lucidité de ce dirigeant (voir « Jeûne de Guédalia », « Exil à Babylone »  Wikipédia)

Yitzhak Rabin (1922 – 1995) , tué  lui aussi par un extrémiste juif,  peut être considéré comme le successeur légitime de Guédalia.  Ce qui rend incompréhensible l’attitude de la droite israélienne comme si elle cherchait la destruction de l’Etat juif et la fin du sionisme.

Pour bien comprendre le problème il faut tenir compte, à mon avis, de deux éléments apparemment contradictoires :

– du côté israélien : la dénomination de guerre des Six jours renvoie à la création du monde, en six jours également ; pour les juifs les plus observants ce serait un signe divin d’où l’idée de reconstruire le Temple ; vision eschatologique totalement folle à mon avis.

– du côté palestinien : le Hamas propose régulièrement une grève de dix ans que la droite israélienne refuse tout aussi régulièrement, y voyant un piège ; ce qui est vrai ; mais on ne négocie qu’avec ses ennemis ; pendant ces dix ans Israël ne baisserait pas sa garde bien au contraire ; donc autre vision eschatologique dont il faut tenir compte.

L’islamisme ne peut être compris et combattu que par cette vision eschatologique qui explique bien des comportements. Ainsi on dit que les arabo-musulmans ne connaissent que la force. C’est vrai parce que une action forte et victorieuse  ne peut être que celle d’un cœur pur aimé d’Allah. On ne désarmera pas l’islamisme par la violence mais par un respect sourcilleux de la justice et de la règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse. »

Compléments (8) (9) (10)

(8) Refus palestinien des négociations.  « Nous sommes opposés à retrouver le chemin des négociations ‘’futiles’’. Notre peuple a le droit de poursuivre la résistance sous toutes ses formes. » Un appel interjeté par six groupes palestiniens à Mahmoud Abbas Président de l’AP contre la résolution, qu’il a présentée à l’ONU. L’opposition généralisée parmi les arabes-palestiniens aux offres de l’Etat d’Abbas est un signe clair que beaucoup d’arabes-palestiniens restent opposés à toute forme de concessions à Israël. C’est aussi une indication d’une vive opposition parmi les arabes-palestiniens, à la reprise des pourparlers de paix avec Israël.

« Le Hamas n’acceptera rien de moins que toutes les terres occupées en 1948 » : Le chef du Hamas Mahmoud Zahar.

Il est ironique que  le Président Mahmoud Abbas de l’autorité palestinienne [PA] ait travaillé dur pour gagner le soutien de la communauté internationale pour sa demande d’Etat au Conseil de sécurité de l’ONU, et qu’il ait échoué à convaincre beaucoup d’arabes-palestiniens.

Les arabes-palestiniens représentant diverses factions, y compris le Fatah, faction d’Abbas, se sont publiquement opposés au projet de résolution qui a été présenté par la Jordanie aux Nations Unies, plus tôt cette semaine, et qui n’a pas pu passer hier au vote du Conseil de sécurité.

Leur principal argument est que la résolution compromet les droits des arabes-palestiniens et inclut des concessions à Israël qui sont inacceptables pour la plupart des arabes-palestiniens.

L’opposition farouche à la résolution montre qu’Abbas n’a pas le mandat de son peuple de se lancer dans une telle démarche. Les critiques contre Abbas l’accusent, lui et plusieurs de ses conseillers, de « détournement » de la prise de décisions et d’agir de leurs propres initiatives.

Les dirigeants du Fatah et de l’OLP disent qu’ils n’ont jamais été consultés sur la résolution, qui appelle à fixer un calendrier pour un retrait israélien aux lignes d’avant 1967.

Jamal Muheissen, membre du Comité Central du Fatah, a déclaré que lui et ses collègues ont appris le projet de résolution sur internet. Ils font valoir qu’Abbas et ses principaux conseillers n’avaient jamais présenté la résolution aux dirigeants de l’OLP et du Fatah avant de la soumettre au Conseil de sécurité.

Plusieurs factions palestiniennes ont même lancé un appel à Abbas pour qu’il retire la résolution du Conseil de sécurité – un appel qui est tombé dans l’oreille d’un sourd.

Des heures après que la résolution ait été présentée au Conseil de sécurité à New York lundi, six groupes arabes-palestiniens ont émis un appel urgent à Abbas de la retirer immédiatement, prétendant qu’elle compromet les droits des arabes-palestiniens sur les réfugiés, les prisonniers, Jérusalem et les frontières.

Les groupes arabes-palestiniens qui ont lancé l’appel contre la résolution sont : le Hamas, le Jihad islamique, le Front démocratique de libération de la Palestine, le Front populaire pour la libération de la Palestine, le Front populaire-commandement général et le Al-Sai’qa.

Ces groupes sont opposés à la résolution, non seulement en raison de prétendues concessions qu’elle propose sur les questions de réfugiés, des prisonniers, de Jérusalem et des frontières, mais aussi parce qu’elle appelle à une reprise des pourparlers de paix avec Israël sous les auspices des Etats-Unis.

Les groupes ont déclaré dans un communiqué commun : « Nous sommes opposés à un retour sur la voie des négociations futiles », « notre peuple a le droit de poursuivre la résistance sous toutes ses formes. »

Certains arabes-palestiniens se sont engagés à travailler en vue de contrecarrer la résolution ; disant qu’ils ne permettraient pas à Abbas et à quelques responsables palestiniens à Ramallah de « tourner le dos à une majorité d’arabes-palestiniens. »

Hassan Asfour, un ancien ministre de l’autorité palestinienne et membre du Conseil législatif palestinien, a conseillé à Abbas de « jeter la résolution de mauvais augure dans la corbeille à papier la plus proche. »

Asfour a ajouté : «  Il y a toujours une chance pour le Président Abbas de revenir à son peuple avant qu’il ne soit trop tard. Il est temps pour Abbas de regagner le serment national qu’il a fait de défendre la patrie et la légitimité de la cause (arabe)palestinienne. »

D’autres arabes-palestiniens ont accusé Abbas de « haute trahison » pour avoir soumis une résolution qui ne respecte pas les aspirations nationales des arabes-palestiniens et offre des concessions « vastes et dangereuses » pour Israël.

L’analyste politique palestinien Fayez Abu Shamalah a réclamé une commission d’enquête afin de responsabiliser ceux qui sont derrière la résolution ; « La nature incertaine de la résolution représente une trahison politique au plus haut niveau. » « Les palestiniens ont été trompés.»

L’opposition généralisée parmi les arabes-palestiniens, aux offres d’établissement d’Etat d’Abbas au Conseil de sécurité est un signe clair que beaucoup d’arabes-palestiniens restent opposés à toute forme de concessions à Israël. C’est aussi l’indication d’une vive opposition parmi les arabes-palestiniens, à la reprise des pourparlers de paix avec Israël.

Ceux qui s’opposent à la résolution arabe-palestinienne font également valoir qu’Abbas aurait dû aller plus tôt devant la Cour pénale internationale pour déposer des poursuites pour « crimes de guerre » contre Israël. Pour de nombreux arabes-palestiniens, punir Israël devrait primer sur tout établissement paisible d’un Etat palestinien.

Mais l’opposition à la résolution, qui prévoyait une solution à deux Etats, aussi montre que beaucoup d’arabes-palestiniens continuent de croire à la violence plutôt qu’à la diplomatie, et de la volonté qui les amèneront plus près de leurs objectifs.

Comme le leader du Hamas Mahmoud Zahar a dit, « cette résolution arabe-palestinienne est catastrophique et n’a pas d’avenir sur la terre de Palestine.

L’avenir appartient à la résistance. Nous allons continuer à travailler pour libérer tout le pays et obtenir le droit au retour des réfugiés arabes-palestiniens.

Le Hamas n’acceptera pas n’importe quoi, pas moins que toutes les terres occupées en 1948. »

C’est-à-dire pas moins que la disparition de l’Etat d’Israël ! (NDLR)

Les choses ont le mérite d’être claires avec le Hamas.

Il n’y a encore que les nations qui refusent de voir et d’entendre.

Ah, et la gauche en Israël aussi…

Source : Khaled Abu Toameh (Gatestone institute), adapté pour Malaassot.com par Mordeh’aï #getsocialmain

(9) Démographie. Selon l’un des principaux experts en démographie israélienne, interrogé par The Algemeiner, la dernière enquête démographique de la population arabe palestinienne par le Bureau central de statistique ‘palestinien’ surestime le nombre de résidents arabes entre la mer Méditerranée et le Jourdain d’environ 1,2 millions d’habitants.

L’Ambassadeur Yoram Ettinger, un ancien diplomate israélien exerçant maintenant comme conférencier et consultant et qui est bien connu des cercles politiques pour ses recherches sur la démographie arabe palestinienne et israélienne, a déclaré que les statistiques ‘palestiniennes’, publiées hier, « sont gonflées de plus de 1 million en Judée et Samarie et de près de 400 000 dans la bande de Gaza ».[released yesterday]

Selon le bureau des statistiques ‘palestinien’, il y a plus de 6 millions de ‘palestiniens’ vivant à l’ouest du Jourdain; Ettinger calcule le nombre à 4,8 millions.

Les chiffres gonflés sont un facteur clé derrière l’affirmation actuelle que les ‘palestiniens’ seront plus nombreux que les Juifs vivant en Israël et dans les ‘territoires palestiniens’ (Judée-Samarie) en 2016. Semblables fausses allégations ont été faites au cours des années précédentes. Elles ont engendré la conclusion politiquement tendancieuse qu’Israël en passe d’être un pays à minorité juive régnant sur une majorité arabe, émerge effectivement comme un Etat d’apartheid.

Ettinger a identifié plusieurs lacunes méthodologiques dans le comptage officiel ‘palestinien’. «Selon leurs propres dossiers, ils incluent plus de 400.000 personnes, principalement en Judée et Samarie, qui sont à l’étranger depuis plus d’un an», dit-il. Selon Ettinger, cela contredit, les «normes internationales» qui dictent qu’une personne vivant en dehors de son pays depuis plus d’un an ne doit pas être incluse dans un comptage de la population résidente.

« La seule entité qui ne suit pas cette pratique est le bureau ‘palestinien’ des statistiques », a déclaré Ettinger.

Les 300 000 habitants de Jérusalem-Est porteurs de cartes d’identité israéliennes sont dans la même problématique en termes de nombre d’habitants, observe Ettinger, car ils sont « comptés deux fois, dans le décompte israélien du nombre d’arabes israéliens, et le compte ‘palestinien’ du nombre de résidents en Judée-Samarie ». Les 105 000 ‘palestiniens’ qui ont reçu la citoyenneté israélienne entre 1997 et 2003 en vertu de leur mariage avec des citoyens arabes israéliens. – une voie annulée par une décision de la Cour suprême israélienne en 2003, qui a refusé la citoyenneté automatique par le mariage aux résidents de plusieurs pays arabes et musulmans qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël – sont également « doublement comptés », a déclaré Ettinger.

Tous ces chiffres, souligne Ettinger, progressent chaque année, « parce que beaucoup de ces personnes mettent au monde des enfants qui s’ajoutent au nombre. » En Octobre 2014, il a noté, que le sous-ministre ‘palestinien’ de l’Intérieur a même dit que « 100 000 enfants nés Outre-mer de parents ‘palestiniens’ avait été ajoutés au compte global ».

Quand il s’agit de modèles de migration, les statistiques ‘palestiniennes’ sont tout aussi problématiques, dit Ettinger. Comme il n’y a pas d’immigration nette dans les zones palestiniennes, les enquêtes de population ne prennent en compte aucune émigration nette. Cependant Ettinger souligne, que les données recueillies par la police des frontières israéliennes, qui contrôlent les 13 points d’entrée et sorties terrestres, maritimes et aériens entre Israël et les territoires arabes palestiniens démontrent qu’en 2013, l’émigration nette s’élevait à 20 000, avec des chiffres similaires enregistrés au cours des quatre années précédentes. De manière significative, la bande de Gaza où aucun comptage n’a été réalisé depuis le retrait israélien de 2005 ne figure pas dans ces statistiques mais Ettinger affirme que « ceux qui traitent avec Gaza disent que le nombre d’émigrants est beaucoup plus élevé, en raison de la guerre, l’instabilité et la désintégration économique. «

Une fois les ajustements des erreurs ‘palestiniennes’ rétablis, Ettinger dit, qu’une image différente de la colonisation arabe émerge: 1,7 millions en Judée-Samarie (Cisjordanie) – par opposition aux 2,83 millions revendiqués dans l’enquête ‘palestinienne’, qui inclut Jérusalem-Est – et 1,4 million à Gaza (au lieu des 1,79 million selon l’enquête). De façon significative, l’enquête ‘palestinienne’ produit un relevé inférieur du nombre d’arabes palestiniens résidant en Israël – 1.46 millions, par opposition aux 1.7 million revendiqués dans le décompte israélien – ceci étant probablement à rapprocher de la façon dont les résidents de Jérusalem-Est sont comptés respectivement par des sources ‘palestiniennes’ et israéliennes.

Avec 6,5 millions de Juifs résidant en Israël, Ettinger dit, qu’il y a une majorité juive claire de 66 pour cent en Israël et en Judée-Samarie – ce chiffre plonge à 58 pour cent si Gaza est pris en compte. En outre, dit-il, les comportements de natalité sont désormais pondérés en faveur de la population juive: le taux de fécondité arabe palestinien a chuté de cinq enfants par femme en 2000 à 2,9 aujourd’hui, tandis que le taux de natalité juive « est un peu plus de trois enfants et il est en augmentation ».

Parmi les raisons de la baisse du taux de natalité chez les arabes palestiniens il y a la popularité croissante de la contraception, la progression de l’accès à l’enseignement supérieur, et une tendance à l’urbanisation, ce qui signifie que les femmes arabes palestiniennes se marient plus tard dans la vie.

La population juive a en outre été stimulée par des schémas de migration favorables. Selon Ettinger, Israël « bénéficie maintenant d’un nombre jamais atteint de retour d’expatriés » – et l’augmentation de la fécondité chez la population juive laïque. Cela comprend les descendants du million de Juifs venus en Israël en provenance de l’ancienne Union soviétique au cours des années 1990, et dont le taux de fécondité dépasse deux enfants par famille, ainsi que la classe moyenne israélienne en plein essor, qui il y a vingt ans aurait eu un ou deux enfants par famille, et qui actuellement en a trois ou quatre.

Bien que les révisions d’Ettinger soient peu susceptibles de contrer le discours constant d’une « bombe à retardement démographique » qui renverserait la majorité juive d’Israël, ses calculs sont, dit-il, considérés comme beaucoup plus fiables par les experts en démographie. La prévalence dans les médias des chiffres ‘palestiniens’ est due, selon lui, en partie aux protocoles internationaux qui considèrent que les statistiques rassemblées par les autorités nationales sont irréprochables. «Les bureaux centraux de statistiques sont considérés comme étant au-dessus de la politique», dit-il.

Source: The Algemeiner – 30 décembre 2014
Ben Cohen

Traduction Europe Israël
© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif

 

(10) Position française. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré ce mercredi [31 décembre] à N’Djamena « qu’il ne faut pas accepter le développement d’un sanctuaire terroriste en Libye. Car ce qui se passe en Libye, c’est ni plus ni moins, sur fond de chaos politique et sécuritaire, la résurgence d’un sanctuaire terroriste dans l’environnement immédiat du continent européen. Et que ce serait une erreur profonde pour la communauté internationale de rester passive face au développement d’un tel foyer de terrorisme au cœur de la Méditerranée. Il ne faut pas l’accepter », a-t-il dit devant les forces françaises basées à N’Djamena, à l’occasion du réveillon du Nouvel An.

Sur le fond, Jean-Yves Le Drian n’a pas tort et l’on ne peut pas lui reprocher de chercher à prémunir la France et l’Europe du cancer islamiste.

Pourtant, la distance à vol d’oiseau entre la Libye et Paris est quand même de près de 3.000 kilomètres, « c’est relativement peu »…

L’ironie, si ce n’est du cynisme de cette position française, c’est que le gouvernement de François Hollande auquel appartient Jean-Yves Le Drian vient d’inspirer, encourager et soutenir plusieurs  résolutions en faveur de la création de l’équivalent de sanctuaires terroristes aux frontières d’Israël, à Gaza en fermant les yeux sur la nature barbare du Hamas qui y règne à la manière de DAESH, et en Judée et Samarie avec le Fatah de Mahmoud Abbas, frère siamois de Hanyeh à Gaza !

Donc, pas de développement d’un sanctuaire terroriste en Libye, mais d’accord pour en favoriser plusieurs aux limites physiques immédiates d’Israël.

Cette déclaration de Jean-Yves Le Drian a des airs de sketches à la Bourvil sur l’eau ferrugineuse, mais en moins marrant : Un sanctuaire terroriste en Libye non, mais un sanctuaire terroriste aux frontières et à l’intérieur d’Israël, oui.

Cette déclaration a été faite juste avant le réveillon de la st Sylvestre, on ne peut donc la mettre sur le compte d’un excès de bulles de Champagne.

Ce gouvernement hollandais a décidément quelque chose de carnavalesque. D’autant que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Pour paraphraser l’enseignement du sage Hillel : « Ce qui est haïssable pour toi, ne l’oblige pas à ton prochain ».

Claude Salomon LAGRANGE pour Europe-Israël, à quelques encablures des sanctuaires terroristes du Hamas à Gaza, du Hezbollah au nord et de l’OLP en Judée et Samarie. Ah, j’allais oublier celui de l’Etat islamique à la frontière syrienne.

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Roger et Alii

Retorica

(31.500 caractères)

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