11 GRA Dont – En – Y – quarante mots – 1992

Ces trois petits mots posent problème. Il s’agit de trois pronoms. Ils remplacent quelque chose puisque comme pro – noms, ils sont mis à la place (pro -) d’un nom. D’où l’idée d’un atelier « quarante mots » consacré à cette difficulté. En voici le résultat (seconde, 9 oct 1992)

A/ Exemples empruntés au Robert et donnés aux élèves

La chambre dont je sors, d’où je sors = pronom exprimant le complément du verbe

L’homme dont on parle, la maison dont on rêve, il n’y a personne dont il dise du bien = pronom neutre indéfini, exprimant l’objet du verbe

Le malheur dont vous êtes responsable = pronom exprimant le complément de l’adjectif

Une plante dont les fleurs durent un jour = pronom exprimant le complément de nom :

On y entre et on en sort. Je n’y suis pour personne. Je n’y suis pour rien. Il y a quelque chose dedans, Ca y est ! = tous les sens possibles de « dedans »

B/ Réalisations en quarante mots

  1. Il sortit de ce dessin comme par enchantement. Il prononçait des mots dont je ne comprenais pas le sens. Il s’y reprit à plusieurs fois mais en vain. J’en restais bouche bée.                                         (Jeason B.)

 

  1. Cette plage dont je vous parlais, vous savez, cette plage aux mille couleurs, je viens d’y aller à l’instant. Et sur cette étendue d’eau, j’en ai écrit des choses, des choses belles et merveilleuses.                     (Olivier G)

 

  1. Ce matin en poussant les volets de ma chambre, le soleil m’aveuglait : je n’y voyais rien. Seuls les cris de Mathieu ont réussi à m’ouvrir les yeux. Il devait, avec ma sœur, rapporter des croissants. « En avez-vous ? » les questionnai- je à demi endormi. Mon regard dont je n’étais pas sûr était corrigé par mon ouïe : c’était bien lui, mon meilleur ami.

(Julien G).

 

  1. Je me rappellerai durant de nombreuses années la soirée passée sur cette plage. Le sable y était brûlant. Les vagues couvraient les mots doux échangés comme si elles désiraient en préserver la beauté. Tout autour de nous, des gens, dont j’avais oublié la présence, nous regardaient attendris.

(Véronique B).

 

  1. Lorsque j’eux fermé les yeux, une lueur apparut devant moi. Je fus attiré vers d’étranges paysages dont je ne pourrai décrire ni forme, ni bruit, ni couleurs. Je me mis à marcher, je ne sais pas où je me dirigeais mais il fallait que j’y aille. Soudain, tout devint noir autour de moi, j’ouvris les yeux et je m’aperçus que je n’étais que dans ma chambre. De ce rêve, il ne m’en (me) reste presque rien.   (Anne B.)

 

 

  1. Il faisait nuit noire et il m’était impossible de me rappeler le chemin par lequel je devais rentrer. Cette petite route était vraiment lugubre pour une personne seule. La pleine lune dont j’avais vainement espéré la présence m’a- vait abandonnée dans l’obscurité. Les animaux, la nature elle-même émettait des sons étranges et j’en étais effrayée. Un objet brillant attira mon attention. Je n’osai y toucher. Puis je repartis seule avec mon inquiétude.     (Cecile C).

 

Roger et Alii – Retorica – 530 mots – 3 100 caractères – 2017-04-01

 

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