13 HIS Barbaresques Turquie 2016 08

I. « Interroger l’Islam » (Ed DMM, 2014) de l’abbé Guy Pagès se présente en 26 chapitres, de A à Z, contenant chacun environ une cinquantaine de questions. Ce qui explique le sous titre : « 1235 questions à poser aux musulmans ». C’est un ouvrage que, personnellement, je juge fondamental. Il comprend trois sections : I. Au sujet de Dieu (chap A à H), II Au sujet de la Révélation (chap I à R), III Au sujet de l’homme (chap S à Z). Ses 375 pages sont d’un accès difficile mais, à mon avis, indispensable. Chacun de ses 1235 paragraphes se termine par une question ouverte. On ne dialogue pas avec l’Islam mais avec des musulmans, quand ils le souhaitent bien entendu. On ne peut dialoguer qu’en restant soi-même, donc en connaissant qui on est. (…)

(chap S. § 7) L’Islam avait constamment besoin d’esclaves : il en mourait beaucoup dans les bagnes ; les hommes étaient châtrés et les femmes interdites de mariage. Pendant plus d’un millénaire la « Grande Affliction méditerranéenne » épuisa les populations, les survivants étant conduits à la misère par la « dhimitude ». Ainsi les pays conquis étaient progressivement ruinés.

(S.10) L’Afrique sub-saharienne connut trois traites : la traite interafricaine (11M de personnes), la traite arabo-musulmane (14 M) et la traite atlantique (17 M). Les descendants des esclaves noirs sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain. Mais on n’en trouve pas un seul en terre d’Islam suite aux mauvais traitements et à la castration systématique.

(S.14) Des ordres religieux étaient voués au rachat des esclaves. Le 3 juillet 1315, Louis X le Hutin, roi de France, publie un édit établissant que « le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. »

(W.15) Le monde musulman souffre d’un indéniable retard par rapport à l’Occident et à l’Asie non musulmane. Son système de valeur fondé sur le Coran lui fait croire qu’il est supérieur et l’empêche d’accepter ce qui vient d’autrui. Les sociétés musulmanes ont toujours été maintenues dans l’analphabétisme pour empêcher les âmes de découvrir la vérité au sujet de leur asservissement.

(S.12) Le nom de « Slave » est un diminutif d’ « esclave » parce que les peuples de l’Europe de l’Est servaient de réservoirs à esclaves pour les peuples musulmans. Les rameurs des galères turques étaient systématiquement Chrétiens. De 1500 à 1800 les Barbaresques ont causé plus d’un million de victimes.

(Z.50) En 714 les Musulmans s’emparent de Narbonne et en font la base de leurs expéditions. Ils détruisent Nîmes en 725. Ils sont arrêtés par Charles Martel et Eudes en 732 à Poitiers. En 759 Pépin le Bref reprend Narbonne. Le Massif des Maures est le siège de combats violents. En 1178 et 1197 Toulon est totalement détruite. Finalement les Musulmans sont expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, sud de l’Italie et nord de l’Espagne.

(Z.51) « Mare Nostrum » pacifique sous les civilisations grecque et romaine devient un cauchemar sous les Barbaresques qui écument Provence, Côte d’Azur, Corse, Sardaigne, remontant jusqu’aux Alpes pour piller, ramener argent et esclaves. Il fallu attendre 1830 pour que les Français se décident à intervenir en Algérie et détruisent les repères de piraterie, libèrent les esclaves, affranchissent les tribus arabes et berbères du joug turc. Les Kabyles se souvenaient de leur ascendance européenne lointaine (Ibères, Gaulois, Germains et chrétienne. Ils voulaient revenir au Christianisme mais le Gouvernement français et franc-maçon interdit aux aumôniers tout apostolat en leur direction. Les Autorités françaises, en favorisant la création d’écoles coraniques, n’ont-elles pas semé la malédiction qui allait détruire leur œuvre 130 ans plus tard ?

(Z.52) Les colons français avaient asséché les marécages de la Mitidja pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, devenue après leur départ, une zone de friche industrielle.

(Z.53) En 1962 un million de Français doivent quitter l’Algérie et au moins soixante-quinze mille Harkis sont sauvagement assassinés. Puis deux millions de personnes paient de leur vie leur refus d’allégeance au parti unique. Donc plus de victimes que la guerre d’Algérie elle-même.

 

Conclusion. (…) Si l’Islam acceptait l’étude scientifique de son discours et l’abandon du terrorisme, il ne resterait de Musulmans que ceux à qui profite ce système. L’évolution du monde moderne valorise la rationalité, l’esprit critique, l’amour de la vérité et aussi la liberté, le primat de la personne sur la communauté, celui du dialogue, de l’amour (mère Teresa). Dieu n’aurait-il pas permis l’expansion actuelle de l’Islam pour redonner aux hommes de la civilisation post-moderne, dépouillés de transcendance, ivres de liberté sans vérité, l’occasion de re-choisir le Christ ?

 

D’après des notes prises sur l’ouvrage de Guy Pagès, Roger et Alii, Retorica, 760 mots, 4 800 caractères, 2 pages, 2016-08-

II. Wikipedia : L’Empire ottoman (1299 à 1923)

« En 1299, le sultan oghouz Osman Ier conquiert la ville byzantine de Mocadène. Cet événement est considéré comme le début de l’Empire ottoman. Dès lors, l’Empire ne va cesser d’accroître son territoire et il atteint son apogée au xvie siècle sous le règne de Soliman le Magnifique.

« Les Balkans sont conquis dès la fin du xive siècle et la Serbie est entièrement annexée en 1459. 1453 voit la prise de Constantinople par les troupes du sultan Mehmet II. C’est la fin de l’Empire byzantin.

« C’est à cette époque que de nombreux chrétiens slaves, grecs ou arméniens, pauvres et démunis, se convertissent à l’islam pour ne pas payer le haraç (impôt sur les non-musulmans) et deviennent ottomans.

« Au xvie siècle, l’Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourg dès le règne de François Ier. La défaite de l’Empire à la bataille navale de Lépante en 1571 porte un premier coup à la puissance ottomane.

« L’Empire décline à partir du xviiie siècle. La défaite à la bataille de Vienne de 1683 marque le début du déclin effectif et des premières pertes territoriales. Au xixe siècle, l’Empire désagrégé tente de se reconstruire en se modernisant par de nombreuses réformes. Mais cette période de réformes, appelée Tanzimat, s’achèvera en 1876 sans empêcher la perte de la Grèce, de l’Égypte ou de l’Algérie. À la fin du siècle, ce sont les Balkans qui retrouvent leur liberté. Dans le même temps, les populations arméniennes se révoltant pour obtenir davantage de droits et de libertés deviennent un véritable problème au sein de l’Empire. Le sultan Abdülhamid II ordonne de les massacrer entre 1894 et 1896. Les massacres hamidiens feront 200 000 victimes arméniennes.

« En 1912, l’Empire ottoman perd, à l’issue de la guerre italo-turque, la Tripolitaine et la Cyrénaïque (Libye) ainsi que Rhodes.

« En 1913, la défaite de la Première guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir.

« Entre 1915 et 1917, le noyau dur du parti, et notamment Talaat Pacha, met en place et organise le génocide arménien qui coûte la vie, selon la majorité des historiens, à 1,2 million d’Arméniens d’Anatolie et du haut-plateau arménien. Les deux tiers de la population arménienne d’Anatolie et du haut-plateau arménien ont été exterminés sans que les puissances occidentales n’interviennent. Le génocide arménien est appelé le « premier génocide du xxe siècle ».

« La guerre d’indépendance (1919 à 1923) Le 10 août 1920, à la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan et une Arménie indépendants, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et de la Grande-Bretagne.

« Entre 1920 et 1923, Mustafa Kemal Atatürk mène la guerre républicaine destinée à récupérer une grande partie des territoires perdus par le traité de Sèvres. Finalement, le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne annule le traité de Sèvres en attribuant toute l’Anatolie et la Thrace orientale à la Turquie ; la minorité grecque de Turquie fait l’objet d’un échange avec la minorité turque de Grèce (1,6 million de Grecs ottomans contre 385 000 musulmans de Grèce) alors que les derniers Arméniens sont chassés, sauf à Istanbul. » (Wikipedia)

 

III. Comparaison

 

L’apparente neutralité du fichier Wikipédia est contredite par l’étude de l’abbé Guy Pagès. Il me semble clair que la France de François Ier avait un comportement schizophrène : « « Au xvie siècle, l’Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourg dès le règne de François Ier. » (Wikipédia). Pendant ce temps les Barbaresques turcs martyrisaient les Chrétiens de la Méditerranée. Et ceci au nom d’une idéologie mortifère : l’humanité doit devenir musulmane car les musulmans sont supérieurs aux autres hommes et doivent les dominer s’ils ne se convertissent pas : « Allah enseigne que les Musulmans sont des hommes supérieurs (3.139) et interdit explicitement l’abolition de l’esclavage (16.71) » (Pagès Chap S § 5) Cela va évidemment très loin dans le temps. Nous sommes toujours sur la même ligne directrice que Français Ier : nous avons remplacé dans nos alliances l’Empire ottoman par l’Arabie saoudite et le Qatar… La schizophrénie reste la même.

Roger et Alii, Retorica, 1 530 mots, 9 500 caractères, 2016-08-25

 

 

 

 

 

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