16 LIN langage origines 2008 débat 2011

1. La forme et le volume des crânes fournissent des indications sur des potentialités de parole mais les archéologues ne peuvent en dire plus. Les éthologues (spécialistes du comportement animal), les ethnologues et les anthropologues rencontrent aujourd’hui encore, des tribus de chasseurs- cueilleurs et analysent leurs outils de communication. L’odorat, la capacité de repérer et d’interpréter des odeurs superposées, est fondamental. Par les odeurs les ratons, aussi bien que les bébés, communiquent avec leurs mères respectives et entament une co-éducation. Les chasseurs – cueilleurs font un grand usage des odeurs. Ensuite viennent les langages des gestes, des intonations et enfin la parole. La génétique des populations ouvre de nouvelles perspectives

2. La question des origines du langage avait été interdite en 1866 par la Société linguistique de Paris, lassée des communications farfelues et soucieuse d’éviter un conflit avec les croyants autour de la tour de Babel et de la “confusion des langues” (La Bible, Genèse). Mais elle redevient d’actualité. Marcel Locquin (“Quelle langue parlaient nos ancêtres ?” Ed. Albin Michel 2002) pense que le fœtus et le nouveau-né passent par les principaux stades connus par les êtres vivants au cours de l’évolution. Le petit d’homme fait fonctionner son larynx : il émet des voyelles pures puis des consonnes pures et il les combine avec des inversions de telle sorte qu’à partir d’une dizaine de phonèmes, de sons, il parvient à un million de mots possibles. Il accède au langage articulé. Mais les adultes l’obligent, entre un et deux ans, à les imiter et donc à s’éloigner des archétypes pour adopter un système symbolique, spécifique et appauvri. Mais comme il n’arrête pas de poser et de se poser des questions il avance dans la connaissance, comme le fit l’humanité au cours des millénaires. (d’après des propos recueillis par Patrice van Eersel et M-J Grosjean, “Nouvelles clés” internet 2006_03_16).

3. Une autre approche est décrite par le linguiste Jean-Marie Hombert. Ce spécialiste des langues africaines bantoues a coordonné un ouvrage collectif (“Aux origines des langues et du langage”, Fayard, 516 p, 2006). Des populations, qui ont un patrimoine génétique proche, parlent des langues proches même si elles sont géographiquement très éloignées. Il y a 10.000 ans (limite après laquelle on bascule dans le Néolithique), les 10 millions de chasseurs- cueilleurs que comportait l’humanité vivaient en hordes. Elles se rencontraient rarement et leurs langues divergeaient. A partir des 6.000 langues actuelles et leurs 300 “protolangues” on peut remonter très haut, mais peut-être pas à la première langue de l’humanité, comme le pense le linguiste américain Merritt Ruhlen (“L’origine des langues”, Belin 1997). Les premières sépultures datent de 100.000 ans et on peut supposer que les rites funéraires exigeaient des échanges d’informations. Ceux-ci pouvaient être très élémentaires, gestes, signes ou onomatopées. L’informatique permet de traiter les “contraintes de glissement sémantique”. Ainsi un mot qui a signifié le “sein” a pu désigner ensuite le “lait” dans une autre langue, ce qui indique une origine commune. “Car chaque terme nous renseigne sur une organisation sociale, un ensemble de préoccupations quotidiennes, un état des connaissances empiriques, des croyances et des idées religieuses.” Malheureusement les langues disparaissent très vite. Dans un siècle 90 % d’entre elles seront perdues. Déjà il ne reste que trois ou quatre locuteurs d’une langue bantoue. Il faut faire vite pour avoir une chance de reconstituer ce qui peut l’être au sujet des origines communes. (d’après des propos de J.-M. Humbert, recueillis par Xavier Lacavalerie, Télérama, 2006_06_26)

3. Les romans préhistoriques, quand ils sont bien documentés, attachent une grande importance au langage. Pierre Pelot en fait l’un des thèmes essentiels de “Qui regarde la montagne au loin” (tome 1 de “Sous le vent du monde”). Le récit se passe il y a 1,7 millions d’années, chez Homo habilis qui, d’après les préhistoriens, a peut-être déjà un début de langage articulé. Jean M. Auel dans “Les enfants de la Terre” prête une grande attention au langage des gestes que pratique couramment le Clan (Néandertal) alors que d’autres tribus plus évoluées (Cro-Magnon) semblent en avoir perdu le souvenir. L’action du roman se passe vers 30.000 ou 20.000 ans avant notre ère. Jondalar (Cro-Magnon) analyse chez sa compagne Ayla (Cro-Magnon élevée chez Néandertal) la liaison entre la parole et les gestes : “les sons qu’elle utilisait n’étaient là que pour appuyer ce qu’elle exprimait avec son corps”. (tome 2 “La vallée des chevaux” p. 507). Ayla explique : “… Signes par mains, pas langage entier du Clan. Beaucoup plus dit par visage, corps. Façon de marcher, tourner tête, raidir épaules dit plus que mots, si tu connais sens. Très long temps nécessaire pour apprendre langage de Clan.” (tome 3 “Les chasseurs de mammouth” p. 116 – 117) Ce langage par gestes, explique-t-elle, est utile à la chasse pour ne pas alerter le gibier. Il exerce l’attention et interdit le mensonge car le corps parle sans le savoir. Jean M. Auel confond un peu les époques mais ce qu’elle explique reste vraisemblable.

4. On comprend que les hominidés vivaient en symbiose avec les animaux : ils les imitaient autant qu’ils les craignaient. Boris Cyrulnik explique que l’homme a appris la vie en société et sa hiérarchie en imitant les loups. Les animaux en chasse sont silencieux, se comprennent à demi-geste. Faire du bruit peut signifier son arrêt de mort. Les primitifs ne joignaient pas le geste à la parole mais plutôt la parole au geste comme on le voit dans les explications que donne Ayla à Jondalar. Dans “Le langage oral” (1925) Marcel Jousse (1886-1961), linguiste et anthropologue, explique l’importance du langage par gestes, moyen en communication entre tribus qui ne parlent pas la même langue. En Australie, chez les Warramunga, il est interdit aux veuves de parler pendant douze mois. Elles communiquent par un langage de gestes particulier aux femmes : quand elles se réunissent dans le camp le silence est presque parfait mais elles entretiennent une conversation animée avec les mains, les bras, les coudes. On montrait une vieille dame qui n’avait pas prononcé un mot depuis vingt-cinq ans. Même chose en Amérique du Nord : “... des Indiens de deux tribus différentes, dont chacun d’eux ne comprend pas un mot du langage oral de l’autre, peuvent rester une demi-journée à causer et à bavarder, se racontant toutes sortes d’histoires par des mouvements de leurs doigts, de leurs têtes et de leurs pieds.” (Lévy-Bruhl, cité par Marcel Jousse)

5 Le décalage entre populations, en ce qui concerne le langage, est vu avec beaucoup de subtilité par J.-H. Rosny Aîné. Devant des inconnus, possiblement hostiles, le geste est accompagné de mimiques et d’une amorce de rire. Ceci met en confiance les interlocuteurs, linguistiquement moins armés mais qui vont apprendre très vite :

Aoûn se mit à rire. il montra ses armes, il éleva ses bras à la rude musculature :

– Comment l’homme et la femme aux grands poils lutteraient-ils contre Aoûn ?

Son rire étonnait les autres et atténuait leur crainte. Une curiosité parut sur leurs faces épaisses ; et Zoûhr parla doucement :

– Pourquoi les hommes velus ne feraient-ils pas alliance avec l’Oulhamr et le Wah ? La forêt est sans bornes ; la proie est abondante.

Il pressentait qu’ils ne pouvaient pas le comprendre, mais, comme Aoûn, il croyait à la vertu de la parole articulée. Il ne se trompait point : la femme et l’homme velus tendaient l’oreille avec une curiosité qui, peu à peu, faisait naître la confiance.

Lorsque Zoûhr se tut, ils demeurèrent penchés, encore aux écoutes, puis la femme fit entendre des sons qui, proches encore de l’animalité, contenaient le rythme humain. Aoûn se remit à rire, d’une manière amicale et, jetant ses armes à ses pieds, il fit les signes qui marquaient l’apaisement. La femme aussi s’était mise à rire, un rire roide, cassé, embryonnaire, que l’homme imita pesamment.” (“Le Félin géant”)

6. Pour voyager – et l’homme préhistorique a beaucoup voyagé – il faut pouvoir communiquer, calculer et s’orienter. Homo sapiens apparaît en Afrique vers 150.000 ans et migre dans toutes les directions. On trouve sa présence au centre de l’Australie il y a 50.000 ans. Il y est parvenu par bateau et a navigué sur une centaine de kilomètres ce qui suppose maîtriser l’art de la navigation : observer, formuler, calculer, transmettre. Jean M. Auel imagine que Neandertal ne pouvait pas penser au-delà de trois, sauf le sorcier du clan qui compte péniblement jusqu’à vingt. Ayla, Cro-Magnon d’origine, a marqué les jours, les lunaisons et ses périodes de féminité sur des bâtons. Elle ne sait pas dire les grands nombres car elle ne connaît pas les “mots à compter”. Jondalar les lui apprend. Chasseurs et voyageurs développent une connaissance élémentaire des plans de chasse et des cartes pour voyager. En ce qui concerne les plans de chasse les chefs les plus expérimentés savent tracer sur le sable à l’aide d’un bâton des signes élémentaires représentant les obstacles naturels. Ce qui permet, pour monter l’embuscade, de déterminer la place des chasseurs en fonction de la situation mouvante des troupeaux de bisons ou de mammouths et des vents dominants. Pour les cartes à voyager il s’agit, pense Jean M. Auel, de morceaux d’ivoire ou de bois sur lesquels sont gravés d’une manière symbolique des lieux qu’il faut atteindre (montagne, confluents de rivières etc…). Quand le voyage s’étend sur des centaines de kilomètres on se déplace d’une éminence à l’autre et d’un peuple à l’autre. Jean M. Auel imagine que l’arrivée d’un voyageur est repérée de loin. Pour s’identifier devant des chasseurs méfiants envoyés en éclaireurs, le voyageur décline sa généalogie : ses interlocuteurs retrouveront peut-être en lui un cousin lointain. Des problèmes de langues plus ou voisines se posent. On procède au mieux par signes et gestes d’apaisement. Le voyageur reste quelques jours ou quelques mois. Quand il repart on lui fournit une carte élémentaire et des indications orales pour identifier de nouveaux points de repère. Tout cela reste vraisemblable parce que confirmé, notamment par des cartes-bâtons d’Inuits de la fin du XIX° siècle.

7. En conclusion la question de l’origine du langage est très complexe. Il faut partir d’un langage assez élaboré par gestes et par signes et accompagné d’onomatopées de mieux en mieux articulées. Progressivement et inlassablement les humains ont perfectionné cet outil essentiel pour la survie dans une vie en communauté.

Débat 2011

1. Roger à la liste cryptozoologie 2011_10_01 : Bonjour, J’aimerais avoir votre avis sur ce texte que je m’apprête à mettre sur le site www.retorica.info. J’intégrerai vos remarques avec seulement mention du prénom comme j’ai l’habitude de le faire avec les correspondants de la liste Retorica. Cordialement

2. Benoît 2011_09_30 : Concernant les capacités cognitives des hominidés fossiles autres que H. sapiens, je pense qu’il y a une obnubilation très « philosophie occidentale« , sur le fait d’équivaloir cognition de « haut niveau » et langage articulé développé. savoir si les Hommes de Néandertal, de Java et tutti quanti avaient un langage articulé similaire au nôtre n’est pas un problème résolu : polémiques autour de la commande motrice du larynx, les vaisseaux méningés autour des centres nécessaires au langage – au nombre de plus d’une dizaine etc. Je ne pense pas qu’on puisse résoudre indirectement ce problème via l’étude de la seule culture matérielle : l’on sait aujourd’hui que les « cris » de simples cercopithécidés renvoient déjà à une sémantique (Vervet) voire une proto-syntaxe (Mone de Campbell)…. on peut très bien imaginer que le système de communication vocale de certains hominidés, forcément beaucoup plus sophistiqué, ait pu permettre une intelligence sociale et technique complexe, sans être pour cela identique au langage articulé sapiens… en outre, il ne faut pas sous- estimer l’apprentissage par observation-imitation, qui nécessite une très grande sophistication cognitive, et la présence des réseaux neuronaux de l’empathie, très complexes.

Oui, Porchnev s’est lourdement trompé sur le feu, comme beaucoup de savants d’autrefois, ainsi que le souligne Didier Leroux. ce n’était pas pour autant un idéologue (il a été persécuté par les « marxistes d’état » de l’ex-URSS) et c’était même un anthropologue de grande envergure – je me permets de renvoyer ici à l’étude que je lui ai consacré dans le n. 3 de Kraken, la revue du Musée de Zoologie de Lausanne.

3. Pierre 2011_10_01: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/un-gene-de-la-parole-chez-

neandertal_13296/

L’adresse ci dessus conduit a un résumé d’une découverte de l’institut Max Planck, dont je me souvenais avoir lu une relation. Je croyais donc la chose réglée. Par contre par simple curiosité je serais heureux de savoir si le perroquet, mais surtout le ménate dont la diction est absolument impeccable (je me souviens dans une grande surface, m’être fait apostropher, et m’étant retourné pour répondre au salut… m’être trouvé face à un Ménate rigolard !) possèdent le fameux gène FOXP2

Je pense que votre article se doit d’intégrer cette découverte capitale, non quand à la certitude du langage, mais tout au moins à son impossibilité en cas d’absence ! Hélas l’os hyoïde de par sa fragilité ne peut guère subsister de manière suffisamment significative. J’espère que ces quelques précisions vous seront de quelque utilité.

4. Roger 2011_10_01 : Merci pour cette contribution très intéressante que je retiens. Pour une meilleure lisibilité, un meilleur confort intellectuel et un meilleur dynamisme je ne retouche pas mon article mais j’ajoute les remarques dans des paragraphes complémentaires. L’esprit du lecteur reste ainsi en éveil. Merci encore pour les échos que vous provoquez.

5. Frédéric 2011_10_01 : Pour ce qui est gène de la parole chez le mainate, je n’en sais rien. Par contre, en vieil habitué des festivals de films d’archéologie, je me souviens avoir entendu le fait mentionné dans un documentaire – dont le titre m’échappe, mais que je pourrais retrouver, si cela vous intéresse – sur l’ Homme de Néandertal. Il y était aussi fait mention d’un autre gène qui avait permis aux chercheurs de l’Institut Max Planck de déterminer que l’Homme de Néandertal était roux… Mais là, il s’agissait peut-être d’une caractéristique individuelle.

6. Benoît 2011_10_03 : En réalité, si les biologistes et spécialistes d’Anthropologie Physique sont en quête de telles données paléobiologiques (ici paléogénétiques) nouvelles, c’est que l’étude de la base du crâne, de l’os hyoîde etc. (et autrefois des apophyses geni 🙂 est très insuffisante et n’a permis aucune conclusion décisive faisant consensus !

Si vous affirmez que H. erectus et Néandertal possédaient une forme de communication vocale sophistiquée, vous jouez forcément gagnant. Mais là n’est pas là le coeur du débat, mais bien plutôt : ces deux espèces possédaient-elles un langage similaire en complexité à sapiens ? la discussion, bien que courtoise, fait toujours rage à ce propos en Anthropologie Biologique actuellement, et ce entre autres sur la base d’études paléoneurologiques affinées. Concernant erectus, beaucoup de chercheurs sont sceptiques au vu de sa rapidité de croissance et donc de développement cérébral. pour Néandertal, les avis sont plus partagés. un exemple parmi d’autres : J.J. Hublin, une autorité en matière de paléobiologie des Néndertaliens, fait part dans son dernier livre de ses doutes à propos de la similarité des langages de Néandertal et Homo sapiens, voire de leurs capacités cognitives… Force est d’admettre que la controverse reste ouverte.

7. Frédéric 2011_10_02 : En réalité, la présence du «gène de la parole», telle qu’évoquée dans le documentaire évoqué dans un de mes messages précédents, n’est – pour moi – qu’une confirmation de ce qu’un examen attentif du palais, de la base du crâne des Néandertaliens (sans parler de l’os hyoïde…) et des insertions musculaires (notamment de la lange) montre à suffisance : ils parlaient, tout comme les Homo erectus. La réaction des Préhistoriens qui avaient assisté à la projection du dit documentaire avait, d’ailleurs, été unanime : c’est le plus bel enchaînement d’enfoncement de portes ouvertes jamais réalisé sur le sujet !

8. Benoît 2011_10_02 : Oui, la présence du gène FOXP2 a été prouvée depuis peu d’années chez Néandertal. mais on ne le connaît pas à ce jour chez des oiseaux… cela dit, en Génétique Fonctionnelle, tout ce qu’on sait de FOXP2 (indûment qualifié de « gène de la parole » dans les textes de vulgarisation) c’est qu’il est nécessaire pour qu’il y ait langage articulé complet (…) Mais là, il s’agissait peut-être d’une caractéristique individuelle.

9. Frédéric 2011_10_02 Je voudrais revenir trente secondes sur la dernière contribution de Roger que je trouve particulièrement intéressante par les perspectives qu’elle ouvre quant aux origines du langage. Toutefois, le passage suivant m’a quelque peu fait sourire : “Jean M. Auel imagine que Neandertal ne pouvait pas penser au-delà de trois, sauf le sorcier du clan qui compte péniblement jusqu’à vingt. Ayla, Cro-Magnon d’origine, a marqué les jours, les lunaisons et ses périodes de féminité sur des bâtons. Elle ne sait pas dire les grands nombres car elle ne connaît pas les “mots à compter”.

Ce passage m’a fait irrésistiblement penser à un épisode des Shadocks, dans lequel le professeur Shadocko essaie d’apprendre à ces horribles bêtes à compter. Or, le cerveau des Shadocks est tellement limité qu’ils ne peuvent compter que jusque 4 ! Rappelez-vous (avec la voix de Claude Piéplu) :

– Quand il n’y a pas de Shadock, on dit «GA», et on écrit « O » – Quand il y en a un de plus, on dit «BU», et on écrit « __ » – Quand il y en a encore un, on dit «ZO», etc…

Les pauvres Shadocks, une fois arrivés au nombre 3 (On dit «MEU»…) sont bien embêtés.

Passons : pour avoir lu les romans de Jean Auel, je dois dire que ce détail m’avait échappé. Mais donner aux Néandertaliens une intelligence de Shadocks me semble «être un peu fort», d’autant qu’ils devaient être capables de compter, et le temps, et les distances, pour des raisons évidentes, ne serait-ce que pour organiser les déplacements saisonniers. Encore une fois : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de trace d’un phénomène que celui-ci n’a pas pu exister… La meilleure preuve est qu’ils [les Shadocks ] ne peuvent pas retenir plus de quatre choses : s’ils veulent en apprendre une cinquième, ils sont physiologiquement obligés d’oublier la première chose qu’ils ont apprise…

Roger et alii

Retorica

(18.900 caractères)

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