09 FRA Burkini continuum 1 (1 à 15) 2016-09

 

(1) J’ai noté vos réactions et je les rassemble sous l’objet 09 FRA Burkini, par commodité et parce que l’actualité aidant il est devenu le point nodal de notre réflexion. Pour faire bref :

http://www.nouvelordremondial.cc/2016/08/27/sherazade-se-noie-a-cause-de-son-burkini-sa-famille-menace-de-porter-plainte-contre-la-mairie-de-cannes/

Le drame de Sherazade a transformé cette malheureuse en soldat involontaire du jihad. Je retiens en fin de fichier la position de Luc Ferry : réprimer le « trouble à l’ordre public » mais il faut préciser, avec discernement. D’où mieux former les policiers et avec eux nous tous, les citoyens. Car le conflit avec l’islamisme n’est pas (encore) la guerre.

Roger.

Réactions à 09 FRA Islam de France Confrontations 2016-08-24

(2) Jean-Marie (26 août 2016) : Le christianisme est basé sur l’amour. Les dérives apparaissent avec le début du moyen âge et peut-être à cause de l’arrivée de l’islam.

Christianisme => amour, égalité, reconnaissance de l’autre, apolitique    Islam => antichristianisme, haine, esclavage, soumission., politique.

Le djihadisme n’est autre qu’une secte extrémiste utilisant la religion comme soi-disant support à ses actes barbares.

Malheureusement cette secte a la reconnaissance de nos élus qui lui fournit armes et moyens logistiques pour exécuter leurs méfaits en toute impunité.

Sommes-nous en guerre contre cette secte ? Officieusement oui (effet d’annonce), officiellement non (politiquement correct). En temps de guerre, tout fiché S serait arrêté, embastillé, au pire fusillé. Nous le paierons très cher (Europe), nous n’en sommes qu’aux balbutiements.

Roger (27 août) : Très juste. Je poursuis l’échange.

 

Réactions à 09 FRA Islam de France Salafisme 2016-08-20 réactions

 

(3) Bernard (26 août) : Sept riches interventions. Merci.

1) le djihadisme n’est que la réponse contemporaine de gens qui, soit sont aveuglés mais sincères (il y a eu depuis toujours des esprits influençables), soit règlent là leur ressenti d’être dans une impasse existentielle. Pour ces derniers, très souvent petits délinquants ayant baigné dans un univers violent et sans cadre social, le passage à une autre violence, mais ‘justifiée’, est facile. Enfin ils ‘existent’.

2) et 3) quitte à être traité -c’est très tendance, mais pas ici heureusement- d’islamophobe, je pense moi aussi que Coran et Bible (même l’Ancien Testament, quoique…) ne peuvent être comparés. Oui, la Bible apporte in fine un message d’amour et de paix, alors que le Coran est né dans la violence et valide la violence. On répondra qu’il y a plusieurs lectures du Coran (comme de la Bible d’ailleurs!), mais malheureusement je n’en vois aucune qui aille vers l’amour des non-musulmans. Me gêne aussi ce culte de la mort et des martyrs.

4) quoique je ne sois pas un fan inconditionnel de Rémi Brague, il vaut tout de même mieux que d’être récupéré par un Zemmour

5) merci de m’avoir fait connaître cet édit admirable de Louis X le Hutin. Tremble, Sarkozy!

6) la formulation de ce paragraphe me gêne, car il peut être lu comme une justification de la colonisation et rappelle l’imbécile article 4 de la loi chiraquienne de 2005 sur ‘le rôle positif de la colonisation’, article qui a fort heureusement été retoqué

7) agnostique, non par conviction, mais par élimination de toutes les options incluant un ou des dieux, je ne puis comprendre qu’on puisse faire le grand écart en se référant à une foi religieuse ET à la science. D’autant que l’on connaît les combats féroces que les religions ont livré et livrent toujours au progrès scientifique, même en France pour certains groupes.

 

(4) Roger (27 août) : Nos certitudes sont de plus en plus ébranlées…

 

Point 4) Zemmour vaut mieux que la réputation qu’on lui a faite. Il suffit de lire son article dans le Figaro du jeudi. On y trouve également l’article hebdomadaire de Luc Ferry, toujours intéressant.

 

Point 6) Justification de la colonisation :

 

(5) 13 HIS Algérie colonisation 2016-08-27 Hocine Aït Ahmed (1926 – 2015) , réfugié en Suisse, reconnaissait le rôle positif de la colonisation. Il déclarait, dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble, organe de l’Association culturelle d’éducation populaire : « Chasser les pieds-noirs a été plus qu’un crime, une faute car notre chère patrie a perdu son identité sociale. » Il ajoutait : « N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme – je dis bien les pieds-noirs et non les Français -, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques. Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. » « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! » (voir sa fiche Wikipédia)

 

point 7) Information complémentaire intéressante :

 

(6) 31 SOC immigration guêpes du Panama 2016-08-27

« C’est une histoire instructive que raconte le sociologue Zygmunt Bauman. En 2005, des entomologistes de la Zoological Society de Londres se rendent au Panama, équipés d’appareils électroniques leur permettant de baguer des guêpes. Six mille heures durant, ils suivent les évolutions de 422 guêpes appartenant à 33 nids. Et leurs conclusions sont stupéfiantes : jusqu’alors on croyait que la « sociabilité » de ces insectes dits sociaux (comme les abeilles, les fourmis et les termites) se limitait à leur seul nid ; les chercheurs découvrent qu’au cours de leur vie une grande majorité d’ouvrières (56 %) abandonnent leur nid de naissance pour en intégrer un autre de leur choix.

Et elles y sont accueillies non pas comme des visiteuses importunes qu’on discrimine et marginalise, mais comme des membres à part entière, qui « fournissent nourriture et soins à la progéniture du nid, au même titre que les ouvrières indigènes ».

Stupeur : « La fluidité d’appartenance et le brassage perpétuel des populations constituent la norme chez les insectes sociaux. » Et cette norme est apparemment appliquée de façon « naturelle », « sans recours à aucune commission royale, ni projet de loi soumis à la hâte, ni Haute Cour, ni camp de demandeurs d’asile. »

Qu’en conclut Bauman ? Que si les entomologistes jusqu’alors n’avaient jamais relevé ce fait, c’est parce qu’ils projetaient sur les insectes les usages de leurs propres sociétés monoculturelles et peu métissées. C’est seulement parce qu’une génération nouvelle de chercheurs a importé, dans la forêt panaméenne, ses propres pratiques de vie, acquises dans le Londres multiculturel du XXI° siècle, qu’ils ont pu mettre à bas les vieux stéréotypes et renverser les perspectives.

« Aujourd’hui nous ressemblons tous – ou nous n’allons pas tarder à ressembler – aux guêpes de Panama », dit Bauman. Dans la modernité « liquide » qui est la nôtre, les frontières deviennent floues et imperméables (1), nos cadres de vie ont toutes les chances de demeurer changeants et kaléidoscopiques. Et de cette histoire nous devons retenir que, pour essayer de comprendre le monde, il va falloir réformer nos outils de pensée et notre cadre cognitif… » (…)

(1) il est probable qu’il faut comprendre le contraire : nous croyons que nos frontières sont imperméables mais en réalité elles « deviennent floues et perméables ».

 

(d’après Jean-Luc Porquet, « Les guêpes du Panama », Canard, 2012_06_20)

 

 

(7) Bernard (27 août) : Ces réponses me semblent biaisées et en rien probantes.

Zemmour: les contradictions et les volte-face des personnages publics sont légions (cf. Sarkozy) et il n’est pas approprié de mettre en exergue une seule déclaration (et dans LE FIGARO!) pour prétendre conforter une démonstration. Il traîne sur le Net une foison de déclarations scandaleuses de Zemmour, écrites et filmées. En outre, il est édifiant de voir avec qui il est ami. Il est donc inexact de dire ‘qu’on [qui est ce ‘on’?] lui a fait une réputation’, c’est lui-même qui se l’est faite.

Colonisation : ici, le même procédé que je réprouve : on pique UNE déclaration d’UN des chefs du FLN pour justifier la colonisation. C’est la rengaine de tous les colons et de leurs amis : grâce à la colonisation les ‘sauvages’ ont été civilisés (écoles, santé). En ‘oubliant’ que le moteur initial est la conquête économique et nullement le désir d’aider les peuples conquis, la version contemporaine étant l’exploitation cynique du tiers-monde par les multinationales. Par contre, il est évident que chasser la partie la plus dynamique d’une population est une erreur (cf. la révocation de l’Edit de Nantes!), mais l’Homme est l’Homme et ses passions dominent toujours sur sa raison. D’autant plus quand il s’agit de groupes, de peuples entiers. Ce sont toujours les plus extrémistes qui l’emportent.

– Abeilles de Panama : j’ai des doutes et vais donc me renseigner plus avant.

 

(8) Roger (28 août) : 14 INF Zemmour. Je connais l’individu et ses dérapages mais je le lis régulièrement ce qui ne semble pas être votre cas. Ses recensions sont toujours intéressantes mais il faut les lire attentivement et le clavier sous la main pour débusquer les sophismes dont il est coutumier et faire avancer notre réflexion. Exemple que je vous joins.

 

(9) 15 JUS Droits humains Harouel Zemmour 2016-08-27

« Les droits de l’homme contre le peuple » par Jean-Louis Harouel approfondit la mise en garde de Marcel Gauchet qui « avait, le premier, annoncé que la conversion des démocraties occidentales à la politique des droits de l’homme les « conduirait à l’impuissance politique» . En 1989, Régis Debray avait brocardé « la doctrine des droits de l’homme, la dernière de nos religions civiles ». » (E.Z) Cette religion « est allée au bout de sa logique nihiliste. Mais l’enjeu est désormais encore plus vital. » (E.Z) « Cette rencontre des droits de l’homme et de l’islam évoque celle du nitrate et de la glycérine ». (E.Z) Jean-Louis Harouel, juriste et théologien, montre que « l’islam est à la fois religion et régime politique » (JL.H). L’islam ne tolère aucune contestation. Or « les droits de l’homme sont la religion séculière qui a pris le relais de la religion séculière communiste… la promesse de perfection sociale ne réclame plus la suppression de toute propriété mais la négation de toute différence entre les humains. » (JL.H) Harouel voit dans cette religion l’influence d’hérésies chrétiennes : la gnose et le millénarisme. « Le gnostique est un homme-Dieu au-dessus des lois et de la morale ordinaire du Décalogue… Le millénarisme annonce la promesse terrestre du royaume de Dieu alors que Jésus l’avait déplacé vers les cieux… La gnose et le millénarisme ont en commun le refus que le mal peut résider en l’homme. »(JL.H) Or « la gnose et le millénarisme était déjà aux sources du communisme et de ses pratiques totalitaires » (E.Z). Après la Seconde Guerre mondiale la Convention européenne des droits de l’homme en 1950 instaura le « culte des droits de l’homme » (JL.H) les juges devenant « une nouvelle prêtrise judiciaire » (JL.H). Le professeur de droit Georges Lavau dit que « les hauts magistrats se sont arrogé, en créant des règles nouvelles au nom des principes généraux du droit, une fonction de type prophétique ». Ce qui mène au principe de « non-discrimination » qui empêche l’Etat de « protéger et défendre son peuple menacé d’éviction et de destruction sur son propre territtoire ». (E.Z) C’est ainsi qu’on passe des droits de l’homme à l’islam avec « un ordre totalitaire qui nie la distinction entre sphère privée et sphère publique (islam) ». (E.Z) C’est ainsi que les nations européennes sont menacées de mort. D’où la proposition : « Il est indispensable de discriminer… Soumettre l’islam à un statut dérogatoire pour le contraindre à se limiter à la sphère privée… S’inspirer du statut discriminatoire suisse… La France ne peut espérer survivre qu’en rompant avec son culte de la discrimination. » (JL.H) « Les droits de l’homme ou la vie. (…)- « C’est la reprise de la célèbre formule de Robespierre : « Que l’Empire périsse pourvu que les principes demeurent ». Sauf que l’Empire, c’est la France et les Français. » (E.Z)

(d’après JL.H Jean-Louis Harouel et E.Z Eric Zemmour « Les droits de l’homme ou la vie », Figaro, 19 mai 2016)

(10) Roger (2016-08-27) Eric Zemmour veut trop prouver et tombe dans le sophisme. Car la formule de Robespierre est : « Périssent les colonies plutôt qu’un principe. » (13 mai 1791) : « Périssent les colonies, s’il doit vous en coûter votre bonheur, votre gloire, votre liberté. Je le répète : périssent les colonies et les colons s’ils veulent, par des menaces, nous forcer à décréter ce qui convient le plus à leurs intérêts.Je déclare au nom de l’Assemblée, au nom de ceux des membres de cette Assemblée qui ne veulent pas renverser la Constitution, au nom de la nation entière qui veut être libre, que nous ne sacrifierons aux députés des colonies, ni la nation, ni les colonies, ni l’humanité entière… »

4 février 1794 Abolition de l’esclavage par la Révolution française.

voir http://www.gauchemip.org/spip.php?article1642

Cette abolition était bien ancienne. L e 3 juillet 1315, Louis X le Hutin, roi de France, publie un édit établissant que « le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. » Mais il fallait abolir tout ce qu’avait fait la monarchie…

Sur le fond du problème. On ne disqualifie pas les droits humains mais on en dégage l’essentiel. A mon avis il réside dans la parité hommes femmes. Ce que je ne vois ni dans la thèse d’Harouel, ni dans son compte-rendu par Zemmour.

 

(11)  13 HIS Algérie colonisation. Malheureusement pour votre thèse l’avis favorable d’Aït Ahmed n’est pas isolé mais correspond à ce que j’ai pu vivre en Algérie et bien d’autres comme moi,  les Pieds-noirs. J’ai fréquenté les milieux nationalistes à Rennes puis à Tiaret. J’étais favorable à l’indépendance et nous souhaitions tous la permanence française dans une sorte d’ « indépendance dans l’interdépendance » (pour reprendre la formule d’Edgar Faure en 1958 au sujet du Maroc). Voir sur Wikipédia l’analyse du « Je vous ai compris ».  Les plus lucides d’entre nous savions ce que nous devions à la colonisation française. Nous étions sur la position d’Albert Camus. Souvenir personnel :  Nous avions alors une femme de ménage qui nous suppliait de rester. Nous l’aurions fait bien volontiers mais l’islamo-marxisme du FLN et l’OAS en ont décidé autrement. Dans une brochure publiée par PEMF et disponible sur Amazon « L’Algérie dans la violence » (2000) j’ai analysé l’étendue du désastre. Les décolonisations heureuses sont rares. Et cette colonisation était moins malheureuse qu’on a bien voulu le dire. Des Pieds-noirs pourraient-ils revenir en Algérie ? Pourquoi pas  si le pouvoir issu du FLN  pouvait se réformer et tenait vraiment l’islamisme à distance…

 

(12) Bernard (28 août) : Merci, mais, désolé, on ne me ‘vendra’ pas Zemmour. Et je n’ai aucune envie, ni le temps, d’éplucher quotidiennement les sorties de ce personnage. Me suffisent sa ‘pensée’ générale et ses amitiés, qui me répugnent. Vais-je donc devoir lire in extenso Hitler, Staline, Mao et quelques autres criminels pour y dénicher une idée subrepticement non condamnable?

Quant à la colonisation, ce ne sont pas quelques rares citations, qui vont opportunément dans un sens souhaité, qui l’absoudront à mes yeux.

Nombre d’intellectuels glosent savamment sur des nuances, souvent d’ailleurs avec un but caché, mais ceci n’ôte pas aux principes des droits de l’Homme leur valeur universelle.

Et quand en plus certains appellent Dieu à la rescousse, voilà qui m’achève.

L’étoile, ce doivent être les droits de l’Homme. C’est-à-dire, en bref, ne pas faire aux autres ce qu’on ne veut pas qu’on vous fasse. Mais c’est une étoile bien trop lointaine pour cette misérable humanité, qui, trop vile, érige le sacro-saint pragmatisme en paradigme, ce qui ‘justifie’ pour ses adeptes toutes les barbaries.

Je suis bien d’accord qu’il y a le noble souhaitable et le pauvre possible, mais cela ne doit en rien justifier qu’on hurle avec les loups.

 

(13) Michel à Roger (28 août) : Je suis au moins d’accord avec la FIN de ton message (interdiction du BURKINI au nom de l’égalité H-F.  par contre, tout ce qui précède (80p100 de ton message …pardon, moins, car j’aurais tendance à être d’accord avec la « charte de Robert Ménard », ce qui pourtant me gêne un peu, vu le bonhomme) me semble relever d’un appel à l’intolérance ou quasiment à la guerre civile. Tu me diras que tu ne fais que citer, que tu ne dis pas que tu t’associes…mais c’est la 2ème fois que je trouve , sur ce sujet, tes messaages …disons « ambigus ».  Suis-je seul à réagir ainsi ?

 

(14) Roger (30 août) : Il n’y a pas d’ambiguïté chez moi. Nous sommes au bord de la guerre civile et justement en reconnaître les données c’est la conjurer, non la provoquer.

Les juifs pratiquants n’ont jamais prétendu renverser la République et surtout pas en portant « une ample robe de bain colorée et un voile sur la tête », pas plus du reste que nos arrières-grands-mères…

Tu as raison. Ce n’est pas RELIGIEUX, c’est surtout CULTUREL et POLITIQUE avec tout ce que cela suppose de stratégie et de tactique. La malheureuse jeune fille (Shéhérazade)  qui est morte noyée dans son burkini sur la plage de Cannes était le petit soldat d’une guerre qui la dépassait. Voir la réaction de Luc Ferry :

 

(15) 09 FRA Burkini Ferry 2016-08-29

Luc Ferry « Burkini et puis quoi encore ? »

« La vérité, c’est que le port du burkini ne relève d’aucune obligation religieuse. Il s’agit d’une invention de fondamentalistes qui veulent savoir jusqu’où ils peuvent aller dans l’islamisation de nos sociétés. » Il faut s’y opposer avec l’argument le plus simple et le moins contestable sur le plan juridique : le trouble à l’ordre public.

« La fin du théologico-politique signifie que « notre droit n’est plus dérivé de textes religieux, mais désormais conçu et promulgué par et pour les êtres humains, à partir de leur raison et de leur volonté censées prendre en vue l’intérêt général. »

« Il faut aussi parler de la fin du « theologico-éthique » avec l’émergence, autour du XVIII°siècle, des grandes morales publiques. C’est l’essence même de la laïcité et le burkini n’est pas concerné.  Ce qui est interdit c’est « le trouble à l’ordre public » ou « l’incitation à la haine ».  C’est aux musulmans de se révolter contre les provocations des fanatiques.

D’où la position consternante des responsables musulmans quand ils défendent le burkini au nom de la morale laïque au lieu de le condamner. De même il faut résister à l’islamo-gauchisme. Un représentant du PCF ose entonner l’air de la « tolérance » contre ces « mesures liberticides ».

« Nous sommes en guerre, la République est menacée, nos concitoyens aussi, à commencer par les musulmans qui rejettent le fondamentalisme, alors prenons ensemble la mesure de la menace, résistons et soutenons les maires qui ont le courage de réagir. »

(d’après Luc Ferry, Figaro, 25 août 2016)

 

Roger et Alii, Retorica, 3 150 mots, 19 200 caractères, 2016-09-02

 

 

 

 

 

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