19 MED acupuncture etc Nadia Volf 2017-02

Il existe sur le net de nombreuses présentations de l’acupuncture. J’ai préféré donner la parole a une praticienne dont la vie est un roman d’aventures en même temps qu’une leçon de vie pleine de sagesse pratique. La numérotation est de Retorica. Roger.

 

(1) Dr Nadia Volf J’ai choisi la liberté”, (Ed. VDB, 2007 www.editionsvdb.fr) Le titre est un hommage à Viktor Kravtchenko (voir Wikipédia ). 4° de couverture : “Russe et juive, médecin, visionnaire. Une aventure humaine hors du commun. Nadia est née en 1961 à Saint-Pétersbourg, avec une seule passion, ou plus exactement une raison de vivre : soigner. Major de la faculté de médecine de Leningrad, spécialisée en neurologie, elle est nommée professeur à 26 ans. Un parcours exceptionnel. Or Nadia est juive. Médecin de quartier on l’aurait supportée, mais professeur, chef de service ? Non. On lui refuse un poste, on la menace, les pressions du KGB sont incessantes. Alors elle fuit. Avec Leonid, son mari, et leur fils de 5 ans, caché dans le coffre de la voiture, ils partent dans le plus grand secret. Leur destination : la France. Nous sommes dans les années 90, ils sont médecins tous les deux, et pourtant ils vont manquer de mourir de faim dans un foyer. Mais grâce à la main tendue par des gens formidables, Nadia emballe son destin : elle travaille dur, apprend en trois mois assez de français pour repasser ses diplômes, et très vite les patients affluent convaincus par sa compétence… Aujourd’hui, elle est un médecin très réputé, qui soigne jour et nuit, et mène des recherches prometteuses. Ce pour quoi elle est née, ce dont elle avait rêvé. La France a été pour Nadia et les siens une Terre promise.”

(2) p. 26. Son père lui dicte la règle des trois fois dix : “Parce que tu es juive, Nadejda, il va te falloir travailler dix fois plus que les autres si tu veux réussir, apprendre dix fois plus que les autres, et être dix fois plus forte.”

(3) Elle a failli être danseuse, sa première vocation. Elle doit y renoncer pour raisons de santé. Puis joueuse d’échecs de très haut niveau. Elle y renonce parce qu’elle n’aime pas faire souffrir et humilier. Elle sera médecin, spécialisée en acupuncture grâce à Maria Sergéevna qui a été la seule à savoir sauver son père. Nadia a alors 14 ans. Elle sert très rapidement d’assistante à Maria et fera des études de médecine dans un univers marqué par un numérus clausus féroce : l’université ne doit accueilli qu’un pour cent de juifs.

(4) Sur 10.000 candidats et 600 places au concours d’entrée, il il n’y aura que 6 juifs. L’antisémitisme et le KGB qui surveille ses parents la mettent en porte-à-faux au lycée où elle ne peut participer à une grève dont elle était la meneuse. Elle n’aime pas Natacha Rostov de « Guerre et Paix ». Pour Nadia ce personnage a raté sa vie en abandonnant son fiancé, en tombant amoureuse d’un voyou puis en faisant un mariage de raison et trouver sa raison de vivre dans ses dix enfants. Elle l’écrit dans une dissertation. Elle a zéro. Et son père est convoqué. Elle n’a pas traité le sujet par esprit de rébellion, ce qui peut valoir de graves ennuis à la famille. C’est son père qui rédigera la nouvelle version et la lui fera recopier.

(5) Avec Léonid, autre étudiant juif en médecine qui deviendra son mari, elle se passionne pour le savoir de Maria. Celle-ci lui raconte son histoire.

  1. 128 – 129 “Tout avait commencé comme un conte de fée. Au milieu des années 1950, alors qu’elle termine ses études de médecine à Léningrad, Maria tombe amoureuse d’un étudiant chinois de sa promotion. C’est l’époque où l’URSS forme des milliers de jeunes Chinois. Maria épouse son prince, et, leurs diplômes en poche, ils repartent pour la petite ville dont le jeune homme est issu, entre Shanghai et Pékin. Lui veut exercer l’acupuncture, elle parle de charlatanisme et se moque. Mais en arrivant là-bas, elle découvre que son beau-père est acupuncteur, et le père de son beau-père également. Et elle voit combien l’un et l’autre sont respectés, et surtout combien l’état de santé de leurs patients s’améliore au fil du temps. Alors, elle s’approche, apprend le chinois, et se laisse petit à petit convaincre par cette pratique. Elle est l’élève de son beau- père, puis des maîtres de la faculté, et devient acupunctrice à son tout.

(6) Les relations se tendent entre la Chine et l’URSS et, en 1960, les liens sont rompus entre les deux pays. Alors Maria s’immerge un peu plus en Chine. Elle accouche d’un petit garçon et fonde ainsi une vraie famille. Elle pratique l’acupuncture, se donne sans compter à ce peuple qu’elle aime. Elle est profondément communiste, elle croit aux bienfaits des révolutions, et accueille la révolution culturelle de la fin des années 1960 comme une étape nécessaire.

Pourtant, c’est d’elle que surgit le cauchemar. Les gardes rouges déferlent sur sa ville. Ils arrêtent son beau-père, puis son mari, puis toute la famille, et devant elle ils exécutent son petit garçon et son mari. Ils ne la tuent pas parce qu’elle est citoyenne soviétique, mais ils l’on tuée de l’intérieur. Elle rentre seule à Léningrad à la fin de 1968 et se met à exercer l’acupuncture. C’est tout ce qui lui reste de ses années de bonheur.” D’où “le vide et l’infinie tristesse de son regard.”

(7) Nadia apprend le diagnostic par les oreilles. Elle mène déjà, étudiante en médecine, des recherches sur l’immunité que permet de développer l’acupuncture. Son mariage avec Léonid est suivi de leur diplôme de médecin à l’un et l’autre et ils restent à Léningrad car ils sont jugés indispensables par leurs maîtres , elle en acupuncture, lui en ostéopathie. En décembre 1985, c’est la naissance de leur petit garçon, Artyom. Elle a 24 ans. Elle devient agrégée en janvier 1987 mais comme juive son avenir est barré. Elle écrit son livre “Effacer la douleur par les mains” mais son éditeur l’exploite. Il lui a payé cent roubles pour un ouvrage vendu à deux fois deux millions d’exemplaires, ce que lui apprend le KGB de plus en plus méfiant à son endroit. La perestroïka semble sonner “le glas des règles morales qui régissaient tant bien que mal la vie en société jusqu’ici. On dirait que toute l’idéologie de la générosité et du partage, que mes parents m’ont appris à respecter, s’effrite petit à petit avec la libéralisation de l’économie.” (p. 211).

(8) L’antisémitisme grandit, les Juifs étant accusés de tous les maux. Le jeune couple fuit vers la Finlande avec le petit garçon caché dans le coffre de la voiture de leur amie. Ils arrivent en France où l’accueil et l’installation sont problématiques. Ils aboutissent à Nîmes. L’ancien président de la communauté juive les accueille, les héberge, les soutient. Pendant ce temps les parents de Nadia ont émigré en Israël mais ils n’ont plus d’avenir intellectuel car ils sont arrivés avec un flux considérable d’autres immigrés russes que le pays ne sait comment employer.

(9) En France le couple obtient le statut de réfugiés politiques, apprend rapidement le français, repasse ses examens (Nadia très rapidement, Léonid quelques années plus tard). Nadia subit la jalousie professionnelle de certains confrères. “Vos mains sont votre premier médecin” est édité chez Fixot en 1994. Des amies très proches meurent du cancer et Nadia oriente ses recherches dans cette direction. Elle achève son livre à Paris au printemps 2006.

(10) Nadia Volf a également publié chez Plon “Les montagnes russes” (octobre 2005). 4° de couverture :“En se penchant sur son histoire, c’est aussi celle de sa famille – juive, russe – qui lui revient en mémoire. Son grand-père fut un ancien grand général de l’Armée rouge, brisé par les purges staliniennes. Son père, chimiste célèbre, et sa mère, professeur de médecine, ont dû quitter la Russie antisémite pour aller reconstruire leur vie, à partir de zéro, en Israël. Quant à elle, promise à un avenir brillant, elle a vu son destin brisé par son exil forcé, dans les années 1990, date de son départ pour la France. Ce sont toutes ces épreuves en forme de montagnes russes qui ont façonné l’histoire tourmentée des Volf, au bout desquelles a pu renaître une jeune femme devenue une des personnalités médicales les plus en vue. Nadia Volf est aujourd’hui un médecin acupuncteur célèbre dont le cabinet à Paris ne désemplit pas. Elle a déjà publié 3 livres, dont ‘Vos mains sont votre premier médecin’.”

(11) Nadia Volf a publié en 2009 « Etre jeune à tout âge » (XO éditions). Elle y présente la méthode 3A : Activité, Alimentation, Acupuncture. Elle pense que médecines occidentale et chinoise sont complémentaires. En acupuncture, la santé dépend de notre énergie vitale, le Qi. Elle adapte la méthode 3A à chaque âge de la vie. « … on ne se nourrit pas de la même façon à 20ans ou à 60 ans, précise t elle. Le corps n’a pas les mêmes capacités avant ou après la ménopause, ce qui n’empêche pas d’être au sein de ces périodes au mieux de sa forme. Et de souffler cette bouffée d’optimisme qui devrait nous inciter à appliquer son programme à la lettre : La fatalité n’existe pas. Le destin se plie à l’appétit de vivre. Activité physique : on se muscle. Entretenir son système musculaire permet d’améliorer la circulation sanguine, de préserver la souplesse des artères et le système osseux, et de maintenir les articulations en bon état. Même les rides du visage y trouvent leur compte

Comment faire ? On marche minimum 20 minutes par jour et on s’inscrit 2 fois par semaine à des cours de QI Gong ou de gymnastique douce.

 

(12) «  Et comme le cerveau ça se muscle aussi, on apprend par exemple un poème par semaine. Les plus coquettes s’offriront un lifting par acupuncture une fois par an. Alimentation : on mange sain. Pour lutter contre les radicaux libres, on réduit sa consommation de viande. Les légumes, l’huile d’olive et les fruits en grande quantité constituent d’excellents antioxydants au naturel. Par ailleurs, il est indispensable de boire beaucoup d’eau; pour trouver la quantité recommandée, on divise son poids par 35 (ex : 70kg = 2L)

– le remède universel : boire tous les matins à jeun un verre d’eau tiède additionnée de jus de citron.

Acupuncture : on pratique la digitopuncture

Cette méthode permet de stimuler en massant les points d’acupuncture pendant 2 minutes dans le sens des aiguilles d’une montre.

-Douleur du genou : genou fléchi, stimuler les points  » museau du veau » qui se situent dans les 2 creux en dessous de la rotule.

-Meilleure circulation: stimulez le point  » monticule de sang » situé sur la face interne de la cheville, au croisement des bords supérieur et inférieur de la malléole interne.

-Mémoire; massez la face interne des gros orteils.

-Equilibre : massez le point « cou raide » situé sur le dos de la main, dans le creux entre l’index et le majeur. » (d’après une présentation du livre de Nadia Volf)

 

Roger et Alii – Retorica – 1 870 mots – 10 800 caractères – 2017-02-13

 

 

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