19 MED Cancer Bach Ayurveda 2014_08

1. Lien avec Retorica. Les guérisons miraculeuses sont surprenantes. Elles sont naturelles mais leur narration omet des éléments qui pourraient les expliquer. En cela elles relèvent de la rhétorique et donc de Retorica. Par ailleurs la puissance des mots et des images est importante. Bien choisir nos mots peut mettre fin à nos maux. Voir

19 MED Le médecin intérieur et la vision taoïste de la santé.

Au plaisir de lire vos réflexions et de les communiquer aux autres, les Alii.

Roger

2. Le docteur Edward Bach (1886 – 1936) est le créateur des fleurs de Bach :  « En juin 1917, il fait une grave hémorragie et tombe dans le coma. Il est opéré en urgence avant d’avoir repris connaissance. Un cancer… dans un stade si avancé qu’on lui donne tout au plus trois mois à vivre… Il lui reste trois mois à vivre et sa tâche est à peine entamée ! Il traverse un moment très difficile. Peu à peu, il se fait à cette idée, mais il décide qu’il emploiera au mieux les semaines qui lui restent. Il reprend ses recherches au laboratoire. Lorsque les trois mois sont écoulés, il réalise qu’il se sent en meilleure santé qu’il ne l’a été depuis longtemps. Cela l’incite à réfléchir aux raisons de son merveilleux rétablissement. Il parvient à cette conclusion, un intérêt absorbant, un grand amour, un but précis dans la vie et un facteur déterminant pour le bonheur humain sur terre (sont) le vrai stimulant qui lui a permis de surmonter ses difficultés tout en l’aidant à retrouver la santé. » (d’après www.artstella-elixirs-floraux.com)

3. « Mon docteur indien » documentaire de Simon Brook (2012). « Soins du corps. Une ancienne patiente emmène son cancérologue en Inde pour lui faire découvrir la médecine ayurvédique. Etonnant. » (H.R) Marinella Banti est soignée à Villejuif (Institut Gustave-Roussy) par le professeur Thomas Tursz pour un cancer du sein. Mais parallèlement elle décide de recourir à la médecine indienne, l’ayurvéda. « Pendant trois ans, elle multiplie les allers-retours sur place, où elle est soignée avec des plantes, des massages, la méditation, le yoga et un travail de psychothérapie. Quelques années plus tard, alors qu’elle est aujourd’hui guérie, Marinella emmène le professeur Tursz en Inde du Sud pour lui faire découvrir cette médecine traditionnelle, vieille de cinq mille ans. » (H.R) « Sur place, l’oncologue découvre, en compagnie de moines philosophes, médecins et pharmaciens ayurvédiques, les différences qui existent entre les deux pratiques. Alors que la médecine allopathique occidentale recherche des protocoles efficaces pour tous, la médecine traditionnelle indienne propose de soigner singulièrement chaque cas. » (H.R) « ayu » signifie vie et « veda » connaissance, d’où « ayurveda » science de la vie. La personne est l’association du corps, de l’esprit et de la conscience. Trois principes (« doshas ») conduisent nos fonctions de vie : le mouvement (« vata »), la transformation (« pitta ») et la cohésion (« kappa »).« Dans ce système, la vie est constituée de l’association du corps, de l’esprit et de la conscience, qui représentent les trois dimensions de l’existence — le plan physique, mental et spirituel. La santé et la maladie influent sur ces trois plans. Un traitement est dit holistique quand il joue sur ces trois niveaux. » (autre source) Le traitement vise à équilibrer ces trois éléments en éliminant « les toxines du corps avec des plantes, qu’elles soient sous forme de médicaments, décoctions, poudres, pâtes, préparations. » (H.R) Le professeur Tursz « découvre avec intérêt les multiples aspects de l’ayurvéda. Et lui reconnaît une véritable complémentarité avec la médecine chimique. » (H.R)

(d’après H.R : Hélène Riffauteau, « Soins du corps. » TéléObs, sans date)

4. J’ai évoqué le cas d’Anita Moorjani, revenue à la vie après une expérience de mort imminente (NDE/EMI) et revenue guérie du cancer qui l’avait tuée. Voir le fichier Retorica :

26 REL NDE Moorjani extraits mars 2014.

Son livre est remarquable à tous points de vue. En voici les références : Anita Moorjani « Diagnostic incurable / mais revenue guérie / à la suite d’une NDE. Mon voyage de guérison des frontières de la mort aux portes de la vie. » (Ed. Trédaniel 2012, 240 pages) traduit de l’anglais “Dying to be me” avec une préface du dr Wayne W. Dyer.

Cette guérison surprenante me semble avoir un lien très fort avec la médecine ayurvédique qu’Anita Moorjani avait pratiquée puis abandonnée. Son témoignage rejoint celui de Marinella Banti, évoqué au § 3. En voici des extraits significatifs :

« Je me rendis donc à Pune, la ville où mon père avait rendu l’âme, pour apprendre le yoga et l’Ayurveda de l’un des maîtres. Je passai six mois en Inde, durant lesquels je pus constater une certaine amélioration générale de ma santé. Mon maître de yoga me fit suivre un protocole épuisant. C’était un régime végétarien très particulier, accompagné de remèdes à base d’herbes médicinales et d’un programme quotidien d’ « asanas » (positions de yoga) au lever et au coucher du soleil.

Je pratiquai pendant des mois et commençai à me sentir vraiment mieux. Mon maître était un gourou étonnant qui ne croyait même pas que j’avais un cancer. Je lui dis que les médecins avaient fait des examens et confirmé que j’avais un lymphome, ce à quoi il répondait : « « Cancer » n’est qu’un mot qui suscite la peur. Oublie ce mot et concentrons-nous plutôt sur l’équilibre de ton corps. Toute maladie n’est que le symptôme d’un déséquilibre. Aucune ne peut subsister si ton système tout entier est en équilibre. »

J’ai vraiment pris plaisir aux moments passés sous la tutelle de mon maître de yoga et il m’a aidée à apaiser mes peurs liées au cancer. Au bout de ces six mois, il était convaincu que j’étais guérie – et moi aussi. » Elle revient à Hong-Kong, retrouve sa famille et ses amis. Mais ces derniers manifestent beaucoup de scepticisme devant ce régime ayurvédique. « Si j’avais eu assez de sagesse, je serais retournée en Inde pour retrouver la santé. Au lieu de cela, je me laissai influencer par le scepticisme que je rencontrais concernant mes choix de traitement, et restais à Hong Kong. » Elle se tourne vers la médecine traditionnelle chinoise (MTC) qui incite à manger de la viande. Elle se tourne ensuite vers la naturopathie occidentale : « Ceci ne fit qu’ajouter à ma confusion et alimenter mes peurs. Je recevais des messages contradictoires de chaque discipline. » La naturopathie proscrit les produits laitiers, vivement recommandé par l’Ayurvéda. C’est ainsi que son cancer prolifère et qu’elle se dirige vers la mort, puis la NDE dont elle ressort guérie (d’après Anita Moorjani «Diagnostic incurable  … » Ed Trédaniel pp. 74 – 75)

3. Les trois cas évoqués sont liés entre eux. Il y a le courage face à l’adversité venu d’une analyse lucide de la situation vécue. Le docteur Bach survit et vit grâce à une grande idée généreuse. Le cas de Marinella Banti est plus subtil. D’abord elle choisit le professeur Thomas Tursz parmi cinq cancérologues pressentis. Ensuite elle suit un traitement parallèle ayurvédique. Enfin elle tient à faire connaître ce traitement à son médecin qui accepte cette rencontre Orient / Occident. Les médecines ne sont pas opposées mais complémentairesu quand elles sont appliquées intelligemment. Rien de tel chez Anita Moorjani qui passe, pour son malheur (?), d’une thérapie à l’autre. Sa guérison miraculeuse ne doit apparemment rien à l’ayurveda mais je n’en suis pas si sûr. En tout cas dans les trois cas il y a conquête d’une sérénité intérieure.

Roger et Alii

Retorica

(1.270 mots, 7.700 caractères)

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