19 MED Médecin intérieur 2008-06

1. On connaît le journaliste Norman Cousins (1915 – 1990) devenu célèbre dans les années 1970 pour s’être guéri par le rire d’une maladie normalement fatale. (Lire « La volonté de guérir” » « La biologie de l’espoir ». On reconnaît en lui l’un des fondateurs de la psycho-neuro- immunologie qu’il enseigna à la faculté de médecine de Los Angelès. Son intérêt pour ces problèmes venait de très loin, d’une tuberculose contractée à l’âge de 10 ans. Il avait constaté au sanatorium que les malades « optimistes » s’en sortaient mieux que les « réalistes ». Devenu adulte, lors d’un séjour en Afrique, il avait rencontré le docteur Schweitzer à son dispensaire de Lambaréné. Il lui avait demandé comment il parvenait à s’entendre avec le sorcier local. Le docteur Schweitzer avait hésitéun instant à lui répondre avant de lui avouer : « Vous me demandez de divulguer le plus grand secret de la médecine depuis Hippocrate. Mais je vais le faire malgré tout. Le sorcier et moi, nous faisons le même travail : c’est-à-dire éveiller le médecin intérieur qu’il y a dans chacun de nos patients. C’est ce médecin intérieur qui fait tout le travail. »

2. Le Dr Siegel, président de l’association américaine de médecine holistique, abonde dans le même sens. Il n’hésite pas à dire que, si votre médecin vous annonce que votre cancer ne vous laisse que six mois à vivre, vous feriez mieux de sortir au plus vite de son cabinet. Il pourrait bien être en train de vous conditionner à mourir et de gêner l’action de votre médecin intérieur. Le Dr Siegel est formel. Un grand nombre de patients meurent à la date prévue par leur médecin, simplement parce qu’ils ne peuvent imaginer que celui-ci puisse se tromper. La condamnation médicale agit comme une suggestion post-hypnotique. Un peu comme si le patient se faisait dire : “Dans six mois, tu dois être mort.” Son système immunitaire est atteint au point de ne plus lutter contre la maladie. L’effet psychologique des médicaments, l’effet placebo, joue pour tout médicament de 35 à 90 % avec des effets dramatiques quand la presse médicale affirme que tel médicament n’a aucun effet. La foi est une arme à double tranchant : elle peut autant vous tuer que vous guérir. Mais si vous savez faire appel à votre médecin intérieur tout se passera pour le mieux.
IMAGINEZ que vous VOULEZ guérir.
IMAGINEZ que vous POUVEZ guérir.
IMAGINEZ que vous ÊTES guéri.

Deux conclusions :
1. La peur peut amener la sécrétion de toxines qui empoisonnent votre organisme et affaiblissement vos défenses immunitaires.
2. Un sentiment de confiance, justifié ou non, amène le corps à secréter des substances euphorisantes, analgésiques ou immunisantes.

3. Comment consulter le médecin intérieur
1. Installez-vous dans un endroit tranquille et respirez lentement, profondément.
2. Avec votre pensée, explorez minutieusement votre corps. Descendez dans le moindre recoin pour l’interroger. Par exemple, « visitez” » vos doigts, phalange après phalange.
3. Interrogez votre douleur comme s’il s’agissait d’un autre vous-même que vous n’aviez jamais pris la peine d’écouter. Dialoguez amoureusement avec votre maladie. Voyez-la comme une amie. Votre maladie n’est pas inutile. Elle vous indique la voie vers une guérison plus profonde. Une guérison au niveau de votre être, de votre âme.
4. En même temps que vous « explorez » et « interrogez » votre corps, acceptez la présence des images intérieures qui surgissent.
5. Lâchez prise ! Affirmez trois fois : « Je me détache de cette attitude. Ce vieux fantôme, JE N’Y CROIS PLUS et je cesse de le nourrir dès cet instant. Désormais je cultive… » (décrivez l’attitude choisie).
6. Imprégnez-vous de votre nouvelle attitude pendant quelques minutes.

4. Le travail sur la formule d’auto-guérison
1. Vous avez choisi votre formule (voir plus bas). Retirez-vous dans un lieu où vous ne serez pas dérangé. Détendez-vous et respirez profondément.
2. Eliminez les conflits et contradictions intérieurs. Ne doutez pas : si vous avez été capable de vous rendre malade, vous pouvez vous guérir.
3. Dites vos suggestions à voix haute puis répétez- les en diminuant jusqu’à les chuchoter mentalement.
4. « Visualisez » ce que vous dites. La visualisation est reconnue pour stimuler le système immunitaire.
5. Répétez-vous la formule plusieurs fois par jour. Inscrivez-la sur un carton pour la voir souvent.
6. Quand un symptôme apparaît écoutez-le et demandez-vous : « Qu’ai-je vécu aujourd’hui ? » Et répétez-vous les affirmations suivantes, « herbicides mentaux » qui empêcheront les maladies de s’enraciner dans votre terrain biologique :
« J’ouvre mon cœur et je fais confiance à la magie de la vie. Je m’aime et je me pardonne. Je prends soin de moi. »
« L’Amour transforme la colère en énergie »
« L’Amour transforme le ressentiment et la culpabilité en pardon. »
« L’Amour rend libre. L’Amour guérit !” »
« Je m’ouvre à la Vie. J’ai confiance en la Vie. La Vie m’aime. Je suis un enfant de l’Univers. J’ai ma place au Soleil. J’ai droit à l’Amour. Je suis guéri. »
Modifier vos formules de guérison
Si la formule ne vous paraît pas ou plus assez dynamique vous pouvez la modifier.
5. Procédure complémentaire :
1. Retirez-vous dans un lieu tranquille. Fermez les yeux. Mettez-vous à l’écoute de vous-même.
2. Dites lentement : « Je demande à mon médecin intérieur de m’inspirer une phrase qui convienne parfaitement à ma situation actuelle. »
3. Créer la formule : servez-vous du « Je » Utiliser une formule concise et positive. Formuler vos affirmations au présent et non au futur. Choisissez des mots chargés d’énergie. Tenez compte de votre modalité d’être :
– si vous êtes du type visuel, visualisez votre guérison. Ex : « Mon mal de tête est un clou que j’arrache avec cette pince. »
– si vous êtes du type auditif, entendez votre guérison. Ex : « J’entends mon cœur qui bat plus paisiblement. »
– si vous êtes du type sensoriel, sentez, goûtez votre guérison. Ex : « Je sens la vie circuler dans mes veines. » « Je goûte à la vitalité de l’air. » « Je sens le parfum de l’amour qui m’enveloppe et me guérit. » « J’ai la sensation d’être guéri. »
Le recours au « médecin intérieur » peut vous conduire à modifier des habitudes de vie devenues nocives. Vous devez aussi discerner quand votre « médecin intérieur » doit collaborer avec des « médecins extérieurs” » Ceci vous donnera du répit pour chercher la cause de votre mal et rendra plus efficace le traitement conseillé par les “médecins extérieurs”.
(§ 1 à 5, d’après « Les meilleures pensées pour vous guérir » par la rédaction de « Conseils pratiques pour votre santé » Robert Dehin et Jean-Guy Girouard. Editions Godefroy 1992)
6. Dr Lewis Melhl-Madrona “Ces histoires qui guérissent… La sagesse du Coyote” (Trédaniel, 2005). Issu du Programme der thérapies discursives de l’université Massey (Palmerston North, Nouvelle-Zélande) et des travaux menés à l’université d’Arizona, cet ouvrage a été écrit par un médecin à la fois anglo-européen et amérindien (il est moitié Lakota et Cherokee). Il a beaucoup travailllé avec des guérisseurs indigènes. Il en a tiré la médecine du Coyote. Les guérisseurs font souvent preuve d’une maîtrise exceptionnelle dans l’art de raconter des histoires. « Par leurs récits, ils transmettent des notions complexes sur l’amour, le pardon, la foi, l’espoir et la transformation personnelle. Ils appliquent les techniques sophistiquées d’un expert en hypnothérapie, sans jamais démontrer la moindre conscience des méthodes qu’ils utilisent. Ils ont recours à l’art millénaire des conteurs, un outil de persuasion qui, à n’en pas douter, est l’ancêtre de l’hypnose. Ils racontent des légendes sur la création, des récits de transformation et de développement personnel, des contes où l’on dérobe le feu ou l’été, ou encore les aventures d’autres personnes qui se sont guéries. Les histoires personnelles leur servent d’exemples, illustrant des problèmes similaires que les membres de leurs familles ou des amis ont rencontrés et résolus par eux-mêmes. Tous ces récits sont porteurs d’une sagesse curative et servent à nous orienter vers une culture de foi et d’espoir. » David Servan-Schreiber, auteur de « Guérir », note ceci : « Avec ses histoires, j’ai vu le dr Mehl-Madrona soigner des patients pour lesquels tous les autres médecins avaient baissé les bras. Celles contenues dans ce livre sont thérapeuthiques en soi. Leur simple lecture peut faire renaître l’espoir là où il n’en restait peut-être plus. » (4° de couverture).
7. La médecine taoïste. Un taoïste conseille, en cas de difficulté avec un ses organes de lui écrire une véritable lettre du type « Mon cher foie… » pour lui à quel point on reconnaît ses mérites, ses difficultés, qu’on s’engage à ne pas lui en créer de supplémentaires etc. On conserve soigneusement la lettre et on la lui relit de temps à autre. Bien entendu, cela ne suffit pas. On conserve les traitements classiques. S’ils sont traumatisants, on en atténue les effets par l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie etc… et on ajoute la lettre. Evidemment on ne peut pas tout guérir ainsi. Même si l’alchimie taoïste avait pour but de rendre immortel, c’était surtout d’une manière métaphorique (immortels nous le sommes déjà) et l’essentiel, comme le dit la vieille sagesse des Indiens d’Amérique, c’est de « mourir en bonne santé ».
Il s’agit de bien assimiler les mouvements du yin (principe féminin) et du yang (principe masculin) : « L’Un monte tandis que l’Autre descend, L’Un devient clair tandis que l’Autre devient sombre, L’Un se dilate tandis que l’Autre se concentre, L’Un grandit tandis que l’Autre diminue, L’Un devient mobile tandis que l’Autre s’arrête, L’Un se réchauffe tandis que l’Autre se refroidit, L’Un nait tandis que l’Autre meurt Jusqu’à l’infini…l’infini..l’infini… » Lao Tseu explique (in Tao Te King = Voie – vertu – livre) qu’il existe trois « pouvoirs » dans le ciel, dans l’homme et dans la terre. Les énergies du ciel, énergies cosmiques (Shen QI « souflle spirituel ») descendent et se concentrent vers la terre. Les énergies de la terre, énergies telluriques (Jinq Qi « souffle essentiel ») montent et se dispersent vers le ciel. Au milieu se trouve l’être humain (Ren) qui accueille et transforme ces énergies afin de naître, de vivre et de mourir mais aussi de donner naissance, d’enseigner et de transmettre un héritage. A noter que Ren / Jen « être humain » (caractère 2426 du Dictionnaire Ricci) désigne l’humanité dans son ensemble sans distinction de sexe, d’âge, de statut social ou de nationalité. On le rapproche de l’autre caractère Ren / Jen « bonté » (2427 du Ricci) qui est la « disposition de bienveillance envers autrui » l’amour de son prochain, l’humanité en tant que vertu (de virtus). (D’après lhttp://www.tao- yin.com/acupuncture/acupuncture_MTC_generali tes_1.htm, (appeler : médecine taoïste).

Roger et Alii
Retorica
(11.200 caractères)

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