20 NAT Vegan – mode de vie –  débat – fanatisme 2018-05

Le problème des végans avait déjà été abordé dans l’article suivant :

 

http://www.retorica.fr/Retorica/20-nat-vegetarisme-vegans-zoopolis-2017-05/

 

Quentin dans « Vegan mode de vie » nous en donne une vision plus précise (1). Il en est résulté un petit débat (2)  puis un bref échange sur le fanatisme (3). Roger

 

(1) 20 NAT Vegan – mode de vie – Quentin – débat 2018-05

 

Être végan est un mode de vie qui refuse tout produit provenant des animaux et de leur exploitation. Cela commence tout d’abord par notre alimentation, à savoir une alimentation végétalienne sans viande, NI poisson, ni œufs ni produits laitiers, ni miel. Cela passe aussi par des produits de la vie quotidienne comme les vêtements sans matière animale.

 

Il existe trois principales dimensions aux bienfaits du véganisme. La première dimension est la santé (les aliments d’origine végétale comporte beaucoup de bienfaits et diminue considérablement les risques de maladies). De plus, être végan signifie soutenir la protection animale et dire non aux conditions de vie difficiles qui sont imposées aux animaux.

Enfin il y a une dimension environnementale puisque la production d’aliments d’origine végétale ne consomme que très peu de ressources.

Voyons en détail ces trois dimensions.

 

1 – La vie animale

 

Tout d’abord, si l’on s’intéresse à la vie animale, de nombreuses vidéos montrent aujourd’hui les conditions de vie indignes qui sont quelquefois imposées aux animaux.

Les vidéos de la célèbre  association L214 sont particulièrement connues et diffusées sur les réseaux sociaux. Les conditions de vie dans les abattoirs sont difficiles, la lumière naturelle quasi inexistante et l’environnement insalubre.

 

C’est pourquoi se tourner vers une alimentation d’origine végétale permet de dire non à ces conditions de vie. Moins de bœuf ou de porc dans notre assiette signifie moins de production de viande. Une consommation moindre d’œufs permet de dire non aux conditions de vie imposées aux poules, alors que pas de lait de vache permet de protéger la vache.

 

Et c’est précisément la raison pour laquelle un végan adopte un mode de vie qui va au-delà de l’alimentation. Il se tourne notamment vers des cosmétiques véganesqui ne font pas de test sur les animaux, en l’occurrence sur les lapins, ou encore des vêtements qui ne contiennent aucune matière animale comme le cuir.

Si l’on prend un végan un sens strict, il ne fréquente pas de zoos et d’aquariums, qui sont des endroits dans lesquels sont retenues plusieurs espèces animales. Et ces endroits ne correspondent pas à leur environnement naturel.

 

 

2 – La question de l’environnement

 

La dimension environnementale est également considérable dans le cadre du véganisme.

Il faut savoir que la production de viande utilise beaucoup d’eau. Si l’on compare la production de produits d’origine animale avec les produits d’origine végétale, un kilo de bœuf nécessite 15 000 litres d’eau pour être produit alors qu’un kilo de soja en nécessite seulement autour de 2 000. La différence en terme de quantité d’eau est considérable !

Par ailleurs, c’est également la qualité de l’eau qui est en questionpuisque la production de viande utilise beaucoup de pesticides et d’engrais qui polluent les nappes phréatiques et contribuent à la dégradation des ressources en eau.

 

Pour répondre à la demande croissante de viande, de plus en plus de forêts sont sacrifiées pour créer des espaces pour le bétail et la production agricole. La conséquence est un phénomène de déforestation dans le monde entier, notamment en Amazonie où plus de trois quarts des forêts ont été dégradées.

 

Enfin, par les émissions de dioxyde de carbone, qui sont considérables notamment par la production de la viande rouge (300 kg de dioxyde de carbone sont émis pour la production d’un kilo de bœuf), c’est la qualité de l’air qui est Dégradée  à l’échelle planétaire.

La conséquence de cette pollution de l’air est le réchauffement climatique, qui devient un problème de plus en plus préoccupant.

 

 

3 – Les bienfaits nutritionnels

 

La dernière dimension concerne les bienfaits nutritionnels.

Il faut savoir qu’en arrêtant la viande, vous diminuez considérablement la consommation des acides gras saturés. Et ces derniers sont responsables de plusieurs maladies, dont plusieurs cancers ainsi que des maladies cardio-vasculaires.

En outre, la viande contient des minéraux comme le chlore, le phosphore et le soufre. Et leur métabolisation produit des acides chlorhydrique, phosphorique et sulfurique. Et tout principalement, la décomposition des protéines produit de l’acide urique qui doit être traité par l’urase, une enzyme dont notre corps est dépourvu.

 

Par ailleurs, il faut savoir que le poisson est une grande cause de contamination au mercure pour l’homme. Incapable de rejeter le mercure consommé par les aliments, l’être humain doit limiter au maximum sa consommation de mercure car l’accumulation de ce dernier dans le tissu peut avoir des conséquences très graves, à commencer par une perturbation du système nerveux.

 

Si l’on s’intéresse aux aliments d’origine végétale, les nutriments et les vitamines sont en réalité très riches,à commencer par les protéines végétales. Ces dernières se retrouvent dans différents types d’aliments, les substituts à la viande comme le tempo ou le tofu, mais aussi dans les légumineuses, les graines ou encore les oléagineux.

 

Les fruits et les légumes sont aussi des aliments essentiels dans le régime végan et par leur richesse en vitamines et en antioxydants, ils permettent un bon renouvellement des cellules et aident à lutter contre le vieillissement de l’organisme.

 

Plus généralement, il faut savoir que tous les nutriments que l’on retrouve dans une alimentation d’origine animale peut se retrouver dans un régime alimentaire végétal. L’exception est la vitamine B12qu’il est conseillé de consommer sous forme de supplémentcar elle est avant tout présente dans les produits d’origine animale. C’est la seule carence potentielle que risque un végan qui a une alimentation végétalienne riche et diversifiée, mais qui peut donc être évitée par des compléments alimentaires ou des aliments enrichis.

 

En conclusion, le véganisme a beaucoup de bienfaits, à différents niveaux. Une consommation responsable permet d’améliorer notre santé, mais aussi l’état de la planète.

 

Quentin de « Merci Végan » (www.merci vegan.fr)

 

 

(2) 20 NAT Vegan, mode de vie, débat 2018-05-08

 

 

Nicolas(4 mai) Comme nous le rappelait hier soir Geneviève A. lors de sa conférence sur les alternatives à la salle Saint Joseph, le véganisme pose problème à travers la réalisation d’équivalents synthétiques aux viandes, ces ersatz présentant, pour l’instant, un ratio consommation d’énergie / poids protéiné gigantesque. Nous attendons un abaissement de cette proportion.

 

Marie-Françoise(4 mai) : Etre vegan suppose un changement de vie dites vous, mais on peut être soucieux de son environnement et respecter les animaux sans pour autant pousser jusque là. Je m’explique : je n’ai pratiquement mangé de viande depuis des années, sauf quand cela a mis ma vie en péril (suite à une opération pulmonaire on m’a fortement suggéré de manger de la viande de temps en temps). Je l’ai fait puis j’ai arrêté de nouveau; je me suis tournée vers le poisson dernièrement (une fois de temps en temps ) car j’ai des tendinites à répétition; là encore problème il y a des saloperies chez les poissons; j’en suis aux légumes bio (hors de prix pour mon budget et sait on si c’est vraiment bio ?) et les légumineuses, du coup chaque mois je me demande si je vais être à découvert ! En plus ce n’est pas toujours génial au niveau du goût. Le côté positif c’est que je n’ai aucun mal à maigrir…..Les habits d’origine végétale génial mais là encore il fait avoir les moyens….Alors aujourd’hui je dis oui il faut surveiller ce que l’on mange, mais on devrait aussi punir sévèrement les industriels qui produisent de la merde , ceux qui maltraitent les animaux, et tous les autres afin qu’on puisse être certain que ce que l’on consomme (le moins possible telle est ma devise) soit garanti dans tous les domaines idem pour les habits et chaussures !

 

Bernard(4 mai) : Merci. Belle journée (5mai) Transmis à Quentin ?????

Roger (5 mai) : Tu n’as pas lu ? Quentin est l’auteur du texte. Après avoir lu sur le site l’article que j’ai consacré au végétarisme

http://www.retorica.fr/Retorica/20-nat-vegetarisme-vegans-zoopolis-2017-05/

Quentin m’a proposé ce texte pour édition. J’ai accepté.

Les réactions que je reçois et que je ne commente pas lui seront transmises.

Bernard(5 mai) Si,   j ai lu, super article,  moi qui suis bio à donf (= à fond)

 

Quentin (8 mai) : Merci pour tous ces retours.

Oui Marie-Françoise a raison pour la grande industrie mais j’ai préféré ne pas trop développer sur ce point car cela pourrait faire l’objet d’une nouvelle analyse.

Et merci à Bernard pour ses encouragements !

Pour votre processus, dans le troisième temps, c’est la publication sur le site, c’est cela ?

 

Roger (9 mai) : Bien.

Le second temps n’est pas encore terminé.

Je poursuis la mise en corrélation de 20 NAT vegan  avec 21 PHI Pythagore et 20 NAT Gaïa.

http://www.retorica.fr/Retorica/21-phi-pythagore-feves-theano-2009_10/

http://www.retorica.fr/Retorica/20-nat-gaia-main-verte-2013-06/

http://www.retorica.fr/Retorica/20-nat-gaia-paysage-jardin-2008-2017/

Il est possible que ces liens déclenchent des réactions intéressantes

 

(3) 26 REL Fanatisme – sacrifice – djihad – 2018-05-30

 

Michel P. (28 mai 2018) :  Cet article sur « VEGAN » me remet dans la tête une question que je me pose périodiquement, à propos de beaucoup de croyances/organisations/associations…  : comment se fait-il que tant d’idées a priori respectables deviennent, dans leur utilisation par certains, des sources de fanatisme, d’intolérance ?

 

Roger(30 mai) : J’avance une explication qui vaut ce qu’elle vaut.

 

– Au départ il y a une notion, une idéologie qui est sacralisée et devient une idole, objet donc d’idolâtrie. Il s’agit de l’imposer à tous, y compris par la violence. Sacré – culte – violence : le triptyque est en place.

– La justice et la police pourraient s’opposer à ces voies de fait. Mais les juges sont faibles parce qu’ils ont peur.

– Les médias encouragent cette impunité en s’étendant complaisamment sur cette violence.

– Les réseaux sociaux,  encore inorganisés, participent de cette irresponsabilité.

Je pense qu’une réprobation générale commence à se construire. A preuve ta réaction et la mienne et la nôtre (via les correspondants de la liste Retorica).

 

Roger pour la liste (31 mai) « Le fanatisme est un état d’esprit où il n’y a plus de limites dans les actions que le fanatique entreprend pour faire triompher ses idéaux. Un fanatique sacrifie sa vie pour faire triompher sa cause ou sa doctrine. » (Wikipédia). Il est prêt aussi à sacrifier celle des autres en se sacrifiant lui-même (djihad) Notre réponse ? La  fermeté dans nos convictions et dans nos institutions. Et aussi la diffusion de nos vérités à travers notre culture. Faire confiance en la sagesse de l’Autre pour qu’il revienne de lui-même de ce que nous considérons être des erreurs. L’encourager à écrire des textes de 40 ou de 200 mots pour amorcer le dialogue écrit.

 

 

Roger et Alii – Retorica – 1780 mots – 11 200 caractères – 2018-06-02

 

 

 

 

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