26 REL Allah trois djihad 2014-08

(0) 26 REL Allah trois djihad 2014-08

 

  1. « Allah n’est pas Dieu ». Cette affirmation surprenante s’explique par le fait que les musulmans rigoristes considèrent que le christianisme relève du polythéisme car il enseigne «un seul Dieu en trois personnes », le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui constituent le mystère de la Trinité. Le terme de « personnes » vient du latin persona qui désignait le « masque de l’acteur ». Il permettait à ce dernier de jouer un « personnage ». Dans la théologie chrétienne la Trinité se présente sous trois apparences à la fois distinctes et unies. Les juifs ont longtemps émis la même critique avant de convenir que le christianisme était un monothéisme. Le fait que les musulmans réactivent ici et là cette critique s’explique par des considérations géopolitiques liées au djihad.

 

  1. Malaisie. Les évangélistes eux aussi menacés pour l’utilisation du mot « Allah » (Observatoire de la Christianophobie, 23 juillet 2013) « L’Église chrétienne évangélique présente dans l’État malaisien de Selangor se trouve placée sous enquête pour avoir transmis un message sur le réseau social Facebook, invitant les chrétiens à « prier pour avoir la bénédiction d’Allah ». Ainsi que cela a été indiqué à Fides par l’Église malaise, l’enquête a été déclenchée à cause de l’usage du terme Allah par des chrétiens malais, usage qui est encore controversé et se trouve au centre d’un contentieux judiciaire opposant l’Église catholique au gouvernement. Il s’agit d’une question qui a débuté en 2008 et qui met en danger l’harmonie religieuse en Malaisie. Selon ce qu’a appris Fides, le Selangor Islamic Religious Department (JAIS), après avoir reçu un rappel, a ouvert une enquête sur la National Evangelical Christian Fellowship of Malaysia (NECF) dans l’État malaisien de Selangor. La plainte contre l’Église a été présentée par l’association nationaliste musulmane Jalur Tiga (Jati), qui accuse les chrétiens de tenter de convertir les Malais par l’intermédiaire d’une campagne sur Facebook. Les tensions religieuses dérivant du problème de l’usage du mot Allah ne se sont pas calmées en Malaisie. Un groupe d’avocats musulmans a accusé la NECF – qui rassemble toutes les communautés évangéliques présentes en Malaisie – de commettre un « sacrilège criminel contre l’islam » suite à l’appropriation indue du terme Allah. Toutefois, les chrétiens rappellent que la décision de justice de 2009 portant sur le contentieux en cours a donné raison à l’Église catholique, indiquant le terme Allah comme « non exclusif de l’islam ». En outre, comme cela a été indiqué à Fides, l’église évangélique a précisé que sa campagne de prière sur Facebook « est réfléchie et s’adresse seulement aux fidèles chrétiens ». Elle s’adresse en particulier aux 60 % de la population chrétienne malaise (sur un total de 2,8 millions de croyants) qui pratiquent le culte en langue bahasa Malaysia, la langue locale. Dans cette langue, en effet, il n’existe aucun autre terme pour indiquer Dieu à part celui d’Allah. Il s’agit de fidèles résidant surtout dans les provinces de Sabah et Sarawak, dans le Bornéo malais. »

Cette affaire n’a rien d’anecdotique. Elle intervient dans un contexte où le djihad sous toutes ses formes est proposé aux croyants.

 

  1. Les trois djihad. Le mot djihad signifie « effort ». On distingue généralement le grand djihad « l’effort sur soi » du petit djihad« la guerre sainte ». Mais se répand de plus en plus l’idée qu’il y a en réalité trois étapes dans le djihad : le djihad secret, le djihad défensif et le djihad offensif. « 1) Le djihad secret : quand les musulmans sont trop faibles pour combattre, ils prônent la paix et la tolérance, cherchent à s’octroyer le statut de victime et à imposer un deux poids deux mesures favorable à l’islam ; dans le même temps, ils préparent secrètement la conquête à venir dans les étapes suivantes. 2) le djihad défensif : lorsque les musulmans sont assez forts pour combattre mais pas encore assez pour soumettre frontalement les infidèles, ils se cherchent des alibis et des faux prétextes d’attaque envers l’islam (le blasphème d’Asia Bibi par exemple) pour pratiquer le terrorisme, intellectuel et politique, envers les ennemis de la religion de tolérance. 3) le djihad offensif : lorsque les musulmans islamistes ont le pouvoir, ils soumettent violemment les infidèles, essaient de gagner de nouveaux territoires et pratiquent ouvertement l’épuration religieuse.» (d’après « La valse à trois temps du djihad « par Olaf de Paris).

http://www.postedeveille.ca/chronique-dolaf-de-paris/

  1. Prosélytisme : implications dangereuses. Les trois monothéismes sont convaincus, chacun, de posséder la vérité. Le prosélytisme serait donc dans leur nature.

Le prosélytisme juif ne cherche pas à convertir. Quand il le fait c’est par l’exemple. Les juifs ont fait dans le passé beaucoup de convertis parce que la loi de Moïse semblait plus attractive à certains de leurs voisins païens. On raconte que, du temps de Jésus, un païen voulut se convertir mais à condition qu’on lui apprît la loi, la Thora « le temps de se tenir sur un pied ». Il consulta Chammaï qui était un sage très connu mais rigoureux. Ce dernier l’éconduisit sans ménagement. Le païen se tourna alors vers Hillel, un autre sage qui avait la réputation d’être plus souple. Il lui posa la même question : « Je me convertis si tu peux m’expliquer la Loi le temps que je me tienne sur un pied. » Hillel lui répondit : « C’est très simple. Ce que tu détestes pour toi-même , ne le fais pas à autrui. C’est là toute la Thora. Le reste n’est que commentaire. Va et étudie. » Donc pas de conversion mais une incitation à l’étude. Je pense d’ailleurs que l’une des racines de l’antijudaïsme vient de la distorsion entre ce qu’enseigne la Thora et ce que les Israéliens pratiquent à l’égard des Palestiniens (spoliation de terres)

Le christianisme est convaincu de détenir la vérité. Jusqu’au règne de Constantin il a été atrocement persécuté mais après la conversion de Constantin (312) il s’est révélé tout aussi atrocement persécuteur : il était en position de force et il pensait avoir raison. Pour ses opposants, les païens et aussi les juifs c’était la conversion, l’exil ou la mort.

L’islam a repris cette méthode. La conception des trois djihads jette la suspicion sur tous les musulmans, y compris ceux qui, installés en Occident pratiquent de bonne foi le précepte fondamental : « La loi du pays est la loi ». Or voici qu’on nous dit qu’il s’agit d’une première phase de conquête, le djihad secret. Les implications sociales en sont très dangereuses. Comment faire face ? Simplement en jouant la carte de la confiance comme cela doit se faire dans une société civile digne de ce nom. L’égalité des droits est une donnée fondamentale de l’humanité. Si des musulmans pensent qu’ils ont des droits supérieurs à ceux des non-musulmans, ils passent alors, du dhijad défensif au djihad offensif. Ils se mettent alors hors humanité.

6. « Le Califat islamique et l’immense service qu’il rend à l’humanité ! Pour la liberté, contre la charia » (transmis par l’Observatoire de la christianophobie 2014_08_31 d’après un site canadien)

« (…) Les nazis en leur temps ont choisi de garder le silence, alors qu’ils mettaient à exécution la « solution finale », la Shoah. La haine qu’ils vouaient aux juifs ne les avait pas entièrement aveuglés, ils savaient qu’ils commettaient un crime monstrueux, c’est pourquoi ils l’ont entouré de secret. Contrairement aux nazis les “valeureux guerriers” du calife ne se cachent pas pour commettre leurs atrocités, bien au contraire, ils s’affichent ouvertement sur la “Toile”, ils font de leurs crimes un outil de propagande et une arme de guerre psychologique, propres à leur assurer l’apport de nouvelles recrues, et à instiller la peur dans le cœur de l’ennemi.

  1. « Mais … le plus important est ailleurs : les djihadistes du Califat islamique se voient comme les guerriers d’Allah, leur combat est éminemment religieux, les massacres de yazidis, de chiites et de chrétiens sont autant d’actes de piété. Ils se battent pour instaurer sur terre la domination absolue et définitive de l’islam. Elle se traduit par l’application stricte dans les territoires conquis de la loi immuable d’Allah, la charia. Il n’y a pas une parole ou un acte émanant du Califat qui ne soit fondé sur le plan doctrinal ; les textes sacrés de l’islam, le coran et la sunna, sont à proprement parler la constitution de l’État islamique. Il s’agit pour les jihadistes d’un « projet exaltant », ils se voient à juste titre comme les dignes héritiers des compagnons du prophète Mahomet, ceux qui ont pour mission d’assurer la relève, de « reprendre la tâche » entreprise il y a 14 siècles, tâche inachevée et que seuls de vrais croyants soumis à la loi d’Allah sont à même d’entreprendre et de mener à bien. Force est de le constater, le Califat islamique n’invente rien, l’innovation ne fait pas partie de son programme et pour cause: toute innovation en islam est jugée comme une bidaa, une aberration, soit le fruit de l’esprit humain opposé à la parole d’Allah, et par conséquent sacrilège. Le musulman qui innove et qui ne se rétracte pas publiquement est un apostat, il est condamné à mort. Nous sommes donc en présence du VRAI ISLAM, un islam sans concessions à l’esprit du temps, et en tous points conforme à la lettre et à l’esprit du coran.
  2. « Face à la réalité qui dérange, celle d’un islam sans masque et sans déguisement, les islamistes et les bien-pensants en Occident se sont trouvés un instant sans voix, comme surpris par la lumière aveuglante de la vérité. Pour une fois les faits parlent par eux-mêmes sans travestissement ; le public occidental, longtemps désinformé, a découvert soudain le VRAI ISLAM et du coup, l’étendue effarante de l’ignorance où médias, intellectuels et politiciens l’avaient soigneusement cantonné. Les islamistes un peu partout en Occident paniquent : Frères musulmans, salafistes et khomeynistes d’ici et d’ailleurs se concertent pour savoir quoi dire et quoi faire pour minimiser les dommages que les récents évènements en Irak ont infligés à l’image de l’islam.
  3. « (…) Les gens qui s’informent ou qui s’intéressent aux choses de l’islam, perçoivent de mieux en mieux le portrait global de cette religion. Ils ne peuvent s’empêcher de faire le lien entre les massacres perpétrés par les djihadistes en Irak et ceux de Boko Haram au Nigéria ou ceux de [Al Shabaab] en Somalie et au Kenya. Ici on kidnappe les femmes chrétiennes et Yazidis pour en faire des esclaves sexuelles (Sabayas) ou pour les vendre 150 $ la “tête” à Mossoul, là on enlève des centaines d’écolières chrétiennes pour les vendre comme esclaves dans les pays islamiques voisins. Ces horreurs qui ont fait les manchettes récemment ne constituent pas une nouveauté loin de là, mais le grand public a été gardé dans l’ignorance de ces pratiques islamiques dûment légalisées par le coran et la charia ; elles sont en usage depuis des dizaines d’années en Égypte, au Soudan, en Somalie, au Nigéria et au Pakistan sans opposition des autorités gouvernementales.
  4. « (…) Dans les faits ce sont les musulmans dits “modérés” qui font problème, non parce qu’ils sont à cheval sur la clôture, mais parce qu’ils se soumettent de bon gré au VRAI ISLAM. Rares sont les musulmans égyptiens qui dénoncent la discrimination, les vexations et la violence dirigées contre les chrétiens ; l’immense majorité, commodément silencieuse, y trouve son compte, il est agréable et rassurant d’être du parti du plus fort, d’autant plus que le coran et la charia imposent aux gens du livre (les juifs et les chrétiens) le statut humiliant de la dhimmitude. Au Québec et ailleurs le conflit armé entre Israël et le Hamas a suscité bien des protestations de la part des musulmans “modérés” et des adeptes de la gauche. Mais ce n’est pas tant l’identité ou la religion de la victime qui les motivent, car si cela avait été le cas, on les aurait vu manifester en masse en faveur des cent cinquante mille victimes musulmanes de la guerre en Syrie. Le fait est que les musulmans de Syrie sont massacrés par d’autres musulmans, et cela n’émeut que très peu les musulmans “modérés” en Occident et leurs auxiliaires gauchistes. Parallèlement aucune manifestation n’a été organisée pour protester contre le massacre de milliers de shiites, de yazidis et de chrétiens en Irak aux mains de l’État Islamique. Cette indignation sélective ne gêne nullement les “indignés” car ce ne sont pas les victimes qui les intéressent, leur indignation s’exprime uniquement quand les victimes leur fournissent l’occasion ou plutôt le prétexte de condamner Israël et l’Occident.

« 11. (…) Le silence approbateur des musulmans dits “modérés” [n’] est nulle part aussi inquiétant que dans les opérations de purification ethnique menées systématiquement par les islamistes. On l’a vu récemment à Mossoul où près de cent mille chrétiens ont été dépossédés de leurs biens et poussés hors du pays, ne gardant le plus souvent que les vêtements qu’ils avaient sur le dos. Leurs églises multi centenaires ont été brûlées ou transformées en mosquées, leurs maisons ont été saisies et sont devenues la propriété du califat islamique, les personnes âgées trop malades pour fuir ont été froidement assassinées, et pourtant nulle protestation de leurs concitoyens musulmans ne s’est fait entendre.

« 12. (…) Il y a à peine un an, en Égypte les Frères musulmans, en une seule journée, ont brûlé et détruit plus de 80 églises et monastères coptes. Les croix ont été brisées, les chrétiens ont été agressés et assassinés dans la rue et dans leurs maisons. Les Frères musulmans avaient d’ailleurs pris soin de marquer clairement leurs maisons, de la même façon que l’État Islamique a marqué d’un N noun les demeures des chrétiens à Mossoul. Dans plusieurs villages du Sud de l’Égypte les islamistes ont imposé la charia et l’obligation pour les chrétiens de payer la djizîa, soit la rançon pour avoir la vie sauve. L’État Islamique en Irak et en Syrie l’a également imposée. On peut donc affirmer qu’il n’y a pas de différence qualitative entre les crimes des Frères Musulmans en Égypte et ceux de l’État islamique, il existe tout au plus une différence quantitative, due principalement à la puissance militaire de l’État Islamique et au vide sécuritaire en Irak et en Syrie. .

« 13. (…) En fait si les Occidentaux n’avaient pas choisi l’aveuglement avec autant de conviction, s’ils avaient eu le courage et la sagesse de regarder la réalité, les dangers de l’islamisme auraient été rapidement circonscrits, et le califat islamique n’aurait jamais vu le jour. Fort heureusement le Califat islamique a torpillé la Taqiya, soit la dissimulation et la duplicité des islamistes en Occident, il a révélé l’islam sous son vrai jour, aux yeux de tous les humains, musulmans compris. Il nous a fourni l’arme la plus efficace pour lutter contre l’islamisme, cette arme c’est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, sur la nature de l’islam. »

(1) 26 REL Allah trois djihad DEBAT 2014-09         

suite de 26 REL Allah trois djihad 2014-08

 

  1. Laurent (31 août) : Suis-je le seul à ne plus supporter l’antislamisme radical, qui envahit l’ensemble de tes publications ? En tout cas, je ne souhaite plus les recevoir. Roger (1er sept) : Ce sont les islamistes qui sont radicaux ! N’inversons pas les données du problème. Je suppose que tu souhaites être désinscrit de tous les envois ? Laurent (1er sept) : Non, non je sais reconnaître une dérive raciste quand j’en vois une. Oui, de tous les envois, merci. Roger (1er sept) : … ou que tu crois en voir une… là où il n’y a peut-être pas ! Désinscription : c’est fait. Didier (2 sept, approuve) : Un moment de lucidité, suffisamment approfondi sans être haineux ni inutilement caricatural. L’Islam est enfin dévoilé, compris et décrit tel qu’il est historiquement et intrinsèquement…

 

  1. Colette (31 août) : Roger  méfiance ! voilà ce que dit de Riposte laïque très présente donc sur le site canadien  le MRAP  et Respublica sous la plume de Caroline Blancher « le fait que le contenu du site soit dirigé, selon le MRAP, « presque exclusivement contre l’islam, les musulmans et tous ceux qui s'[opposent] à ses thèses extrémistes », a régulièrement conduit le site à être accusé d’islamophobie, de nationalisme, voire de racisme, tandis que la revue ReSPUBLICA, d’où est issue un seul membre fondateur du site, déclare à son propos : « Riposte Laïque se réclame du mouvement antiraciste. Mais, dans les faits, Riposte Laïque ne défend que les victimes d’antisémitisme et de racisme anti-blanc. À cet égard, « l’antiracisme » de Riposte Laïque est en parfaite concordance avec celui des Indigènes de la république, qui ne dénoncent le racisme que lorsque les victimes sont noires, arabes ou musulmanes. L’antiracisme affiché par Riposte Laïque tient plus de la lutte clanique destinée à servir les intérêts d’un communautarisme blanc que du véritable combat antiraciste à portée universaliste » à méditer et donc à faire attention. Roger : (1er sept) : Merci pour ces précisions. Colette ; Je vois en cherchant un peu qu’ils sont très proches de Riposte laïque dont on sait maintenant ce que c’est et où ils se situent. Je me méfie encore plus. Oui j’ai banni Riposte laïque de mon paysage comme d’ailleurs les Indigènes ! Colette (31 août) : Intéressant mais je vais rechercher diverses infos sur ces 3 djihads??? dont je n’avais encore jamais eu un écho alors que je vis depuis presque 50 dans le monde arabo musulman et au sein de familles musulmanes…certaines très laïques d’autres très religieuses. je suis allé voir le site Olaf de Paris qui, me semble-t-il sous prétexte de rationalité et laïcité, me semble sentir le souffre si on peut dire ou plutôt puer la haine et l’extrême droite. Je me méfie la mariée semble trop belle! Sinon pas tout à fait d’accord avec vous sur le non prosélytisme juif qui d’après  des historiens israéliens, a existé à certaines époques de l’histoire conférer Shlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé et autres écrits » Roger (1er sept) : Moi non plus je n’en avais jamais entendu parler. Je n’ai pas pris parti. C’est pourquoi j’ai signé : « compilation ». En particulier « VRAI ISLAM » me gêne beaucoup. Mais je ne voulais pas retravailler le texte pour éliminer cette expression. Ce qui m’intéresse ce sont les faits eux-mêmes, non qui les évoque, bien que ce ne soit pas inintéressant. Je connais les thèses de Shlomo Sand. Il me semble qu’il va trop loin dans l’invention du peuple juif. Le prosélytisme de l’exemple me paraît évident. Mais je puis me tromper. Car quand on est convaincu d’une vérité, pourquoi ne pas la proposer… et finalement l’imposer. Colette (1er sept) : Merci pour les précisions mais pour moi avec une formation à l’ancienne de journalisme, je cherche toujours les sources, pourquoi les gens disent certaines choses dans quel but et surtout déterminer elles ne sont pas déformées! Il est facile de manipuler et avec une part de vérité , de faire un gros mensonge.

 

 

  1. Michel (1er sept) : Qui c’est, cet « Observatoire de la Christianophobie« ? Roger (1er sept) : C’est un blogue, qui – comme son nom l’indique – relève tous les actes anti-chrétiens de par le monde. Et il y en a, y compris en France pour des églises vandalisées. Mais c’est surtout les meurtres de chrétiens que le site rapporte. Roger (16 sept, complément pour la liste) : L’observatoire de la christianophie communique le 2 septembre : «  Le mois d’août a été un mois record pour la consultation de notre blogue : nous avons en effet enregistré (GoogleAnalytics) 107 898 visiteurs uniques qui ont consulté quelque 303 241 pages (pour 212 articles mis en ligne).(…) »

 

On trouve sur ce blogue des informations aussi dérangeantes qu’intéressantes : il faudrait les réécrire et les résumer. Je vais le faire pour deux d’entre elles. La première touche au vandalisme christianophobe en Saône-et-Loire. Mary, petite commune de 200 habitants, garde le souvenir de son église détruite par les sans-culottes lors de la Révolution française. Il s’agit d’un autel et d’une croix élevés place de l’ancienne église et inaugurés en 2013 devant 200 personnes dont le maire et le conseiller général. L’association responsable de cette construction tient à marquer « les temps forts de l’année liturgique en déposant sur l’autel une couronne de houx à Noël et une branche de rameaux à Pâques. » Des parents ont souhaité faire baptiser leur bébé sur ce monument. Ce qui a mis le feu aux poudres. Refus du maire. Pétition exigeant le retrait de l’autel et de la croix car « contraires à la loi républicaine et laïque ». « Comme les choses n’allaient pas assez vite au goût des laïcistes, des inconnus sont venus renverser à coups de marteau et de burin la croix le 14 août dernier… » La seconde information concerne une entreprise française de meubles qui refuse la commande d’un prie-Dieu. Explication : les meubles sont fabriqués en Egypte et les ouvriers musulmans refusent de sculpter des anges ou des croix, contraires à leur religion… Je suppose qu’il doit être possible de trouver en Pologne ou ailleurs des artistes catholiques pour le faire. (Observatoire de la christianophobie, 2 sept 2014)

 

  1. Les trois tamis de Socrate. Pourquoi retenir ou pas les deux informations précédentes ? Je passe sur l’approche taoïste selon laquelle diffuser ou ne pas diffuser une information font partie de la même réalité (être + non être = totalité du problème). Selon les trois tamis de Socrate (voir 21 PHI Socrate trois tamis) on ne retient et on ne diffuse une information que si elle est vraie, bonne et utile. Une information vraie doit être complète. Il faut se demander ensuite pour qui elle est bonne. Et enfin en quoi elle est utile. Je crois que les deux informations, même résumées, sont complètes et je les tiens pour vraies. Elles sont bonnes à savoir selon moi dans la mesure où « seule la vérité est révolutionnaire » : elle incitent à réfléchir. Leur utilité ? « La liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres ». La destruction d’un lieu de mémoire peut être scandaleuse ainsi que le refus de fabriquer un prie-Dieu. Des libertés fondamentales sont-elles en jeu ? Je le crois mais je fais peut-être erreur. A vous de le dire éventuellement.

 

  1. Le concept de « vrai islam ». Le « vrai islam » ne peut être, à mon avis, que l’islam du débat, pas l’islam de la coercition. Prenons deux points sensibles : la décapitation et la lapidation des femmes. La décapitation par la guillotine n’a été abolie en France qu’après 1981. La lapidation des femmes adultères : en 2005 Tariq Ramadan proposait un « moratoire » lors d’un débat avec Nicolas Sarkozy : indignation de ce dernier et d’une partie de l’opinion française. Résultat : fermeture du débat. Pas de moratoire ; on pouvait donc continuer à lapider les femmes adultères… Notons que ce moratoire a été proposé par Jésus lors de l’épisode sur la femme adultère en renvoyant les accusateurs à leurs propres péchés (Evangile selon Jean 7,53-8,11).   Je signale l’ouvrage « Au péril des idées » signé conjointement par Edgar Morin et Tariq Ramadan. Lire aussi l’Appel international à un moratoire sur les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman.

tariqramadan.com/…/appel-international-a-un-moratoire-sur-les-chatime…

 

On y lit : « Les critiques et les condamnations de l’Occident alimentent en retour le sentiment populaire de fidélité à l’enseignement islamique selon un raisonnement antithétique, simple et simpliste : l’opposition farouche de l’Occident est une preuve suffisante de caractère authentiquement islamique de l’application littérale des hudûd. Certains s’en persuaderont en affirmant que l’Occident a depuis longtemps perdu ses références morales et est devenu tellement permissif que la dureté du code pénal islamique, qui sanctionne les comportements jugés immoraux, est par antithèse la seule vraie alternative « à la décadence occidentale. » Avant de s’indigner à bon compte et battre sa coulpe sur le dos du voisin l’Occident devrait retrouver une morale en luttant contre l’ultra-libéralisme et ses « banksters » (banquiers gangsters). Chaque spiritualité doit avancer en s’inquiétant de savoir si elle fait progresser ou pas l’humanité comme l’enseigne le bahaïsme :

http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/cib/action-bahaie/action-bahaie09.htm

Or les islamistes imposent une vision de l’islam qui les place hors humanité. Il faut évidemment les combattre mais pas n’importe comment. D’où la question :

  1. Comment tuer sans se souiller ? Peut-on tuer des humains ? Réponse dans la Bhagavad-Gîta. Elle est positive mais avec de terribles conditions. (…). La question est posée à Krishna (incarnation de la conscience universelle) par le guerrier Arjuna, sur le champ de bataille lui-même. La réponse de Krishna est que le détachement est source de l’action. Il serait honteux de fuir le combat car accomplir son devoir c’est faire passer le bien de la société avant toute autre considération. Le dharma (les devoirs) d’un guerrier (Chap. 18, verset 43) n’est pas celui d’un prêtre (18, 42) ou d’un travailleur (18,44). Mais comment se résoudre à tuer et se créer ainsi un énorme karma qu’il faudra annuler au terme de plusieurs existences ultérieures et difficiles ? Krishna répond que c’est « en renonçant à ses actions / Qu’on peut agir avec détachement / N’être jamais soumis ni à l’amour ni à la haine, c’est cela le détachement. (…) Agir sans plus aucun attachement, / C’est voir glisser sur soi le mal comme sur un lotus l’eau de pluie. » (5, 10) Il s’agira donc de tuer sans désir, sans colère, sans indifférence mais avec un détachement attentif, centré sur l’action sans en considérer les fruits. « Celui qui n’est pas égoïste et dont l’intelligence n’est pas souillée, même s’il tue ces hommes-là, il ne les tue pas. Il n’est pas lié par une telle action. » (18.17). « Abandonnant tous les dharmas [toutes les lois], prends refuge en Moi seul. Je te délivrerai de tout péché. Ne t’afflige point. » (18, 66) « Cela tu ne dois jamais le dire à celui qui n’a pas pratiqué des austérités, ni à celui qui n’est pas un dévot, qui ne désire pas l’entendre ou parle mal de Moi » (18.67). Un témoin involontaire de ce « merveilleux dialogue » en parle comme d’un « dialogue qui a fait dresser mes cheveux sur la tête. » (18.74) Lors de la bataille c’est Krishna lui-même, qui sera le cocher du char d’Arjuna. (d’après la Bhagavad-Gîta, le « chant du Seigneur (Krishna) », texte compilé entre le IV° siècle avant notre ère et le III° après ; il décrit une sagesse concrète à la fois hindoue et bouddhiste).

 

  1. Les djihadistes sont des personnes et les personnes sont des cadeaux. On embrasse le djihad pour des raisons personnelles, dans une dévotion dévoyée qui méconnaît la règle fondamentale, dite la «règle d’or » : Ne fais pas à autrui, ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. » Il n’y a pas de djihad en soi, seulement des djihadistes qui doivent pouvoir revenir à la raison commune sans rien perdre de leur foi. Ce sont des personnes et les personnes sont des cadeaux (voir 24 PSY personnes cadeaux) Ceci n’est pas contradictoire avec le § 8. Le combat n’a qu’un temps. Il n’y a pas de guerre juste. «La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifiera la fin ? (…) la révolte répond : les moyens » (Albert Camus « L’homme révolté »). En d’autres termes, on ne lutte pas n’importe comment contre l’islamisme.
  2. Compilation Roger

 

(2)26 REL Allah trois djihad débat 2 2014_09

suite de 26 REL Allah trois djihad débat 1 2014_09

et de 26 REL Allah trois djihad 2014_08

 

  1. Michel (19 sept 2014) : Je suis au moins d’accord avec ta dernière phrase: « on ne lutte pas n’importe comment contre l’islamisme ». Par ailleurs, je pense qu’il faut se situer contre TOUS les extrémismes religieux; mais que l’urgence actuelle est l’islamisme; les extrémistes cathos par ex sont une survivance, un spasme; et « on ne tire pas sur une ambulance ».  L’islamisme lui en est au stade où se trouvait le christianisme à l’époque des croisades ou de la Sainte Inquisition.

Roger : Oui, sauf différence : nous revivons en direct le couple croisades / djihad.  « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre ». (Karl Marx). Pourquoi a-t-on perdu Byzance ? Question d’actualité…

Michel (21 sept) : La légende dit que pdt le siège, à Byzance on discutait du sexe des anges… Et nous monde occidental, on s’occupe à quoi ?  on s’écharpe sur le mariage pour tous ? le retour de Sarko ? le classement PISA des universités françaises ?

 

  1. Colette (19 sept) : Contrairement à ce que dit un des tes correspondants , non l’islam n’est pas « radical par principe « (et « il ne dévoile pas enfin son vrai visage! ») pas plus que le christianisme   ou le judaïsme ou d’autres religions ne le sont….mais il y a dans ces religions ( voir inquisition, massacres des guerres de religion en europe, ) ( colons racistes du Hébron écrivant sur les murs de la vieille ville ou hurlant : mort aux arabes ou encore les arabes dans les fours! ) des gens qui sont ultra- radicaux et qui sont dénoncés heureusement  par ceux et celles qui n’instrumentalisent pas la religion à leur profit…et bien sûr en islam aussi, d’ailleurs, on le voit en irak, syrie , etc etc…où ce sont les autres musulmans qui sont les premiers massacrés!

Pour information, voici un appel qui est passé pratiquement inaperçu dans les médias. Ce serait donc bien de faire passer cet appel sur ton blog…

Roger (20 sept) :  Merci. C’est avec plaisir que je vais diffuser cet appel resté peu connu.  L’irresponsabilité des médias et de leurs journalistes me paraît ici criminelle. « Péché par pensée, parole, action et omission » enseigne l’Eglise catholique dans son Confiteor (voir Google : « Confiteor » et « Omission »)

Colette ( 21 sept) : merci roger, on n’est jamais de trop pour que le pire n’arrive pas…ou au moins pour s’y opposer

 

3.http://www.relations-catholiques-musulmans.cef.fr/2014/09/16/appel-des-musulmans-de-france/

Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel, nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation «Daesh», connue sous l’appellation «Etat Islamique» (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les kurdes, les turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.

            Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.

            Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste «Daesh».

            Nous saluons la position des autorités Chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.

            Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue «guerre des civilisations».

            Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l’ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l’Humanité, d’une telle complicité.
Face à l’ampleur des crimes commis par «Daesh» et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.

            Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste.

Signataires par ordre alphabétique des institutions :
Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France (CCMTF) Représenté par Monsieur Ahmet OGRAS, Président.

Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) Représentée par Monsieur Cheikh Moussa TOURE, Président.

Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) Représentée par Monsieur le Recteur Dalil BOUBAKEUR, Président.

Foi et Pratique Représentée par Monsieur Hamadi HAMMAMI

Grande Mosquée d’Evry Courcouronnes Représentée par Monsieur le Recteur Khalil MERROUN

Grande Mosquée de LYON Représentée par Monsieur le Recteur Kamel KABTANE

Grande Mosquée de Saint Denis de l’île de la Réunion Représentée par Monsieur Aslam TIMOL.

Rassemblement des Musulmans de France (RMF) Représentée par Monsieur Anouar KBIBECH, Président.

Union des Mosquées de France (UMF) Représentée par Monsieur Mohammed MOUSSAOUI, Président.

Union des Organisations Islamiques de France Représentée par Monsieur Amar LASFAR, Président.
Paris, le 15 septembre 2014

  1. André (21 sept) : Quelque chose peut paraître excessif dans la remarque et la conclusion de Laurent ; mais j’ai moi-même été assez souvent agacé par ce retour du thème et sa résonance, quand il revient sur le tapis à travers d’innombrables Email que notre messagerie se montre incapable de tamiser. « Méfiance », dit Colette, et je crois qu’elle n’a pas tort, tant il est vrai que les technologies modernes se mettent plus aisément au service de la manipulation de conscience qu’à son élévation. Aussi te dirai-je, mon cher Roger, que ta rebuffade ne s’imposait pas. Et beaucoup moins encore la remarque de Didier : »L’islam est enfin dévoilé tel qu’il est historiquement et intrinsèquement ».On aurait envie de rétablir la vérité, d’évoquer son âge d’or, à une époque où l’Occident s’enfonçait dans les brumes du Moyen-Age, de saluer au passage Averroès, Avicène, , savants et philosophes et de rappeler son précieux  apport à l’Espagne, mais je craindrais en agissant ainsi de laisser supposer que je serais farouchement opposé à la critique radicale des Religions. Athée et rayé à ma demande du registre des fonts baptismaux, j’estime, avec tout le respect que je porte à l’individu lui-même et à sa liberté, que tout ce qui touche à la vérité et aux libertés  doit  passer au crible de la critique. Mais je voudrais qu’on eût envers l’Islam, une attitude semblable à celle de Montaigne à l’égard du « nouveau monde ». Montaigne n’isole pas, ne cherche pas à grossir, déformer, caricaturer. Il compare et veut former son propre jugement. Cela se fait un peu ici, à propos de l’ISLAM ; mais il faut comprendre l’irritation de Laurent et la mienne. Faisons préalablement table rase des préjugés que charrient médias et Email mal intentionnés. Ne cédons pas à l’émotion née du surgissement d’un fait divers malheureux pour attirer l’oeil sur l’une des trois religions du Livre, à l’exception des deux autres. Comparons les, en prenant soin de distinguer entre  le sentiment religieux qui sert de sève à l’Institution et l’Institution elle-même. « Islam… Islam…Islam… » ;  j’connais le refrain,  ça m’fatigue !… La vraie question est ailleurs : « Qu’est-ce que l’Islam » ?.

De quoi veut-on parler ?

d’E.I.L., à l’origine duquel on retrouverait, comme pour Sadam Hussein, la CIA, la maison Blanche et BUSH, les bouchers de l’Irak;

 de l’Arabie saoudite où on lapide la femme adultère et où on coupe la main du voleur, avec une excuse que procure la chaleureuse amitié de nos gouvernants ?

ou encore le Qatar, dont les bâtisseurs sont des esclaves venus de l’Est, et les milliardaires à l’oeuvre dans les capitales européennes, comme pour le « PSG » ?

Ce que d’aucuns voudraient pouvoir occulter en stigmatisant « l’islamisme », apparaît clairement quand tombe le masque. Rien ne différentie les trois Religions du Livre. « Le sabre »  leur est propriété commune. Les rites seuls diffèrent et sont prétextes à guerre de religion. WOJTILA, alias jean-Paul II, apparaît à la même fenêtre que PINOCHET ! etc.

Ayant pris du recul par rapport à la turpitude des grands de ce monde, je salue pour conclure Saphia Azzedine et Alice Belaïdi auteure et comédienne, dénonçant l’oppression faite aux femmes dans « Confidences à Allah, » mise en scène de Gérard Gildas. Je salue également les 43 officiers et soldats israéliens qui dans une lettre rendue publique dénoncent les « abus » commis à Gaza er déclarent ne plus vouloir « continuer à servir ce système qui porte atteinte aux droits de millions de personnes »

Roger (22 sept) : Bien. Merci. Il est important que des contributions divergentes puissent se manifester.

 

(3) 26 REL Allah trois djihad débat 3 – 2014_09

 

Remarque. Nous tirons lentement le fil de la pelote en évitant de le casser. D’où ce débat n° 3. Pour y participer efficacement en évitant trop de redites, relire les envois précédents.

            Roger

 

  1. Maïthé (22 sept) : Merci Roger. Tout cela est bien intéressant pour comprendre au moins un peu ce qui  se passe.

Bernard (22 sept) : J’ai lu avec intérêt ce début de débat sur l’islam, tiré par l’actualité.Je suis croyant et , par ailleurs, je connais assez bien les pays musulmans. Je ne crois pas un instant que la religion musulmane puisse susciter ou justifier ce qui se passe en Irak ou en Syrie. Je ne crois pas non plus qu’on puisse considérer que toute religion porte en germe les horreurs que l’on a toujours constaté des croisades d’hier à l’Irak d’aujourd’hui. Simplement, les peuples se sont constitués au long des siècles à partir d’un territoire, de mélanges raciaux, puis, plus ou moins de langues communes, avec un coté généralement positif qui conduit à de grands moments de civilisation, un autre beaucoup moins avec ses guerre, ses massacres, souvent liés à d’abusives personnalisation du pouvoir… Chacun de ces peuples a généralement adopté  une religion qui les a imprégnés sans pour autant supprimer leurs tendances profondes qui souvent ne doivent pas grand chose à cette religion.

Dans le cas des peuples du Moyen-Orient, une bonne partie des extrémismes est, selon moi,  né d’une histoire qui fait des occidentaux, et surtout des anglo-saxons, mais aussi des français,l’incarnation du mal. On pense aux croisades.Il y a eu bien d’autres épisodes aussi brutaux, notamment en Afrique ou en Amérique du Sud. Ceci a laissé des traces profondes. Interrogé par des amis qui voulaient se rendre dans certains de ces pays du Moyen Orient et s’inquiétaient du problème de langues, je leur disais , »Dans ces pays, commencez toujours par faire comprendre à vos interlocuteurs que vous n’êtes pas américains. Ne leur adressez pas, d’entrée de jeu, la parole en anglais ». mais combien de français se souviennent que l’aviation française a été, à ce jour, la seule aviation qui ait jamais bombardé Bagdad ? Que les Français ont vendu, sous le mandat d’entre deux guerres, la terre des alaouites à la Turquie ?…Et que la situation souvent désastreuse de la population d’origine maghrébine dans nos grands ensembles de Trappes, de Grigny ou des quartiers nord de Marseille génère la révolte et l’adhésion aux pires idéologies….

Dans ce contexte, je comprends qu’on veuille aider les minorités qui se font massacrer. Mais que ferons-nous  après avoir bombardé le « califat » ? On n’a jamais gagné une guerre avec des bombardements. L’absence d’objectifs à long terme, en tout cas d’objectifs avoués, de la coalition qui se dessine laisse présager de nombreuses complications, surtout lorsqu’on s’en prend au califat sur le terrain et qu’on entretient de bons rapports avec ses pires inspirateurs, comme cela  a déjà été dit.

 

  1. Rufin.Jean-Christophe Rufin, écrivain, ex-diplomate : « Ce n’est pas encore une guerre de civilisations. »

« (…) Je suis très inquiet de voir qu’on a maintenant trois opérations sur les bras : au Mali, en Centrafrique et aujourd’hui en Irak. (…) C’est beaucoup trop, alors que nous sommes un maillon relativement faible de cette coalition internationale : notre capacité militaire est limitée, notre économie pas florissante. Et chez nous, des musulmans très minoritaires, peuvent être sensibles à la propagande islamiste.

Que peut faire la France alors ?

« Se mobiliser pour aider les chrétiens de la région, très bien. Aider les Kurdes en livrant des armes, pourquoi pas ? Mais nous ne sommes pas suffisamment armés pour lutter sur autant de fronts contre l’islamisme radical. Surtout si on ne se donne pas vraiment les moyens de les vaincre. Or les bombardements ne peuvent suffire. Le seul moyen d’y parvenir, c’est de leur faire perdre des combats locaux, en s’appuyant sur les Kurdes en Irak, ou en remettant en jeu Assad en Syrie.

Face aux jihadhistes de l’EI, sommes-nous dans une guerre de civilisation ?

« Non, pas encore. Dans sa rhétorique, c’est vrai, l’EI est clairement en guerre contre l’Occident. Ils détestent nos valeurs, mais il n’a pas les moyens de les combattre, de défier notre modèle. Or, par notre action, nous contribuons à lui donner une stature mondiale, alors que la menace n’est pour l’instant que locale. Les Etats-Unis fonctionnent comme ça, dans une logique de camp contre camp, dans lequel les jihadistes essaient justement de nous faire tomber. Ils n’attendent que ça, alors ne leur faisons pas ce cadeau ! »

(propos recueillis par Charles de Saint-Sauveur, le ParisienAujourd’hui en France, 24 septembre 2014)

 

  1. Trois mystiques. Roger (28 sept) : Je distingue trois mystiques ou métaphysiques : la mystique  de l’indifférence, la mystique de l’attention et enfin la mystique de la peur.

La mystique de l’indifférence est celle de beaucoup de nos contemporains, spécialement en Occident.  Elle est faite d’hédonisme. La technique sert à calmer d’éventuelles angoisses. La mort n’est qu’un passage, un sommeil éternel qu’on peut préparer par le suicide assisté. L’essentiel est d’éviter la souffrance. Ainsi que le dit Pierre Dac :  « A l’éternelle triple question toujours demeurée sans réponse: «Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous?» je réponds: «En ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne» ». Cette mystique regarde les deux autres avec une douce ironie souriante.

La mystique de l’attention me semble être celle des croyances raisonnables : j’y inscris le bouddho-taoïsme et la partie raisonnable des monothétismes. Elle est faite d’une attention extrême au mystère de la vie. Je pratique, aussi régulièrement que je peux, deux ouvrages qui me paraissent excellents bien qu’apparemment  contradictoires :

– « Le tao au jour le jour , 365 méditations taoïstes » de Deng Ming-Dao (Ed.  Albin Michel)

– « La petite voix, méditations quotidiennes » d’Eileen Caddy (Collection Findhorn, Ed le souffle d’or).

Je tente ailleurs cette synthèse apparemment impossible (voir 26 REL tao secret de la fleur d’or). Cette mystique examine avec attention les deux autres en évitant les trois Poisons : l’avidité, l’aversion et l’indifférence;

La mystique de la peur a en horreur les deux autres. Pour elle il y a un Dieu (Allah), un paradis et un enfer. C’est une mystique du salut. Il faut sauver son âme et celle des autres. Voilà la vérité. L’essentiel n’est pas la vie mais la mort qui va mener à l’autre vie, la vraie. On convertira les autres de gré ou de force ou plutôt de gré et de force. C’est le djihad qui impose une morale et une politique qu’il est impossible de dissocier. La démocratie et la laïcité sont des inventions diaboliques. Cette mystique est une eschatologie, un discours (logos) sur les fins dernières (eschatos). Elle implique un combat permanent avec des temps de répit inévitables et des avancées où tous les coups sont permis, la violence certes mais aussi l’hypocrisie et le mensonge. Nous sommes dans la géo-politique. L’Europe a connu deux coups de boutoir : elle a perdu le premier (prise de Byzance 1453), elle a gagné le second (Vienne 1683). Ces deux coups de boutoir venaient de la Turquie musulmane, bien réticence aujourd’hui pour rejoindre le camp occidental mais elle le fait car elle n’a rien de bon à attendre du djihad. Nous nous préparons au troisième coup de boutoir qui vient de l’Etat islamique ou « Daesh » (voir Wikipédia : « Etat islamique).

 

  1. L’arme absolue : respecter TOUTES les minorités et d’abord les musulmans. Les jihadistes veulent l’asservissement des minorités qu’ils jugent inférieures : les femmes, les chrétiens, les incroyants, les sunnites pour certains chiites, les chiites pour certains sunnites. Cet asservissement n’a rien de religieux : il est de nature politico-économique. Il s’agit d’enrôler de malheureux jeunes jihadistes pour servir des dirigeants aussi corrompus que les tyrans qu’ils prétendent combattre : à eux les trafics en tous genres, l’alcool et les petites femmes…  Pour des raisons qui déshonorent l’Occident, auquel nous appartenons, nous avons collectivement laissé faire pour assurer nos approvisionnements en pétrole et enrichir nos marchands d’armes. Ces contradictions éclatent désormais et c’est une bonne chose. Le malheureux Hervé Gourdel ne sera pas mort pour rien si nous tirons les conséquences de son supplice. Ce qui semble bien être le cas de l’immense majorité des musulmans qui clament : « Pas en notre nom ». Mais il faut que nous balayons devant notre porte. Voici quelques pistes :

– Les femmes musulmanes voilées doivent être respectées. On a fait beaucoup de bruit autour du foulard puis du voile puis de la burqa sans voir que l’on insultait ces femmes. La seule loi qui vaille est celle qui interdit de sortir entièrement voilée dans la rue. Il y a bien sûr des cas d’espèce : les tribunaux sont là pour les trancher (ex : crèche de Baby-Loup) Sarkozy avait eu la formule la plus heureuse, à mon sens : « La burqa n’est pas la bienvenue. » (22 juin 2009). On légifère donc mais sans sévir car impossible de savoir si le port de la burqa est d’ordre religieux ou politique. En Belgique, des témoignages, apparemment dignes de foi, font état de musulmanes totalement voilées qui recevraient 200 euros par mois, d’associations caritatives financées par les pays du Golfe. Il suffit de vérifier l’information et de la diffuser largement pour désamorcer le problème, sans se mettre à verbaliser pour se donner bonne conscience.

– L’égalité juridique entre hommes et femmes est fondamentale. On célèbre les 80 ans de Brigitte Bardot. Cette femme a su assumer un mythe libérateur qui en aurait écrasé plus d’une. Elle l’a fait par sa beauté, son intelligence et sa franchise. Elle a contribué à un combat qui n’est pas achevé, surtout dans les banlieues.

– Les banlieues reçoivent beaucoup d’argent pour leur développement mais cet argent disparaît dans des circuits opaques. Par ailleurs elles sont privées de l’argent qui leur est dû en matière de sécurité (commissariats, pompiers), de transports (bus) et d’éducation : on a pu vérifier que les établissements scolaires des beaux quartiers étaient nettement privilégiés par rapport à ceux des banlieues.

– Cette situation dure depuis des dizaines d’années. Les bobos parisiens entretiennent les trafics de drogue. Les jeunes des banlieues peuvent s’en sortir à condition de ne pas être bousillés. Sinon c’est la grande tentation du deal, du repentir et de la rédemption par l’aventure mortellement religieuse. On les qualifie alors de « terroristes » sans approfondir l’origine de leur haine et de leur foi.

 

Emile (27 sept) : 06 EDU maternelles et au-delà Emile 2014_09 (…) la France n’a plus d’ennemi prêt à l’attaquer, et (…) par contre nous vivons tous dans la crainte d’être volé, racketté, agressé, un transfert d’au moins 10% du budget de l’armée vers les actions de prévention de la violence chez les jeunes nous semble indispensable. Olivier (28 sept) : Oui, c’est très bien, tout ça, mais la conclusion est fausse : la France a un ennemi déclaré : le terrorisme. Nous sommes en guerre. Il ne faut jamais l’oublier. Roger Tu as raison mais l’ennemi est en nous, pas à l’extérieur. Olivier : C’est de la philosophie. Oui, l’homme est un loup pour l’homme mais ça me rappelle Onfray qui condamne l’attaque française au Moyen-Orient. Je te parle de choses concrètes et tu contournes le sujet. Les résistants français sous le nazisme n’avaient d’un objectif : chasser la bête immonde. J’attends avec appréhension le premier attentat sur le sol français pour voir l’union nationale émerger (ce qui risque de ne même pas être le cas). Roger (28 sept) : Tu m’as mal compris. Quand je dis « l’ennemi est en nous » je pense aux banlieues, terreau fertile du terrorisme hexagonal. Je pense aussi à la manière dont nous abordons mentalement ces problèmes. Ce n’est pas parce que je donne la parole à Emile que je partage toutes ses analyses. Ajout pour la liste : Le CNR avait aussi un projet novateur. Voir sur Wikipédia : « Le Conseil National de la Résistance ».

 

Source : Le Poste de Veille (29 août) www.postedeveille.ca

 

  1. Un conflit eschatologique. Ce conflit que l’islam mène contre le reste du monde ne prendra fin pour lui qu’avec la fin des temps (grec : eschatologie « dernière parole »). Quand l’islam est minoritaire, il affirme qu’il s’agit de la volonté (temporaire) de Dieu.

Roger et Alii – Retorica-8 210 mots -49 900 caractères – 2017-12-27

 

 

 

 

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