26 REL astrologie synthèse bts 1994

L’astrologie est un savoir discuté qui a un public fidèle et des ennemis résolus.

 

Synthèse bts Actualité de l’astrologie correction 1994

 

Code 0 = introduction(s) et 9 = conclusion(s)

 

  1. Introduction Cinq textes, datés de 1966 à 1986, évoquent l’indéniable attrait de l’astrologie sur nos contemporains. Tous extraits de revues, ils sont dus à la plume de Jacques Maître (document 1), Michel Gauquelin (document 2), Pascale Lismonde (document 3), Hubert Reeves (document 4) et Pierre Assouline (document 5). Ces articles et entretiens évoquent quatre problémes : l’astrologie comme faux savoir, son public, les raisons de son succés enfin ses adversaires

 

1.0 Les cinq textes présentent, avec des nuances, l’astrologie comme un faux savoir.

1.1 J. Maître note que prédictions et conseils sont souvent contradictoires et M. Gauquelin précise qu’il n’y a pas de lien entre les types humains et le ciel astronomique. P. Assouline juge nulle la valeur statistique de l’astrologie.

1.2 Seul M. Gauquelin évoque l’écart entre le comportement criminel du docteur Petiot et son horoscope extrêmement flatteur mais qui ne disait rien de ses tendances meurtrières. Le même document constate que 90 % des personnes consultées avaient cru se reconnaître dans cet horoscope.

1.3 En effet, selon J. Maître, les formules vagues permettent les projections personnelles. P. Lismonde note qu’elles offrent des alibis et permettent la fuite des responsabilités. C’est que, remarque P. Assouline, les gens préférent rêver que réfléchir.

1.4 Pourtant M. Gauquelin porte au crédit des astrologues le fait d’avoir été les premiers astronomes et l’astrophysicien H. Reeves leur concéde une psychologie faite d’imageries populaires.

1.9 Le savoir de l’astrologie est donc contradictoire. Ses formules floues autorisent toutes les interprétations.

 

   2.0 Pourtant l’astrologie possède un public important.

2.1 P. Lismonde remarque qu’une revue spécialisée en astrologie tire à 100.000 exemplaires et de grands succès de librairie concernent cette discipline note de son côté P. Assouline. P. Lismonde et M. Gauquelin ajoutent que l’astrologie s’informatise.

2.2 Les chiffres parlent d’eux-même : 85-90 % des Français connaissent leur signe astral d’aprés M. Gauquelin et P. Lismonde. Même si 73 % affirment ne pas y croire, 53 % jugent que l’astrologie est une science note P. Assouline.

2.3 J. Maître insiste surtout sur l’ignorance d’un public qui se sent frustré parce qu’il refuse l’ascése scientifique, qu’il est mal informé et privé de notions épistémologiques.

2.4 J. Maître et P. Assouline dégagent la typologie de ce public. Il est plutôt féminin, jeune, citadin et appartient à un milieu d’employés (J. Maître). Le portrait – type est une jeune femme devenue cadre moyen aprés des études secondaires (P. Assouline).

2.9 Le public de l’astrologie est donc étendu et pêche par ignorance de l’épistémologie. Son noyau est constitué de femmes jeunes moyennement cultivées.

 

3.0 Il convient d’analyser les motifs de ce succès.

 

3.1 Selon J. Maître ce succès existait déjà au XIX°s. P. Assouline le juge permanent. P. Lismonde note que les astrologues l’attribuaient, en 1983, à l’entrée de Pluton en Scorpion. J. Maître y voit l’effet des contradictions sociales et P. Assouline incrimine la crise.

3.2 Le motif profond serait l’intérêt pour son propre moi note J. Maître mais aussi, précise P. Limonde, le besoin d’un savoir qui relève de la psychologie des profondeurs et la recherche d’une cohérence avec l’univers.

3.3 Ceci traduirait, selon J. Maître, la crise de la foi en la science et l’échec de la rationalité. H. Reeves confirme cette idée : il note l’angoisse face au nucléaire et le sentiment que la science n’apporte pas le bonheur. Selon J. Maître on s’en remet à des astrologues connus.

3.9 Donc le succès de l’astrologie s’expliquerait par le besoin de relier l’ego à l’univers mais aussi par une crise des valeurs liée à une science dont on attendait tout.

 

4.0 Pourtant l’astrologie ne manque pas d’adversaires.

4.1 Le premier est l’Eglise note P. Assouline bien que la religiosité incite à croire l’astrologie. L’Eglise s’oppose à cette dernière au nom d’une liberté humaine qu’il faut sauvegarder précise P. Lismonde.

4.2 Le second adversaire est la science elle-même. Des savants éminents, dont certains prix Nobel, la condamnent comme dangereuse pour l’information scientifique remarque P. Lismonde. P. Assouline propose un remède : diffuser largement des éléments sûrs de physique quotidienne.

4.9 Donc les milieux religieux et scientifiques convergent dans leur opposition à l’astrologie.

 

  1. Conclusion. Conclusion personnelle avec emploi d’une formule 0 + exemple + commentaire + conclusion. Je pense que recourir à l’astrologie est toujours révélateur. / La revue « Femme actuelle« (28.12.1987) donnait la parole à une lectrice. Elle devait épouser son compagnon et, inquiète, elle consulta un astrologue. Celui-ci lui prédit un grand amour. Deux lectrices lui répondirent que cette démarche prouvait qu’elle n’aimait pas vraiment son compagnon et qu’il fallait renoncer à ce mariage./ Elles avaient raison. Au fond d’elle-même cette jeune femme savait que ce mariage serait un échec. Mais elle n’osait pas se l’avouer. Consulter l’astrologue était donc une fuite en avant. / Le plus difficile est la lucidité envers soi-même. / Rien dans leur formation ne prépare les gens à la sagesse.

 

Roger et Alii – Retoria – 830 mots – 5 400 caractères – 2017-10-18

 

 

Laisser un commentaire ?