26 REL Mystique – médiums – Maguy Lebrun – 2019-01

26 REL Mystique – médiums – Maguy Lebrun – 2019-01-20

 

Avant d’aborder la question de Maguy Lebrun je fournis quelques informations annexes selon la méthode trampoline propre à Retorica : des informations apparemment hors sujet mais pas tout à fait… Roger

 

  1. a) 26 REL Mystique – religion – politique – économie

Charles Péguy disait que « la mystique se dégradait en politique ». En réalité il y quatre termes dans cette dégradation : la mystique est prise en otage par la religion.  La politique asservit la religion.  Enfin l’économie asservit les trois autres domaines.

Le libéralisme maintenait des entraves politico-religieuses. L’ultra-libéralisme admis un peu partout, un peu par tous, les fait voler en éclats. Il faut remonter cette chaîne infernale pour redécouvrir le cœur de la mystique.

Le cœur de la mystique est l’invisible au-delà du visible, l’inaudible au-delà de l’audible, l’impalpable au delà du palpable.

 

  1. b) 26 REL incroyance vs spiritualités – Bibliographie 2018-12-25
  2. C’était un athée convaincu mais un jour il s’est adressé à Dieu en lui disant : “Si tu existes, révèle-toi.” Une grande paix intérieure le pénétra alors et il crut. (archives Cejh 29/06/2005)
  3. Le problème est le suivant. Les spiritualités sont multiples et vont toutes dans le même sens. L’incroyance est une et se contente de nier les spiritualités. Elle n’offre que le vide, le néant. Même pas la vacuité bouddhiste qui, elle, rejoint les spiritualités dont elle fait partie.
  4. Les témoignages spiritualistes sont très nombreux. On peut les récuser les uns après les autres mais on ne peut nier la richesse humaine et littéraire de ces récits. Ils nous donnent des émotions et des raisons de vivre. L’ouvrage fondamental reste la Bible(Ancien et Nouveau Testament). Par commodité je recours aux ouvrages suivants.
  5. Les témoignages du médium Chico Xavier et de l’esprit André Luiz qui l’a inspiré sont consignés dans une série d’ouvrages dont le premier « Nosso Lar (Notre demeure) » fournit la description la plus vivante et la plus crédible de ce que nous appelons le Purgatoire ou les Enfers.
  6. Les NDE ou EMI :

– George Ritchie« Retour de l’au-delà » (Robert Laffont 1986)

– Anita Moorjani« Diagnostic incurable mais revenue guérie à la suite d’une NDE (Trédaniel 2012)

– Dr Jean-Jacques Charbonier« Les preuves scientifiques d’une vie après la vie » (Editions Exergue 2008)

  1. Médiums traduisant des entités :

– Maguy Lebrun« Médecins du ciel, médecins de la terre » (Pocket Robert Laffont 1987)

– Chico Xavier – André Luiz« Nosso Lar (Notre demeure) » (Ed Philman)

Maria Valtorta« L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » (10 volumes, éditions de Chiré)

 

  1. c) 26 REL Purgatoire – Géhenne –Nosso Lar – 2018-12-23

Selon la tradition juive le Gan Eden c’est le Paradis. La Géhenne c’est le Purgatoire et le Guigoul la réincarnation. L’âme peut aller directement au Paradis ou passer quelque temps dans la Géhenne ou pire encore passer par un cycle de trois réincarnations. L’Enfer perpétuel ne semble pas exister dans le judaïsme.

Gan Eden serait aussi la protection du plaisir, plaisir pris par Adam et Eve quand ils étaient au Paradis… et qu’ils ont gardé ensuite ! Tout ceci serait en lien avec un propos du Rabbi Nahman de Breslev  qui disait : « Je vous raconterai des histoires et vous serez guéri dans votre corps »

(transmis par Marc Alain Ouaknin dans « Talmudiques » du dimanche 10 sept 2017)

Voir tout ceci à la lumière de « Nosso Lar (notre demeure) » .

 

d) 26 REL médiums – guérisseurs – Maguy Lebrun – 2018-08-13

 

(1) Le Credo catholique professe :  « Je crois (…)à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. » Dans le judaïsme le 13° et dernier article de foi de Maïmonide affirme de son côté : « 13 – Que les morts ressusciteront, selon la volonté du Créateur, béni soit Son nom. » Ceci implique l’immortalité des âmes qui au Ciel restent actives puisqu’on les sollicite par la prière et qu’elles peuvent agir dans un va-et-vient permanent. Nous pourrions le percevoir si nous étions vraiment attentifs aux messages qu’elles nous envoient. C’est ce que firent en 1963 Maguy Lebrun et son mari Daniel qui acceptèrent la mission que leur proposa une « entité » (nous dirions un « ange » ). Cette mission comportait deux volets : famille d’accueil pour des enfants difficiles (une quarantaine sur au moins dix ans) et guérisseurs pour des malades qui en avaient besoin. Maguy consigna ces expériences dans le best-seller « Médecins du ciel, médecins de la terre » (Pocket – Laffont – 1987). Daniel disparut en 1986 et Maguy en janvier 2018.

(2) Infirmière de formation, Maguy Lebrun (1925 – 2018), manifeste très tôt des dons de guérisseuse et de magnétiseuse. Mais sa vie bascule en 1963 quand une entité, un « guide spirituel »  se manifeste à elle, une nuit par l’intermédiaire de son mari, Daniel, qui lui servira désormais de médium (p.23-24) : Cette entité, Mamy, lui explique « Tu ne guériras les corps qu’en guérissant les âmes car c’est le but que nous poursuivons : élever le niveau spirituel de ceux qui viennent vers toi et amener des âmes vers Dieu. » Pendant trois heures le guide spirituel lui explique les tenants et les aboutissants d’une mission qu’ils peuvent refuser. Au réveil Daniel ne se souvient de rien mais il fait confiance à sa femme : ils acceptent la mission proposée. Le guide spirituel se manifeste par l’intermédiaire de Daniel, devenu médium pour les aider dans les difficultés quotidiennes,  notamment l’éducation de la quarantaine d’enfants adoptés qu’ils prennent en charge au fil des années avec un amour inconditionnel et salvateur.

(3) Leur action bienfaitrice s’étend aux malades quelquefois en phase terminale que les « médecins du ciel » aident Maguy à magnétiser pour leur procurer une fin heureuse, toujours par l’intermédiaire du médium extraordinaire qu’est Daniel. L’ouvrage fourmille d’anecdotes racontées très simplement, de témoignages venus des « médecins de la terre » impressionnés par les résultats spectaculaires qu’ils ont pu observer. L’un des guides spirituels de Maguy lui fait découvrir les trésors de générosité que peut recéler une militante athée et communiste (p. 111 – 112). Maguy apprend ainsi à ne jamais juger autrui. Plutôt l’adoption que l’avortement pense-t-elle : « Lorsque j’entends critiquer ces jeunes mamans qui offrent leur enfant, mais trouver normal qu’elles le tuent, je ne comprends pas la morale de notre société. » (p.81).

(4) L’initiation de Maguy par Mamy a été longue et douloureuse. « Il y a des millénaires, les initiés étaient tenus au secret dans des lieux saints, des écoles de sagesse, mais tout évolue et les temps sont venus où il faut dévoiler les mystères. (…) Lorsque mon guide, Mamy, m’a proposé une initiation, je n’ai pas imaginé une seconde ce que cela signifierait réellement. Ni la durée – dix longues années – ni les sacrifices, ni l’abandon de nos situations, les fins de mois plus que difficiles, le ton total de nous-mêmes exigé à chaque instant, – le renoncement à notre vie privée, à nos vacances, à notre nécessaire, les épreuves subies avec la foi du charbonnier, la souffrance physique acceptée et offerte pour guérir la souffrance de l’autre. » (p.102) « Un soir, Mamy, mon guide des premières heures me dit : « Pour que tu comprennes la souffrance des autres, il a fallu que tu la connaisses, que tu la portes en ton cœur, en ton corps, en ton âme, et que tu l’acceptes… » » (p. 104) Au sujet de Dieu, l’un de ses guides lui explique : « Dieu est aussi et surtout l’Amour personnifié. Seules l’observation des lois divines, la spiritualité de l’individu, l’utilisation des vibrations peuvent aider le monde. » (p.109) « La vérité est lieu de résonnance pour chaque individu, à chaque étape de sa vie, de la naissance à la mort, de la naissance ultime au retour à la source. Pour commencer à la percevoir, il faut sortir de soi pour écouter l’autre. » (p. 112) « Toutes les religions ont prêché les mêmes enseignements, avec des mots différents, mais pendant des siècles, la lumière a été sous le boisseau et seuls les initiés, instruits dans des écoles de sagesse, apprenaient certains mystères divins. Dans les temples d’Egypte, des Indes, de la Grèce, nous retrouvons la croyance aux esprits qui dictent des oracles. A Delphes comme à Eleusis, l’Esprit a soufflé sur les servants des lieux sacrés. Pythagore enseigne aux initiés les divins mystères par la bouche des prêtresses endormies qui conversent avec des génies invisibles. Rien de nouveau sous le soleil. Mais Jésus est venu, il a marché sur notre terre, a enseigné aux hommes, à tous les hommes, pauvres, riches, malades, désespérés, pécheurs. » (p. 115)

(5) « La prière est la « voie fluidique » qui ouvre la porte aux forces célestes. Il y faut une harmonie totale. C’est pourquoi un médium doit toujours être entouré, protégé, ne jamais être abandonné à lui-même. Le groupe de prières constitue donc une protection comme peuvent l’être le monastère au saint homme ou l’ashram au lama. Dans ce domaine, il importe d’être d’une prudence absolue. » (p.126) « La maladie est un dysfonctionnement, un déséquilibre, un manque d’harmonie. Je pense, pour ma part, que toutes les maladies – ou presque –  naissent dans le corps éthérique ou astral, mais certaines peuvent venir de l’âme, ou corps spirituel. » (p. 151) Maguy explique le magnétisme : « « Tout est vibration » disait déjà Hermès. Plus les vibrations sont rapides et éthérées, plus elles sont efficaces. Cette méthode de guérison était déjà connue dans l’Antiquité. Dans toutes les religions, on a guéri par la prière, et Jésus qui guérissait au nom du Père, par imposition des mains, a été le plus grand guérisseur spirituel de tous les temps ! » (p. 154). « Je voudrais que dans chaque ville, chaque village, un groupe de prière soit constitué autour des malades. L’important n’est jamais l’ampleur du discours mais le choc, efficace et positif. Et que la force-prière, jointe à la force-amour, puisse apporter la guérison de l’âme, qui guérira à son tour le corps. » (p. 155). Certaines maladies – sinon toutes – sont d’origine karmiques mais il faut – en même temps – les soigner par les moyens de la médecine conventionnelle. Dans ce cas le recours à la prière collective est indispensable. Les forces d’en haut savent ce qui est le mieux.

(6) « Les médecins du ciel disent : « Tant que les lois de Dieu seront bafouées, des maladies graves, la déchéance des corps, conséquence de la déchéance des âmes, ne pourront disparaître de la terre et souvent les innocents les paient de leur vie. La loi cosmique n’étant pas respectée, les hommes sont victimes de leurs abus et de leurs erreurs. » Pourquoi l’enfant innocent paie-t-il pour les autres ? Nous avons du mal à l’accepter. Mais il peut faire partie de ceux qui ont décidé de « donner leur vie » pour que le monde prenne conscience et se réveille. » (p. 192). Maguy dit d’un médecin incroyant : « Il ne croyait pas en Dieu, mais Dieu était en lui. » (p. 193). « Jésus vit en passant un aveugle de naissance. Maître, lui demandèrent ses disciples, est-ce que cet homme a péché, ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ni lui ni ses parents n’ont péché mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui… » (p. 217) « … le groupe serait un accumulateur d’énergie, émission très courte mais très puissante orientée vers un récepteur, c’est à dire le malade. Celui-ci capte par son hypothalamus les « neutrinos » et reçoit de l’énergie. Ces différents stades  existent également dans les phénomènes de transmission de pensée. L’efficacité maximale est obtenue avec un groupe bien entraîné et motivé, émettant donc de façon très intense, et un receveur très réceptif, sans barrière mentale ou autre. C’est pourquoi il doit être présent. (…) »  (p.232)

(7) Maguy Lebrun : « … j’ai été bouleversée par les témoignages des malades qui ont subi un coma dépassé. Ils ont tous dit, exactement, ce que m’avaient dit ceux que nous avions perdus et qui, eux, n’étaient pas revenus. Ce sont les mêmes témoignages, les mêmes mots. » (p. 241) D’où l’importance de ce témoignage venu de l’au-delà : « Oui, la vie continue. Ici est l’autre versant de la vie où l’énergie universelle nous pénètre, nous remplit, nous galvanise et nous donne un corps subtil, tout semblable au corps de chair gonflé de chair de la jeunesse. Qu’importe alors ce vêtement usé que nous abandonnons puisque nous savons retrouver, après chaque voyage, l’habit de lumière, étincelle du principe même de la vie qui animera éternellement les enfants de Dieu. » (p.243). « Au royaume de l’absolu habitent des âmes où, depuis des millénaires, chacun peut en toute connaissance choisir, ébaucher le sillon futur, ou prendre un nouvel essor pour un autre cycle cosmique, afin de s’affirmer et de s’épurer. Sans cesse un pont est tendu entre nos deux mondes pour aider ceux que nous aimons et que nous voulons protéger et guider sur le chemin difficile. Apprenez à percevoir, à ressentir avec les antennes infiniment sensibles qui sommeillent en vous, notre voix, notre message, à travers votre conscience. C’est alors que vous saurez  que jamais, jamais nous ne vous avons quittés. » (p. 244) Ainsi les morts n’abandonnent jamais les vivants. Le Beau, le Bien, le Vrai s’expriment dans le groupe de prière mais aussi dans l’action artistique, scientifique ou politique mais aussi dans la plante, la fleur et toute la nature (p. 265).

(8) Dans le groupe de Maguy, les exemples de réincarnation étaient nombreux, divers et surprenants. Daniel, le médium prodigieux, était alors possédé par l’entité qui s’exprimait à travers lui. Les guides spirituels Mamy ou Etty utilisaient le même canal pour se manifester. Ainsi cette déclaration d’Etty : « Vous avez prié avec une telle ferveur qu’une de mes compagnes du Vercors a décidé de revenir parmi vous ; elle est autour de sa future mère et va préparer sa renaissance. » (p. 296) Mamy imagine une « consécration » à Dieu pour les « petits enfant qui naissent dans le groupe et n’ont pas de religion » : « Nous avons très vite réalisé l’importance de la consécration car lorsque cela doit être utile pour l’avenir spirituel de l’enfant,  c’est une pluie de renseignements qui tombent du ciel, émerveillant les parents. Le guide explique parfois qui était l’enfant dans sa dernière vie, ce qu’il faisait, son niveau sur sa trajectoire spirituelle, les pièges à éviter, ses points forts, ses points faibles, etc. C’est une richesse prodigieuse pour l’éducation future de l’enfant. De plus, les époques difficiles peuvent être prévues et ainsi passées plus aisément. En plus de trente ans, jamais d’erreurs, nous avons toujours pu vérifier. » (p. 299). Le karma prend des aspects inattendus et imprévisibles. Maguy raconte : lors d’un voyage en Egypte « … seule dans un mastaba, je me suis trouvée face à Isis gravée dans la pierre. Prise d’une impulsion subite, je mets mon front contre celui d’Isis et lui dis : « Isis, tu es la déesse de la fécondité, envoie un enfant à Renaud et Marine qui n’en ont pas et qui en désirent un si fort. » J’ai senti  une décharge électrique dans tout le corps, des frissons le long de la colonne vertébrale, et il m’a semblé que mes cheveux se dressaient sur ma tête ; je découvrais avec stupeur que les divinités et les pierres égyptiennes demeuraient chargées depuis tant de siècles et de siècles. (…) Lorsque nous avons fait le compte, Pia est née neuf mois jour pour jour après ma rencontre avec la déesse égyptienne. » (p. 311 – 312 – 313) « Il est impossible de définir d’une façon précise le temps passé dans le surmonde entre deux incarnations. Bien des facteurs interviennent. Nous connaissons des êtres réincarnés quelques années après leur départ, comme Laurence, mon amie Sarah et d’autres. Des siècles et des siècles plus tard comme Antoine. D’autres ne se réincarnent jamais, leur temps terrestre étant achevé. S’ils reviennent, ce sont des phares, des apôtres qui entraînent dans leur sillage des multitudes ; en ce cas, le véhicule humain, soigneusement choisi, doit être préparé. » (p. 317 – 318)

(9) Le groupe de Maguy Lebrun s’appelle APRES (Association pour la recherche et l’étude de la survivance). « Mamy nous recommandait bien de prier dans le silence, toujours aux mêmes heures, dans la même pièce. Au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de membres, nous intéressions nos amis de l’invisible qui venaient, de l’autre rive du monde, se joindre à nous. Lorsque nous fûmes vingt, trente, Mamy nous demanda de choisir un chef de groupe astral, c’est-à-dire un protecteur qui puisse nous aider. Nous avons choisi le saint curé d’Ars. Nous faisions l’apprentissage du silence, de l’humilité, de la puissance de la foi et de la charité. » (p. 321 – 322). Le curé d’Ars accepte cette charge. Mamy demande ensuite au groupe de choisir un emblème. Maguy et Daniel choisissent l’abeille après avoir beaucoup discuté et beaucoup prié. « Le groupe est donc un centre de soins spirituels, un lieu de prière, où chacun peut mieux vivre et comprendre sa religion, s’il en a une, ou venir participer et évoluer s’il n’en a pas. C’est pour nous tous un endroit imbibé de forces où nous créons, par nos pensées, notre puissance, notre volonté, notre foi, la colonne de lumière qui guérit les âmes et souvent les corps. C’est le lieu de fusion avec les forces divines. Les médecins du ciel nous permettent ainsi de puiser quelques parcelles de cette puissance cosmique et de les redistribuer. C’est peut-être aussi le pilier de la future religion universelle, celle où tous les hommes qui croient en Dieu se donneront la main au lieu de se combattre. Mais ce n’est pas que cela… Pour nous tous, le groupe est une grande famille qui nous ramène à la grande loi fondamentale de l’amour. Aimer pour aimer. (…) » (p. 326)

(10) Il existe deux groupes de prière : le petit groupe  prépare les volontaires au grand groupe : « … Une musique de méditation, enregistrée, est jouée afin que le silence s’établisse, surtout le silence intérieur qui permet à chacun d’éliminer ses propres soucis, pour entrer en communion avec tous.  Ensuite, c’est la méditation silencieuse pour accorder nos pensées, puis un médecin du groupe fait une lecture pour préparer le malade à ce qu’il va recevoir ; enfin c’est la chaîne de prières où chacun donne la main à ses voisins pendant que les soignants officient, dans le silence total. Beaucoup de médecins du groupe ont reçu le don de magnétisme et peuvent soigner spirituellement. » (p.333) ( …) « Une réunion dure en tout trois-quarts d’heure à une heure, pas davantage. Nos médecins du ciel préfèrent une très forte concentration et une intensité totale à des discours qui s’éternisent. Nous traitons entre cinq et sept malades par soirée. » (p. 334) « Etty m’expliqua un jour que, dès que nos pensées et nos prières s’élèvent dans ce recueillement total, les guides spirituels, les médecins du ciel viennent prier avec nous. Il y a deux assemblées : celle de la terre – nous tous bien visibles – et les autres, invisibles. Une immense colonne de lumière faite des vibrations projetées monte et les médecins du ciel, comme nos guides d’ailleurs ne viennent pas seuls mais accompagnent  des âmes souffrantes ou ignorantes qui se désaltèrent à cette force « guérissante» qui leur est offerte. C’est un peu, me dit Etty, comme si, entrant dans un hôpital de grabataires, les malades se levaient et marchaient. » » (p.336 – 337)

(11) Le livre se conclut sur un dernier message envoyé le mardi 7 octobre 1986 par le « patron » du groupe, le curé d’Ars. En voici la fin (p.355) : (…) « Ayez le regard clair, ayez le regard pur, ayez la parole gentille et tout ira bien. Je ne suis pas Dieu, je ne suis que son humble, très humble serviteur. Je serai toujours encore et encore à vos côtés tant que ce travail spirituel, si important pour les âmes, continuera et que, sincèrement, profondément, je serai d’accord avec vous. Je vous bénis. Curé d’Ars. » Daniel le médium, époux de Maggy Lebrun, disparaît en 1986 après la rédaction du livre.

2 840 mots, prises de notes par Roger, pour www.retorica.fr2018-09-03

 

 

Roger et Alii – Retorica – 3 400 mots – 20 200 caractères – 2019-01-19

 

 

 

 

Laisser un commentaire ?