26 REL spiritisme Luiz – Xavier – messagers – 2018-07-22

 

Voici de quoi vous surprendre… Roger

 

(1) Le spiritisme est un courant philosophique, ésotérique et peut-être scientifique fondé par Allan Kardec (1804 – 1869) (voir « Allan Kardec » Wikipédia, article bien rédigé). Le spiritisme a essaimé dans le monde entier spécialement au Brésil. Chico Xavier est un médium brésilien très célèbre (1910- 2002) (voir Wikipédia). Il a reçu les confidences de l’esprit André Luiz publiées en seize volumes par le Conseil Spirite International. Les cinq premiers ont été traduits en français aux éditions Philman.  Dans le premier volume et le plus vendu, « Nosso Lar  (Notre demeure) » André Luiz raconte comment après sa mort (sa « désincarnation ») il a erré pendant huit ans dans le Seuil (équivalent du Purgatoire) : c’est une zone pleine de tourments où arrivent les âmes ignorantes et fautives. Elle est comparable aux Bardos tibétains (« passage »)  où l’Enfer existe mais il n’est pas éternel même s’il peut durer très longtemps. Par ses remords lucides et avec l’aide d’Esprits compatissants il est accueilli dans « Nosso Lar ». C’est une colonie spirituelle, une sorte de Paradis, où il entame sa régénération. C’est alors qu’il sauve le second mari de sa femme. Il reçoit alors l’autorisation de retourner sur Terre comme Esprit désincarné pour se perfectionner dans ses fonctions d’instructeur afin de revenir à Nosso Lar. C’est l’objet du second volume « Les Messagers ».

 

(2) Mission d’André Luiz. Dans une présentation des « Messagers » l’éditeur précise la genèse de la mission d’André Luiz : « Fin 1941. L’Esprit Emmanuel communique à Francisco Candido Xavier l’existence d’un projet concernant le lancement d’ouvrages qui permettraient à l’être humain de connaître les conditions de la vie dans le Monde Spirituel.

 

« Peu après, l’Esprit André Luiz s’approcha du médium, lui apprenant qu’il avait été médecin lors de sa dernière existence terrestre, sans cependant révéler son identité.

 

« Présenté par Emmanuel comme « le nouvel ami et frère en éternité », André Luiz, pendant 700 jours, s’harmonisa avec les facultés médiumniques de Chico Xavier afin de commencer le travail d’écriture automatique de « Nosso Lar », premier livre de sa production, publié en 1944 par la Fédération Spirite Brésilienne.

 

« Avec sagesse et discipline, André Luiz légua à l’Humanité de précieux renseignements relatant les expériences des Esprits dans leur vie dans le Monde Spirituel. » (présentation des « Messagers » éd Philman)

 

(3) Echecs des messagers. 1941 est un moment crucial de la Seconde Guerre Mondiale. Les désincarnés se comptent par millions : « (…) … les supplications de l’Europe déchirent le cœur des plus hauts coopérateurs de Notre Seigneur Jésus Christ. (…) » (p. 123). Les spiritualités du monde entier cherchent à atténuer ces souffrances notamment par la prière. Nosso Lar envoie ses propres messagers désincarnés. Malheureusement beaucoup d’entre eux trahissent leur mission car ils sont repris par les séductions de la Terre. « Les Messagers » s’ouvrent sur leurs confessions pathétiques. (p. 32 – 33) « Les messagers prêts au service partent par milliers mais très rares sont ceux qui triomphent. Quelques-uns réussissent l’exécution partielle du travail.  De nombreux autres échouent totalement. » (p.34) « Rares sont ceux qui triomphent car nous sommes presque tous liés à un passé de fautes criminelles qui déforment notre caractère. » André Luiz entend ainsi des histoires sordides et criminelles.

(p. 44 – 45) Un instructeur lui décrit des obstacles inattendus. « Les nombreuses forces du spiritualisme agissent contradictoirement. Nous sommes combattus par quelques écoles chrétiennes, comme si nous ne collaborions pas avec le Maître Divin. L’Eglise romaine considère notre coopération comme diabolique. La Réforme Luthérienne, avec ses nuances variées persécute notre collaboration amicale. Et, il y a les courants spiritualistes qui ont un bon niveau de connaissances mais qui rejettent nos théories car ils cherchent la perfection de l’homme qui d’un jour à l’autre, par un effort soudain de la volonté et sans cheminement méthodique, pourra changer du tout au tout. »

(p.46) « Les meurtres de la guerre présentent un raffinement de cruauté bien au-delà de ce qui fut par les temps passés. Les homicides, les suicides, les tragédies conjugales, le désastre des sentiments, les grèves, les impulsions révolutionnaires de l’indiscipline, le trouble sexuel, les maladies inconnues, la folie, envahissent les foyers humains.  (…) la sphère vibratoire de millions de désincarnés accrochés à la surface planétaire, attendant désespérément l’occasion leur permettant de refaire l’existence qu’ils méprisèrent, sans aucune considération pour les desseins de notre Père. »

Beaucoup connurent le bien  appris à « Nosso Lar » mais oublièrent de le pratiquer ou s’en servirent pour des satisfactions matérielles ou sexuelles.

 

(4) La formation d’André est terminée : retour vers la Terre.  Avec son compagnon Vicenteet sous la conduite d’Aniceto, Andrépart vers la Terre, toujours sous la forme désincarnée propre aux Esprits. Ils parviennent d’abord à un Poste de Secours « Campo da Paz »  tenu par Alfredoet son épouse Ismalia. (p.116) : « Mon épouse et moi avons la divine promesse de l’union éternelle mais je ne mérite pas encore sa présence en continu. Elle est la bonté céleste alors que je suis la réalité humaine. » En effet, dans leur existence terrestre Alfredo, suite à une calomnie,  a traité son épouse d’une manière indigne ; cette dernière en meurt sans jamais se plaindre. Son mari comprend trop tard son erreur  et meurt à son tour  : (p.119) « je suis revenu à la sphère des désincarnés dans de tristes conditions spirituelles. – Inutile de vous dire que je reçus d’Ismalia tout le soutien nécessaire. Cependant, malheureusement pour moi, nous sommes séparés. Je n’ai pas mérité la bénédiction de l’union sublime. Elle me suit de près mais habite dans un plan supérieur qui me demande beaucoup d’efforts pour y accéder. »  Alfredo explique ce que sont les Postes de Secours dans cette guerre mondiale : (p. 123) «  Les Postes de Secours de plusieurs colonies qui nous sont liées se trouvent pleins d’Européens violemment désincarnés. On nous a dit que les supplications de l’Europe déchire le cœur des plus hauts coopérateurs de Notre Seigneur Jésus Christ. Aux terribles bombardements en Angleterre, en Hollande, Belgique et France, succèdent d’autres tout aussi terribles. Après des assemblées répétées de nos guides spirituels, la décision fut prise de déplacer au moins cinquante pour cent des désincarnés de la guerre en cours vers nos centres américains. Nous avons ici plus de quatre cents personnes. » Ces déplacements sont indispensables sinon (p. 124) « des foyers infectieux apparaitraient avec des résultats imprévisibles. D’innombrables frères qui perdent leur corps dans les zones ravagées n’arrivent pas à se dérober aux champs de l’angoisse… »  Il faut s’aimer les uns les autres, notamment grâce à la prière et au souffle car (p.133) «  le Créateur a soufflé dans le modèle humain, lui donnant ainsi le souffle de la vie. »

 

(5) Dans le Poste de Secours « Campo da Paz »Ismalia conduit la prière collective dans une sérénité et une lumière qui impressionne André. Ensuite viennent les consultations des récents désincarnés de bonne foi qui s’inquiètent de leurs proches restés parmi les incarnés. Alfredo les rassure. Puis Aniceto présente à ses amis Paulo, le calomniateur d’Ismalia. Celui-ci, devenu infirme s’exprime avec de grandes difficultés. Il est conscient de son état. André et Vicente voient son écran mental et donc son passé.  C’est Alfredo qui l’a conduit à ce Poste. Depuis des années il lui parle et cela fait du bien à l’un comme à l’autre. « Nosso Lar » voit passer des Esprits souffrants mais « Campo da Paz » connaît surtout des Esprits obsesseurs, des Esprits révoltés (p. 192) « …des frères ignorants et pervers qui tiennent pour absolument certains les dangereux concepts qu’ils ont épousés (…) malades qui ne croient pas à leurs propres infirmités. ». Les trois amis quittent le Poste de Secours.

 

(6) Aniceto, André et Vicente touchent Terre. Ils sont atrocement surpris par ces région (p. 215) « pleines de déchets noirs, de matière mentale des incarnés et des désincarnés de basse condition. » Ils sont à Rio : (p. 219) : « J’identifiais maintenant la présence de désincarnés d’ordre inférieur qui suivaient ou collaient aux passants dans une singulière étreinte. Beaucoup étaient en suspension au-dessus des voitures et d’autres encore noud observaient de loin. Quelques-uns, en groupe, erraient dans les rues, formant d’obscurs nuages, comme si ceux du ciel étaient descendus au ras du sol.»  On reconnaît ici le thème du film « Sixième sens » où un petit garçon voit des entités.  Aniceto, André et Vicente sont accueillis dans une maison d’humble apparence par Isidoro.C’est la maison de sa veuve Dona Isabel. Elle possède une grandeclairvoyance psychique mais volontairement limitée pour ne pas nuire à sa tranquillité. C’est un atelier de « Nosso Lar » qu’ils ont quitté depuis plus de quarante ans. Aniceto précise : (p. 223) : « … grâce à l’altruisme de sa femme et aux biens de l’amour spirituel qui maintiennent au-dessus de toutes les expressions physiques, ils restent étroitement unis comme au premier jour de leur rencontre dans l’existence matérielle. Etant donné cette rare circonstance, les autorités de «Nosso Lar » lui permirent de rester dans cette maison comme l’époux ami, le père dévoué, la sentinelle vigilante et le fidèle serviteur. »

 

Dona Isabel a deux filles et un garçon. Aniceto précise : (p. 225) « – Les filles sont des entités amies de « Nosso Lar » qui sont venues pour le travail spirituel et le rachat nécessaire sur la Terre. Mais, il n’en va pas de même avec le petit qui procède des zones inférieures. »  Dona Isabel conduit la prière du culte. Elle rayonne d’une manière extraordinaire. Elle dit notamment (p. 229) = « Le Seigneur nous a appris, beaucoup de tois, que le Royaume des Cieux est en nous-mêmes. Aussi, c’est en nous mêmes que nous devons développer le travail maximal de réalisation divine, sans lequel nous ne serions que de grands irréfléchis. »

 

Une séance de travaux spirituels va avoir lieu chez Dona Isabel. Plusieurs frères désincarnés divisent le salon en longues bandes fluidiques : on attend quelques dizaines de souffrants et il faut limiter leurs zones d’influence. (p. 275) : « Les entités perturbées arrivaient au salon en petit groupes, suivis par des orienteurs fraternels. Ils ressemblaient à des cadavres levés de leur lit de mort. »  (p. 276) « – Pour la plupart, expliqua Aniceto, ce sont des frères abattus et affligés qui veulent la rénovation sans savoir par où commencer le travail. Ici, nous pourrons seulement observer les souffrants, car le sanctuaire d’Isidoro et de Dona Isabel n’est pas prêt pour recevoir les entités délibérément perverses. Chaque groupement a ses buts. » André est requis pour administrer des passes magnétiques de réconfort à une malade psychique. Il le fait avec succès  et Aniceto le met en garde contre la tentation de la vanité.

 

Un participant très cultivé exprime ses doutes sur la valeur du Spiritisme. Un interlocuteur, sûr dans sa foi, lui répond et ajoute  : (p. 287) « La Bible, livre sacré des chrétiens, est la rencontre de l’expérience humaine, pleine de sueur et de larmes contenues dans l’Ancien Testament, avec la réponse céleste, sublime et pure, de l’Evangile de Notre Seigneur. » Son interlocuteur objecte : (p. 288) : « Vous parlez comme un homme de foi en oubliant que mon effort s’adresse à la raison et à la science. » Il évoque les mystifications de certains médiums. Réponse : (id) « Les médiums sont de simples collaborateurs du travail spirituel. Chacun répondra de ce qu’il a fait des facultés reçues, étant donné que nous serons contraints à rendre un jour des comptes. » (p. 289) : Aniceto se tourna vers nous et dit : « Vous avez remarqué comme cet homme a l’esprit infirme ? Il est l’un des curieux malades incarnés. (…) »

 

La réunion elle-même allait commencer. (p. 201) : « Ici se trouvait, pour les yeux humains ; trente-cinq personnes. Mais aux nôtres, le nombre de nécessiteux dépassait les deux cents vu que maintenant l’assemblée se trouvait agrandie de plusieurs entités qui formaient un groupe perturbant la majorité des apprentis réunis ici. » Il fallut organiser pour eux une division spéciale. Chacun reçut les éclaircissements convenant à sa situation. Aniceto note pour ses amis le défaut le plus grave qu’il a noté chez les étudiants du Spiritisme : le manque de concentration. (p. 298) : « Qui parle de « concentrer » se réfère forcément à l’acte d’assembler quelque chose. » Or les amis incarnés ne prennent pas toujours au sérieux les responsabilités qu’ils disent respecter à l’extérieur de l’enceinte spirite.

 

(8) Puissance de l’amour.Dans une vaste morgue les trois amis voient le cadavre d’une jeune femme. (p. 305) : « Avec étonnement, je remarquai que la désincarnée était toujours liée à sa dépouille. » Et ce depuis six heures. A son côté, un jeune homme désincarné, l’attend depuis longtemps. Aniceto lui explique : (p.306) :  « -Mon frère, c’est le fruit de l’absence de préparation religieuse. Mais, dès qu’elle s’endormira, nous la laisserons à vos soins. Pour le moment, restez à une certaine distance. » La femme se réveille épouvantée et s’adresse à Aniceto : (id) : « – Ah, docteur, grâce à Dieu ! Quel cauchemar horrible ! Je me croyais dans le royaume des morts car j’entendais mon fiancé décédé depuis des années m’appelant pour l’Eternité !…

– Ma fille, il n’y a pas de mort. Croyez à la vie éternelle, profonde et victorieuse !

– Est-ce vous le nouveau médecin ?

(p. 307) – Oui, j’ai été appelé pour vous administrer quelques soins magnétiques. Il est indispensable que vous vous endormiez et vous reposiez.

– C’est vrai… Je suis très fatiguée, j’ai besoin de repos…

L’instructeur, à voix basse, nous recommanda d’aider par la prière. Ensuite, en silence, il administra des passes fluidiques, réconfortantes. Elle s’endormit presque immédiatement.

Aniceto la sépara de sa dépouille, soigneusement, comme un père aimant et, appelant le fiancé, la lui remit tendrement.

  • Maintenant, vous pouvez l’emmener mon frère.

L’homme le remercia avec des larmes de joie et je le vis se retirer, le visage illuminé, utilisant la volition pour emmener le fardeau suave de son amour.

Notre mentor nous adressa alors la parole :

– Par la bonté naturelle de son cœur et par le culte spontané de la vertu, elle n’aura pas besoin d’épreuve-purgatoire. Cependant, il est regrettable qu’elle n’ait pas eu de préparation à l’éducation religieuse des pensées. Mais bientôt, elle se sera adaptée à sa nouvelle vie. Les bons ne trouvent pas d’obstacles insurmontables.

Souhaitant peut-être consolider la synthèse de la leçon, il conclut :

– Comme vous le voyez, l’idée de la mort ne sert ni à soulager, ni à élever vraiment. Il faut diffuser l’idée de la vie victorieuse. L’Evangile, d’ailleurs, nous apprend depuis d’innombrables siècles, que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Père des créatures qui vivent toujours.

 

(9) Cette semaine de travail s’achève.Dona Isabel remercie chaleureusement Aniceto de l’aide spirituelle  qu’il lui a apportée. Aniceto, Vicente et André retournent à « Nosso Lar ».

 

Prise de notes et numérotation de Retorica

 

Roger et Alii – Retorica – 2 540 mots – 15 500 caractères – 2018-07-20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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