26 REL Vie après la vie- débat- 2018-02

 

C’est la suite de :

http://www.retorica.fr/Retorica/26-rel-mediums-channels-nosso-lar-2017-12/

 

(1) Jean-Paul (16 janvier) : Votre sujet sur « la vie après la vie » me préoccupe (…)

Danièle (5 février) : J’avais bien apprécié ta première présentation de Nosso Lar (Notre Demeure), très claire et complète… Peut-être, que, pour ceux qui ne connaissent ni le livre, ni le film, ce raccourci peut ne pas leur parler… Merci pour toutes tes recherches et tout le travail fourni sur tous les sujets…

 

(2) Olivier (13 janvier) : (1° mail) : Accuser Judas de criminel est une simple ineptie soit vous cultivez l’inculture, soit vous persévérez dans le dogme tartinage et confiture

… (2° mail) !! et je vous invite ce soir a regarder le ciel. Sirius et Rigel se démarquent, doit on pour autant ignorer la multitude?

Pour vos dires vous mettez en avant, Tito, Staline, et bien sûr Hitler au lieu de mettre en lumière des systèmes

 

Mettre un nom pour caution, soit mais, le communisme ? moins de mort que le capitalisme?

 

Citez les religions, la vous avez les grands criminels, nous avons des meurtres et des annihilations de populations de libre arbitre, de croyances, au nom d’un dieu éparpillé pour la soumission des hommes à un dogme

 

Citez l’industrie ! que de morts pour le progrès

 

Judas, quant à lui, revoyez votre histoire, vous avez ratez quelques chapitres.

 

La vie après la mort, soit , vous devez être bien vieux pour la rêver

que vous soyez étincelle soit, noyé dans le flot universel, sans doute

 

(3) Roger (15 janvier) : Merci pour vos deux messages intéressants quoique sommaires.

Désolé pour cette réponse aussi longue : elle me sert aussi de tremplin pour ma propre réflexion

 

Quelques remarques :

 

– Les systèmes sont animés par des personnes. Il faut toujours remonter aux personnes qui sont, en linguistique,  des concrets réels. Les systèmes sont des abstraits réels difficiles à atteindre. « Le mot chien ne mord pas » mais les chiens peuvent mordre. Devant les tribunaux on peut mettre en cause des « personnes morales » mais on convoque alors  des personnes bien réelles à qui on demande des comptes sur le système qu’elles ont contribué à faire fonctionner.

 

– Le communisme s’est affirmé et comporté comme une religion, d’où la nocivité de certains communistes en tant que personnes. Il s’agissait de créer un « homme nouveau ». Le transhumanisme en fait de même avec les deux leviers de l’économie et de la politique.

 

– Je ne nie pas la nocivité de l’ultralibéralisme, je veux dire des personnes ultralibérales qui devront en répondre dans leur autre vie. Car cette autre vie est réelle et souvent niée pour de multiples et mauvaises raisons. La poésie et la mystique portent témoignage en sa faveur :  cf Baudelaire « La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse. », Hugo « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne… » et bien d’autres…

 

– « La mystique se dégrade en politique » disait Charles Péguy. Complétons avec la religion et l’économie. Nous avons la chaîne : mystique -> religion -> politique -> économie  Remonter la chaîne est très difficile. L’économie absorbe la politique, la politique s’empare de la religion et la religion (comme institution) confisque la mystique. Problème fondamental dans l’accord puis le conflit Péguy – Jaurès. http://www.retorica.fr/Retorica/22-poe-peguy-jaures-2017-05-24-puis-2017-07-14/

En cela je crois vous rejoindre.

 

– Vous me conseillez (avec quelle suffisance !) de revoir le problème de Judas. Je le fais bien volontiers mais en quoi pensez-vous que je fais erreur ? (voir plus loin)

 

– La vie après la mort, on y pense à tout âge mais quand on est jeune on n’en a ni le temps ni la santé et on écarte cette question trop gênante. Quand on est vieux et en retraite on a davantage le temps d’y penser et de rassembler de multiples informations négligées jusque-là. Il y a des vieux qui restent obtus jusqu’à leur dernier souffle. Bonjour le réveil !

 

– Vous avez tenté de décrire mon état d’esprit. Bien. La question n’est donc plus  ce que je pense et que je vis mais ce que vous, vous pensez et que vous vivez. Je vous crois capable d’entamer cette réflexion. Du moins je vous le souhaite.

 

 

(4) Piero (22 janvier ) Bonjour à vous

 

« Certains rationalistes prétendent – sans preuve –  qu’il n’y a rien après cette vie terrestre ». Un peu de respect s’il vous plait pour les règles du jeu du discours démocratique. Eh oui, le respect et l’honnêteté intellectuelle impliquent quelques règles et principes de bases.

  1. Au moins définir ce dont on parle ; qu’est-ce que la vie, qu’est-ce que vivre ? Et qu’entend-on par vivre encore quand on est mort ? Enfin qui aurait le privilège de cette « immortalité supposée » : l’Homme ? Les autres mammifères ? Les autres animaux en général ? Les plantes ? Les bactéries ? Les virus ? Chacune de nos cellules ? Inutile d’aller plus loin si on ne peut répondre avec précision à ces questions.
  2. A affirmation sans preuve réfutation sans preuve. Et s’il y avait des preuves réelles d’une « vie après la vie », le monde entier s’en serait emparé et ça aurait  fait la une de tous les journaux et de tous les réseaux sociaux. Mais non, on n’a pas de preuve, simplement des témoignages que l’on interprète et extrapole à souhait. Par exemple, les témoignages de « sortie du corps ». Le témoignage est honnête. Mais on oublie que notre cerveau sait nous situer dans un  espace à trois dimensions. Et lorsqu’on applique un stimuli électrique sur la zone cérébrale concernée, la personne témoigne qu’elle a eu une réelle sensation de sortie du corps, de se voir du dessus etc. Illusion ou réelle sortie du corps ? Mais un croyant rejette tout ce qui ne va pas dans son sens et ne veut retenir qu’un scénario possible, le sien, en toute modestie évidemment. Et comment fait-on quand on n’a pas de preuve à part sa foi, on accumule les témoignages (qui comme chacun sait, sont toujours exactes, sincères, indiscutables etc.).
  3. On ne peut prouver une inexistence. C’est impossible. La charge de la preuve est bien à celui qui prétend en la réalité de quelque chose ou d’un phénomène. Il est donc ridicule d’attendre des rationalistes qu’ils prouvent l’inexistence de l’âme divine, de l’immortalité etc.

Quant à dire que « Les spiritualistes présentent des preuves multiples et concordantes d’une vie après la vie », c’est assez risible et tout bonnement ridicule. Le pire étant ce mélange entre foi d’un côté, et science de l’autre. Croyez autant que vous voulez (c’est votre droit et je le respecte), mais ne faites pas semblant de connaitre et de comprendre. Croyance et connaissance ne sont pas du même registre et les mélanger c’est être à peu près sûr de se foutre de la gueule du monde.

Et puis je lis encore : « L’autre vie permet d’accomplir ou de rectifier la vie précédente ». On n’est pas sûr que la vie continue une fois mort (encore une fois, je voudrais bien savoir ce que cela peut dire), mais on sait déjà qu’il y en a d’autres qui permettent de faire mieux que précédemment. C’est des conneries. Quand on meurt on revit sur Vénus entourée d’anges au seins nus qui dansent avec des reptiliens pétomanes. Et ça c’est vrai, j’ai des preuves et des potes peuvent témoigner.

« Les rationalistes laissent cette question essentielle en suspens » Normal. Déjà, on n’est pas sûr que cela soit essentiel, et surtout ils sont prudents et modestes, ce n’est pas de leur compétences. La science ne s’applique qu’au réel matériel pas à la foi et aux spiritualités.

Pour finir : « La réponse la plus cohérence est celle du karma ». La réponse à quoi. On n’a pas encore prouvé un phénomène qu’on en est déjà à l’expliquer et le théoriser, et enfin d’affirmer avec un aplomb présomptueux que la réponse est le « karma »

Dites-moi il prend quoi comme produit ?

Roger (2018-02-01). Je ne peux que me répéter. « Croire qu’il n’y a rien après la mort me paraît le scandale intellectuel absolu. La personne, l’âme, reste responsable de ses actes au-delà de sa propre disparition. Les limites du châtiment sont posées par la personne, par l’âme elle-même. » (Roger, 39 mots, 30 mn, 2018-02-01)

(5) Nicolas (29 janvier) : En tant qu’agnostique, je peux consacrer plus de temps à d’autres études. Le magazine « Sciences & Vie » de Février fait son état annuel des dernières analyses de l’Ancien Testament à travers la génomique, la géophysique, l’astronomie et la phylogénétique. L’analyse des manuscrits de le Mer Morte a aussi progressé, elle vaut la lecture. Roger (1er février) : Merci. Ceci vaut un examen approfondi sans a priori. A voir plus tard.

 

 

(6) 02 BIB Judas Iscariote – Enfer – 2018-01-20

(1) Le rapprochement judéo-chrétien (Nostra Ætate 1965) a provoqué un réexamen de la figure de Judas Iscariote. Autrefois ce Judas était la figure même du traître digne de l’Enfer d’où le livre de l’abbé Pagès « Judas est-il en Enfer ?  Réponse à Urs von Balthazar» (éd DMM 288 p). La réponse traditionnelle était nuancée : au moment de se tuer Judas a pu se repentir ; d’ailleurs sa trahison faisait partie du plan de Jésus.

(2) Mais qui était vraiment Judas ? Il est surnommé « iscariote » dont la traduction la plus vraisemblable est « le sicaire ». « Le terme sicaire vient de sica, dague (épée courte et recourbée), arme de prédilection des assassins juifs qui visaient ceux qui collaboraient avec les Romains, ou des juifs convertis qui refusaient de se faire circoncire. Étymologiquement, sicaire signifie donc « homme à la sica ». (Wikipédia).

(3) « Mon royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus. Mais Judas et beaucoup d’autres ont vu d’abord en lui un patriote comme eux, un patriote qui allait les libérer de la tyrannie romaine. D’où leur désillusion. Jésus n’était décidément pas des leurs.

(4) Reste l’Enfer. L’Enfer serait l’absence de Dieu, tellement insupportable après la mort, que sa froideur absolue serait une brûlure intolérable. Mais on doit pouvoir en sortir. (voir 03 CIN Wagner de Assis « Nosso Lar »)

(Roger, 230 mots, 2.30 heures, 2018-02-06)

 

Roger et Alii – Retorica – 1700 mots – 9 900 caractères – 2018-02-06

 

 

 

 

 

 

 

 

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