28 RHE  rhétorique histoire  200 mots 2006 07

En guise d’introduction je commence par un deux cents mots :

Deux cents mots et pp3

  1. Le « trois minutes » (ou pp3) est très populaire dans le mouvement Freinet et ailleurs. Sous la forme du « 180 sec » la pp3 pénètre les milieux universitaires. 
  2. Mais j’ai peu de retours  sur le 200 mots ou le 40 mots. Pourtant  le « 180 sec » universitaire suppose en amont un lent et difficile travail de rhétorique, avec recours à des coaches spécialisés, véritables rhéteurs modernes.
  3. Autrefois les parents me disaient quelquefois :  « Avant son trois minutes il (ou elle)  a la peur au ventre. Il (ou elle) n’en a pas dormi de la nuit ». Cette angoisse mêlait deux raisons : que dire et comment le dire. Le « que dire » passe paradoxalement par l’écrit. « Comment le dire » passe par l’oral.
  4. Or un 200 mots bien travaillé fait une excellente pp3 !  Cette constatation peut nous conduire très loin.
  5. La rhétorique classique voit cinq éléments subtilement liés entre eux :  inventio (materiau), dispositio (construction), elocutio(style), actio (diction), memoria (assimilation).
  6. D’où mon conseil : rédiger son intervention (materiau, construction, style), l’apprendre par cœur (assimilation) afin qu’elle soit dite d’une manière efficace (diction) avec la possibilité d’introduire une brève digression en fonction de l’auditoire.

Roger (211 mots, deux heures, 2015-09-28)

            Nombre des notions présentées ici se retrouvent dans d’autres fichiers. Ce procédé de tuilage est évidemment délibéré. Bis repetita placent ! (“Les choses répétées deux fois sont plaisantes” (Horace 365 après notre ère). 

         Roger

  1. Définition La rhétorique était dans l’antiquité l’art de bien parler.  Le mot vient du grec rhetor : celui qui parle bien, le maître d’éloquence, l’avocat, le juge. A l’époque moderne, les conditions de vie ayant changé on peut retenir cette définition de Marc Fumaroli, professeur de rhétorique à la Sorbonne :  “La rhétorique c’est l’art complet d’être à l’aise dans l’espace public.” (France-Culture, Le bon plaisir de Marc Fumaroli, 5.2.1994).
  1. Histoire et problèmes La rhétorique est née en Sicile, alors colonie grecque, vers 470-460 avant notre ère. La chute de deux tyrans conduit à créer des tribunaux pour rendre leurs terres aux citoyens, aux paysans, qui en avaient été dépouillés. La plaidoirie devient très vite un travail de spécialiste. La rhétorique est née. Elle se répand en Grèce pour régler les conflits commerciaux et elle investit la politique pour jouer un rôle fondamental dans la démocratie athénienne.
    Elle pose très vite des problèmes comme le montre cette histoire, peut-être légendaire, survenue à Corax, l’un de ses fondateurs :

         “Un certain Tisias, ayant entendu dire que la rhétorique est l’art de persuader, s’en va trouver Corax pour se former dans cet art. Mais une fois qu’il n’eut plus rien à apprendre, il voulut frustrer son maître du salaire promis. Les juges s’étant rassemblés, Tisias eut recours, dit-on, devant eux à ce dilemme : “ Corax, qu’as-tu promis de m’apprendre ? – L’art de persuader qui tu voudras. – Soit, reprit Tisias : ou bien tu m’as appris cet art et alors souffre que je te persuade de ne point toucher d’honoraires ; ou bien tu ne me l’as pas appris, et dans ce cas je ne te dois rien, puisque tu n’as pas rempli ta promesse.” Mais Corax à son tour riposta, dit-on, par cet autre dilemme : “Si tu réussis à me persuader de ne rien recevoir, il faudra me payer, puisque j’aurai tenu ainsi ma promesse. Si au contraire tu n’y arrives pas, dans ce cas encore tu devras me payer, à plus forte raison ! “ En guise de verdict, les juges se contentèrent de dire : “A méchant corbeau (Corax = corbeau en grec) méchante couvée.”  (cf. Olivier Reboul “La rhétorique” PUF Que sais-je).

         Cette anecdote sur le pouvoir inquiétant de la rhétorique est confirmée par un texte de Platon tiré du « Gorgias » (Grèce,Vème s. avant notre ère). Gorgias était l’autre grand fondateur de la rhétorique, mort à 107 ans après avoir parcouru le monde grec pendant quarante ans en donnant des leçons de rhétorique.:

         “ – SOCRATE : Gorgias, je te demande depuis longtemps quelle est la puissance de la rhétorique. Elle me paraît en effet merveilleusement grande.

    – GORGIAS : Que dirais-tu si tu savais tout, si tu savais qu’elle embrasse en elle-même pour ainsi dire toutes les puissances. Je vais t’en donner une preuve frappante.

         J’ai souvent accompagné mon frère et d’autres médecins chez quelqu’un de leurs malades qui refusait de boire une potion ou de se laisser amputer ou cautériser par le médecin. Or tandis que celui-ci n’arrivait pas à les persuader, je l’ai fait, moi, sans autre art que la rhétorique.

         Qu’un orateur et un médecin se rendent dans la ville que tu voudras, s’il faut discuter dans l’assemblée du peuple ou dans quelque autre réunion pour décider lequel des deux doit être élu comme médecin, j’affirme que le médecin ne comptera pour rien et que l’orateur sera préféré s’il le veut.

         Et quel que soit l’artisan avec lequel il sera en concurrence, l’orateur se fera choisir préférablement à tout autre ; car il n’est pas de sujet sur lequel l’homme habile à parler ne parle devant la foule d’une manière plus persuasive que n’importe quel artisan (1). Telle est la puissance de la rhétorique.”

         (1) artisan :  celui qui pratique un art.

         Gorgias est un sophiste. Le sophiste devrait enseigner la sagesse (sophia = connaissance, sagesse, philosophie : amour de la sagesse) mais, enivrés de leur pouvoir, certains sophistes soutenaient qu’ils pouvaient convaincre n’importe qui de n’importe quoi. Ils pratiquaient la démagogie (étym : peuple + conduire) et apprenaient à flatter le peuple pour le dominer. Socrate combattait les sophistes au nom de la vraie philosophie. Les sophistes existent toujours : on les rencontre quotidiennement dans les médias, la politique et la publicité. La rhétorique entretient donc des rapports difficiles avec la vérité. “ Nos querelles sont langagières” disait Montaigne. Elles viennent de l’emploi des mots.

         Ses rapports avec la sincérité et la persuasion sont aussi difficiles. Une rhétorique correcte mais froide est inopérante. Pascal écrivait déjà au XVII° : “La véritable éloquence se moque de l’éloquence”. Nietzsche, philosophe allemand, a précisé ces notions. Il note  que la rhétorique  s’exerce à partir de la conception du langage comme “lieu commun” entre l’orateur et l’auditeur. Et il remarque que, construite sur les lois de la parole, la rhétorique est avant tout du rythme. “Ce qu’il y a de plus intelligible dans le langage, ce n’est pas le mot lui-même, mais le son, la force, la modulation, le “tempo”,avec lesquels une suite de paroles est prononcée – bref la musique derrière les paroles, la passion derrière cette musique, la personne derrière cette passion: enfin tout ce qui ne peut pas être écrit. C’est pourquoi l’écriture ne vaut rien.”  (cours de Bâle, 1872 -1876)

  1. L’enchaînement rhétorique La rhétorique classique proposait :
    L’inventio (le matériau) : se poser une question précise (d’ordre politique, judiciaire, social ou culturel) et rassembler tout ce que l’on peut en dire, en pour ou en contre, faits, chiffres, anecdotes, lieux communs, tirés de l’histoire, de la littérature, des arts ou de l’actualité.
    La dispositio (la construction) : la mise en ordre de ces éléments afin de construire une argumentation. La cellule argumentative de base est un moteur à quatre temps : exorde-narration-argumentation-péroraison. Le discours se construit sur plusieurs de ces cellules de base et devient rapidement très complexe.
    L’elocutio (le style) permet de rédiger ce plan détaillé. Les figures de style y jouent un rôle important.  Le style, c’était  d’abord le stylus, le poinçon qui servait à écrire. Ce fut ensuite la manière d’écrire la plus concrète, presque le nez sur la plume, sur le stylo.
    L’actio (la diction) : on lit le texte à haute voix, on le déclame (Flaubert « le gueuloir« ) pour sentir l’effet produit, corriger ce qui ne va pas, prévoir les gestes et la diction appropriés.
    La memoria (la mémoire) : le texte définitif est appris par coeur à l’aide de techniques de mémorisation, appelées les “palais de mémoire”. Ce qui permettra, en fonction de l’auditoire, d’improviser un peu sans s’égarer. C’est aussi le stade où l’on recopie le texte (pour une dissertation écrite). C’est enfin et surtout le stade où les modernes enregistrent le discours pour le garder en mémoire : clip, vidéo, CD-ROM, DVD ou pour le transmettre : internet, inscription sur un disque dur. Car le discours c’est aussi et peut-être surtout un clip publicitaire etc.

  1. Les figures de style Situées dans l’élocutio, les figures de style ont pour but d’orner l’idée (la dénotation) afin de la rendre plus séduisante et convaincante (en créant des connotations, des colorations).

         Les figures de style évoluent au fil de la vie sociale. Elles peuvent se combiner entre elles. D’où des identifications délicates. Elles sont employées massivement dans la publicité y compris par des équivalents visuels. Par commodité on peut distinguer :

  1. les figures de la répétition
    1.1 figures de sonorités : par répétition de sons (allitérations, rimes)
    1.2 figures de syntaxe : par répétition de groupes de mots (rythmes, anaphore, litote, parallèle restreint, chiasme)

  1. les figures de la logique
    2.1 figures du raisonnement : qui exigent un effort de la pensée pour être comprises (litote, euphémisme, antithèse, parallèle étendu, syllogismes, sophismes)
    figures de la métonymie : le mot courant est remplacé par un autre mot ou une expression ayant un lien avec lui (métonymie, sysnecdoque, périphrase, hyperbole).                              La métonymie repose sur des indices à déchiffrer. Exemples :

         “Prendre un verre ou prendre le volant, il faut choisir” – La Prévention routière

         “Il a deux trous rouges au côté droit”  Rimbaud “Le dormeur du val

  1. Les figures de l’imaginaire

  1.   figures de la passion : emploi passionnel des autres figures plus ironie et figures du contraste : calembour, contrepèterie, histoires drôles
  2. figures de la métaphore : qui proposent une vision (comparaisons, métaphores). Ex : “Vous êtes mon lion superbe et généreux “ (Hugo, “Hernani” );

         “Le pâtre promontoire au chapeau de nuées” (Hugo, “Les Contemplations”).

         Il est quelquefois difficile de savoir si une métaphore n’est pas aussi une métonymie ou un hypallage… L’essentiel n’est pas de nommer mais de comprendre le mécanisme et de pouvoir le décrire.

         Les figures de style évoluent au fil du temps. Elles s’usent : “Le premier qui appela une jeune fille une rose était un poète ; le second était un imbécile”.(P. Valéry). Quand elles sont usées elles sont devenues des catachrèses : on ne les reconnaît plus en tant que telles (“les ailes d’un moulin”,le bras d’un fauteuil” sont des catachrèses de métaphore).

  1. La grammaire : rappel de notions Quelques ouvrages indispensables en format de poche. On peut acheter les équivalents

         Burney-Bénac “Guide de conjugaisons. Tous les verbes conjugués” (Marabout),       Adolphe V. Thomas “Dictionnaire des difficultés de la langue française” (Larousse).  Robert “Dictionnaire des synonymes” (Les usuels du Robert poche).

         Jean Mathieu-Rosay : “Dictionnaire étymologique” (Marabout). L’arme absolue est le “Dictionnaire étymologique de la langue française” d’Alain Rey (Robert)

  1. Martin “Les mots latins” (Hachette)
  2. Martin “Les mots grecs” (Hachette)

         Le petit Larousse pour un usage courant et pour un usage plus approfondi Le petit Robert 1 et 2.

         En grammaire on distingue la morphologie ( = étude des formes) et la syntaxe ( = mettre ensemble). Bien connaître les modes et les conjugaisons. Comprendre le lien profond entre la morphologie et la syntaxe. Ainsi un adjectif peut être remplacé par une subordonnée. Ex :

         L’homme /  innocent                             /fut libéré

         L’homme       /    qu’on accusait faussement   /  fut libéré

         L’homme      /     dont on découvrit l’innocence     /   fut libéré

         (Les deux propositions relatives sont construites différemmment car “on accuse faussement l’homme (“homme” est c.o.d) et “on découvre l’innocence de l’homme”.(“homme‘ est complément du nom “innocence”).

         La proposition infinitive :

         “J’entends      /            siffler le train”

         “J’entends       /           le train qui siffle”

         “Siffler le train” est une proposition infinitive. Elle est c.o.d de “J’entends”  exactement comme “le train qui siffle”.

         Les verbes factitifs. On ne dit pas “Je me suis faite faire une robe” mais “Je me suis fait faire une robe” :  “suis” est un vrai faux auxiliaire “avoir” car l’expression signifie : “J’ai demandé à une couturière de me faire une robe”. Autre emploi fautif : “Elle s’est fait violer” car la malheureuse ne l’a pas demandé : “elle a été violée”. Par contre elle peut se faire épiler : “Elle s’est fait épiler”.

  1. Morphologie du verbe, le maître de la phrase Le verbe est le roi de la phrase : il commande le sujet et les compléments. Les formes verbales : radical, terminaison, pronom de conjugaison, tournures active, passive, pronominale, les groupes (1er, 2ème, 3ème), les modes (indicatif, subjonctif, conditionnel, impératif, infinitif, participe), temps simples,  temps composés. Voir un guide de conjugaison.

         Morphologie des autres mots

        Les classes de mots : verbe, nom commun, nom propre, adjectif qualificatif, déterminant (article défini, indéfini, partitif, adjectif possessif, démonstratif, relatif, interrogatif, exclamatif, indéfini, numéral ordinal, cardinal), pronom (personnel réfléchi, non réfléchi, impersonnel, démonstratif, possessif, relatif, interrogatif, exclamatif, indéfini), marque du genre, marque du nombre, adverbe, préposition, conjonction (de coordination, de subordination)

  1. Syntaxe des propositions La phrase, les propositions et les groupes de mots: phrase verbale, phrase nominale, proposition indépen-dante, principale, subordonnée (relative, conjonctive, circonstantielle : cause, but, conséquence, temps, manière, lieu, comparaison), forme affirmative, négative, interrogative, interro-négative, présentative, active, passive; coordination, juxtaposition, subordination, groupe verbal, groupe nominal, groupe adverbial ; importance de la ponctuation (“Le maire dit l’instituteur est un imbécile”).

         Syntaxe des fonctions et des accords

         Les fonctions et les accords : sujet, épithète, attribut, apposition, complément du verbe (construction directe, construction indirecte), attribut du complément, compléments de circonstance, nom complété; accords en genre et en nombre pour les verbes (-ent), pour les autres mots variables (-s), accord du participe passé,participe présent, adjectif verbal, concordance des temps,degrés de l’adjectif qualificatif (positif, comparatif d’égalité, d’infériorité, de supériorité, superlatif relatif, absolu, de supériorité, d’infériorité).

         Ce qui vous pose problème dans ces notions :  les accords (verbes, noms, adjectifs), le dont (“L’homme dont je vous ai parlé est là”), les propositions infinitives (“J’entends siffler le train”), les participes présents et passés.

  1. La linguistique : signifiants et signifiés Savoir comment fonctionne le langage.c’est l’objet de la linguistique. Une notion fondamentale : le signifiant est le mot pris en dehors de sa signification. Le signifié c’est l’image mentale. Le référent c’est la réalité elle-même. Le signe linguistique est fait de l’union indissociable du signifiant et du signifié, aussi indissociables apparemment que les côtés pile et face d’une pièce de monnaie. La réalité est quelquefois bien différente :
    a) les langues étrangères. Si je ne sais pas ce que veut dire dog il s’agit pour moi d’un signifiant sans signifié. C’est un mot insignifiant. Par contre dès qu’on me dit qu’il s’agit du chien en anglais le mot dog prend pour moi toute sa signification.   En entendant le signifiant dog je peux imaginer le signifié chien. Il n’est plus insignifiant, il est devenu significatif. Dog est donc devenu un signe linguistique. Attention ! Ce n’est pas le référent , le vrai chien qui risque de me mordre. Le mot chien ne mord pas.
    b) le mensonge. Un ami (?) me dit : “Je te rendrai les 20 Euros que je t’emprunte” alors qu’il n’a pas du tout l’intention de le faire. Pour moi le signifiant et le signifié coïncident (puisque je crois ce qu’il me dit) mais pour lui ils ne coïncident pas puisqu’il n’a pas l’intention de les rendre et qu’il applique cyniquement le vieux principe : “Les promesses n’engagent que ceux qui y croient”. Que puis-je faire ? Soit ne pas prêter l’argent soit le donner sans illusion !
    c) les histoires drôles; l’humour, l’ironie. Il y a ambiguité comique quand à un seul signifiant (St) peuvent correspondre deux signifiés (Sé1, Sé2)  Ex :  Il n’y a que les hommes qui soient assez bêtes pour croire que les bêtes sont bêtes. Au St “bêtes” correspondent deux signifiés Sé1 : “animaux” / Sé2 : “stupides.” L’écart entre les deux Sé suscite de l’humour et soulève un  problème : si les animaux ne sont pas stupides, ils ont une âme élémentaire. L’homme a-t-il le droit d’être carnivore ? Un poulet d’élevage a-t-il une conscience ? beau sujet de débat !

  1. Conseils pour bien écrire Une fois que l’on connaît tout cela peut-on écrire de bons textes ? C’est une condition nécessaire mais pas suffisante. Il y faut de l’intérêt, de la passion même :  ainsi que le dit Pascal : “La véritable éloquence se moque de l’éloquence”. Voici quelques conseils de base :
    Remplacer autant que possible les mots abstraits par des mots concrets, faisant image, donc CONCRETISER.
    Faire entendre certaines idées sans les exprimer, donc ECONOMISER.
    Surveiller le rythme, donc MUSICALISER.

         * Etudier le texte suivant sur les qualités du style.

         « Trop de mots. Ne laisse se lever de leur place que les chefs de file.

         Ne laisse sortir qu’un mot d’élite, un débrouillard, bien nourri, bien équipé. Tu l’arrêtes longtemps à la grille, et s’il est fin prêt, tu l’envoies faire les commissions pour tout le monde.

         L’ouvrage ne doit pas être trop vaste. Il faut qu’il soit circonscrit dans le champ d’une vision nette et que l’esprit s’y puisse rassembler. Mieux tu diaphragmes, meilleure est l’image« . (Léon-Paul Fargue 1929)

Roger et Alii

Retorica

(9.900 mots, 18.200 caractères)

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