32 THE tragédie dissertation 2004

1. Pascale (24 avr 2004) : Y aurait-il quelqu’un sur cette liste pour éclairer ma réflexion, peut-être trop subjective? DISSERTATION : Dans sa  » Lettre à d’Alembert sur les spectacles « (1758), Jean-Jacques Rousseau écrit: -« La tragédie est si loin de nous, elle nous présente des êtres si gigantesques, si boursouflés, si chimériques que l’exemple de leurs vices n’est plus guère contagieux que celui de leurs vertus n’est utile. » Expliquez et discutez cette affirmation en appuyant votre devoir sur les textes que vous avez étudiés en classe ou que vous avez lus à titre personnel.

Consignes: je dois impérativement retrouver une trace de vos lectures cursives : seront donc analysées au moins deux pièces de Racine, une de Corneille et vous pourrez aussi utiliser la pièce de Hugo ( en faisant attention aux dates car Hugo est né après la mort de Rousseau)  » Ruys Blas » que vous avez à lire pour la rentrée. En outre, je vous invite à utiliser votre manuel de littérature ( chapitre  » Le théâtre et son histoire » et plus particulièrement les pages sur la tragédie).

2. Une fois de plus, mon fiston me présente le sujet sur lequel il sèche lamentablement depuis une semaine en me jurant que cette fois, c’est sûr, il décroche et se cherche un boulot ou un apprentissage pour la rentrée ! Une fois encore le niveau ne me paraît pas du tout avoir baissé dans ses exigences, mais la mémoire est très sélective et me joue peut-être des tours…

Emmanuel est en seconde générale, son frère, sorti depuis trois ans avec un Bac L en poche me dit qu’il a eu à traiter ce genre de sujet en Bac blanc… La sélection par l’ennui mais aussi et surtout par le découragement, qui ne semble pas atteindre seulement le mien d’ado ! Y en a-t-il parmi vous qui sont confrontés au même problème ?

A signaler: Un dossier intéressant dans  » Le Monde de Éducation » (N° d’Avril) sur la motivation à l’école.

3. Roger (24 avr) : Pas d’affolement. C’est assez simple. En principe. D’abord mon code : 0 = introduction(s) et 9 = conclusion(s)

0. Introduction. Je définis le mot tragédie (Larousse) Les pièces dont je vais me servir pour traiter le sujet. Attention ! Hugo n’a jamais écrit de tragédies mais des drames. Je définis le mot drame (Larousse). Inversement Rousseau pense aux tragédies qu’il connaît (Corneille, Racine) mais surtout des tragédies contemporaines dont beaucoup étaient mauvaises. Il ne connaît comme drames que ceux écrits par Diderot… Oh là, là on s’égare. On utilisera pour la démonstration indifféremment des tragédies ou des drames. Puisque le prof demande la lecture de trois à cinq pièces.

10. Le commentaire :

11. La tragédie présente des êtres gigantesques, boursouflés, chimériques. Je prends l’exemple d’un personnage qui me paraît bien correspondre à cette idée.

12. on n’est pas touché par leurs vices : ils ne sont pas contagieux. Je prends un autre exemple d’un personnage dont les défauts ne me font ni chaud ni froid.

13. on n’est pas touché par leurs vertus : elles sont inutiles. Je prends un autre exemple d’un personnage vertueux peut-être mais qui ne me plait pas.

19. Rousseau semble avoir raison.

20. La discussion. Mais comme « penser, c’est penser contre » (Alain) je vais exposer quelques contre-arguments :

21. La tragédie présente des êtres normaux. J’en ai au moins trouvé un, le voici

22. On peut être touché par leurs vices : ils pourraient être contagieux. J’en ai trouvé un dont les défauts me plaisent bien.

23. On peut être touché par leurs vertus : elles sont utiles. J’en ai trouvé un autre qui est vertueux et à qui j’aimerais bien ressembler.

29. Rousseau semble avoir tort.

9. Conclusion : Parmi les six arguments (en principe reposant sur 6 personnages) que j’ai présentés en pour et en contre, quels sont ceux qui me paraissent vraiment pertinents. Je retiens ceux-là. Je peux évidemment panacher et retenir par exemple : 21, 12. Je trouve que les personnages de la tragédie sont normaux mais leurs défauts ne me touchent pas et je ne peux rien dire de précis sur leurs vertus : tantôt j’aime bien, tantôt je n’aime pas.

4. Ça c’est un kit de survie qui peut tirer d’affaire un jour de tempête. Je regrette ce type de sujets. Voir les fichiers « Dissertations » sur site (note de 2015). Ce type d’argumentation pose évidemment problème d’autant que Rousseau pratique la métonymie, la généralisation abusive et meurtrière. Je préférais partir de l’expression personnelle des élèves et construire un sujet sur dossier limité. Noter que le prof parle de « lectures cursives » … donc distanciées.

Roger et Alii
Retorica
(780 mots, 4.600 caractères)

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