Ce slogan crée la surprise par sa vulgarité. On en a beaucoup parlé dans les groupes de correspondants. Le « caca » est né d’une exaspération personnelle devant le caca pédagogique, politique, intellectuel : nous préférons l’abstrait au concret, les systèmes aux personnes. Nous disons « Périssent les hommes plutôt que les principes ». On s’étonne ensuite que ce « caca » nous mène à l’anus mundi. C’est ainsi qu’un médecin qualifiait Auschwitz. On n’en sort jamais, bien entendu, mais on peut et on doit essayer d’en sortir en travaillant sur les mots. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » .(Albert Camus et la sagesse chinoise)